OBSCURANTISME AGRICOLE

 

   J’ai lu Cosmos de Michel Onfray, et suis tombée sur des informations dont je n’avais pas connaissance.Biodynamie bouse de corne
   Pour moi l’agriculture biodynamique, s’apparentait à l’agriculture bio, un respect de la terre, du vivant (insectes, vers) qui la nourrit, les rotations des cultures pour ne pas appauvrir le sol, etc, etc.
   Je sais que les légumes bio que l’on achète peuvent être cultivés avec des engrais à base de sang séché et d’os broyé. En tant que vegan, ça me pose problème, car pour le coup il faut bien se nourrir mais je l’accepte, n’ayant pas encore de maison avec potager. Mais la biodynamie mue par des principes ésotériques (sans justification scientifique, c’est une agriculture de l’instinct, des mouvements planétaires et lunaires qui fait foi en soi) intègre dans son processus même la notion de sacrifice animal. On enterre des cornes de vaches (l’animal doit être local) remplies de fumier, on coud des fleurs à des vessies de cerfs, on brûle les insectes parasites et des peaux de mulots et disperse leurs cendres en espérant qu’ils ne reviennent pas, etc., etc.
  Le label DEMETER, très présent dans nos magasins bio, respecte ces fondements de l’anthroposophie (courant de pensée et de spiritualité créé par Rudolph Steiner au début du XXIème siècle ; voir cette page qui dénote d’un humanisme spéciste).
Biodynamique vessie animale   Alors, je me pose des questions, car même si l’agriculture bio n’est pas toujours vegan dans ses procédés, on le sait, utiliser des cadavres d’animaux et en faire des objets maraboutistes et sacrificiels me pose un sacré cas de conscience.
   Pas sûr que les produits au logo orange et vert se retrouveront dans mon prochain panier de courses.

 

K.
Publicités

2 réflexions sur “OBSCURANTISME AGRICOLE

  1. oui, c’est un sacré débat auquel je compte depuis longtemps consacré un article sans en trouver le temps. Je suis convaincue qu’une agriculture végane est possible mais actuellement, elle en est loin. Les fertilisants utilisés en agricultures sont soit d’origine fossile, certes « vegan » mais non renouvelable, soit organique mais non « vegan » : sang séché, lisiers et fumiers de bovins, ovins, équins, porcins, etc. Ce qui est peu ragoutant pour un vegan. Fabriquer des engrais verts (à partir de plantes) est possible mais marginalement utilisé.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour ce commentaire éclairé. Effectivement le système est aujourd’hui très verrouillé dans ses aberrations. Cependant les choses changent. Arguons que dans les années à venir, l’avènement d’un parti animaliste associé à un véganisme toujours plus présent sauront faire évoluer les consciences. Très bonne soirée et à bientôt. K&M

      J'aime

Un mot à dire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s