CAUSA ANIMALI — DÉAMBULATIONS SONGEUSES ET DUBITATIVES LE LONG DE TEXTES SURPRENANTS — RECUEILS DE TEXTES

CAUSA ANIMALI — RECUEILS DE TEXTES

 

« La métaphore animale de l’homme est le déplacement, l’aveu, le refoulement le plus étonnant de notre parole sur nous-mêmes. »
in Qui sont les animaux ? — Jean Birbaum

 

« Quand nous parlons du visage nous parlons surtout des yeux. Ce sont des organes superbement complexes qui ouvrent une fenêtre
sur le monde émotionnel d’un individu. »
p.98 in Les émotions des animaux — Marc Bekoff

 

« […] le due transcendenze […] rendendola (l’umanità) tale e segnando la sua differenza da quella animale […] (moi) chiusa, limitata, e cioè solo presente. »[1]
pp.48-49 in Il tempo del mondo (Husserl, Heidegger, Patocka) — Roberto TERZI

 

 

   Vous qui commencez cette lecture, arrivé là par hasard ou parce qu’intéressé par la cause animale, si déjà en ce lieu du mot à maux nous nous sommes entrevus, vous souvient-il que je vous parlai un jour de ce qui vous laisse sans voix ? Bien. Et se retrouver la chique coupée ça vous dit quelque chose — avec en même temps une grosse envie de hurler ?
   Un sentiment de trahison après quelque éblouissement…
   Non, non je ne dis pas… c’est ma faute — mea culpa —, un excès de confiance, une forte sympathie pour le véganarchisme et ses arguments depuis Brian A. Dominick et puis il y eu ce premier tome dirigé par Philippe Pelletier, si instructif, pensez donc : Proudhon, Bakounine, Reclus, Louise Michel, bref… mais avant : mais avant ! Un recueil assez hétéroclite de beaux textes universitaires mais pas seulement : Souffrances animales et traditions humaines. Rompre le silence, sous la houlette de Lucile Desblache avec une courte mais concise préface de Florence Burgat. Elle, réfléchissant avec le flegme qu’on lui connaît sur l’affirmation que l’humanité réalise sa pacification par le « sang versé en rituel » a manifestement — vous aussi n’est-ce pas ? — gardé un chien de sa chienne et y répond cyniquement : « Celle-ci aurait donc atteint ses capacités de pacification les plus hautes de nos jours où le nombre de victimes animales n’a jamais été aussi élevé. » (p.6)
   — Ah ! que n’ai-je pris l’introduction de L. Desblache plutôt comme un avertissement et, pour une fois, mis ma curiosité de côté. Hélas, j’ai succombé à l’appel de la lecture. J’étais pourtant prévenu qu’il existe cette manière de disqualifier un mouvement social par une série d’amalgames discursifs [qui] est une vieille tactique rhétorique utilisée par tous les appareils de pouvoir, notamment chez les staliniens[2]. Enfin ! je ne pensais pas me voir attaqué par la bande à Pelletier. »
   — Madame Desblache, je vous assure que l’esthétique, nos adversaires du jour ne se sont pas étouffés avec. Ont pas fait dans la dentelle quoi. Cela dit vous avez raison : « Toutefois, conceptualiser, ritualiser et esthétiser l’animal comme entité abstraite exclut une approche éthique qui cherche à investiguer comment les traditions humaines ont autorisé une appropriation des bêtes qui donne droit de vie ou de mort sur elle. » (p.15) Parce que mon éthique…, ouh lala, bobo. Elle en a pris pour son grade, des gradients plein la tronche et tout et tout. On a beau dire, comme le fait Philippe Devienne dans Comment savoir que les animaux ont mal ? — il n’est pas si facile de faire le tri dans une rhétorique bien déterminée à vous discriminer, et avec l’air de pas y toucher avec ça, le genre « on reste copains, hein ! » même après qu’on sache des trucs sur les verbes épistémiques[3] et qu’en plus « il n’y a pas de sens à réduire les propositions des états mentaux à des états neurologiques. » (p.26), parce qu’ensuite ça se corse, et j’ai bien senti passer le message des anar’, tout comme Devienne dit : « Les racines du discours ne sont pas non plus posées de manière arbitraire, mais révèlent simplement notre comportement face à autrui — humain ou animal — dans sa souffrance, dans sa douleur parce que nos propos dépassent la barrière d’espèce, dans une sorte de continuum entre  les espèces animales non-humaines et humaines. » (p.27) Il y a cependant de bonnes âmes pour remettre en question la question animale. Leur éviter la souffrance ? Bien entendu ! Et comment ! Pas moyen néanmoins de négocier au-delà, patience vous allez comprendre. Ces gens-là ont des réponses toutes trouvées, assez culpabilisantes qui plus est, et les solutions…, eh bien ma foi ça tient du roman de science-fiction — argentin. Si si, fin de l’Histoire, les véganes vont trop loin vous comprenez ? Alors Monsieur Devienne, que la règle en la matière ne peut être fixée une fois pour toutes. Elle ne peut être envisagée que dans un « comment continuer », et non pas comme fin de l’histoire[4], ça, vos contradicteurs s’en fichent pas mal. Eux, ils pensent comme Jocelyne Porcher que les aurochs sont venus se faire traire par choix stratégique sur le très long terme, le genre évolutionnisme bovin lamarckien, le pari pascalien, de la vache astrologie. Du coup, quand Enrique Utria s’étonne de la « pensée » de Porcher, expliquant dans La viande heureuse et les cervelles miséricordieuses, que le contre-don est pensé comme une obligation. Le contre-don est le paiement d’une dette[5], ça leur semble tout naturel à eux, au contraire. Les animaux, ils font exprès d’être domestiqués, ça leur plait, le kiffe, surtout dans les feedlots je pense. Et puis quoi, Utria se trompe sans doute aussi quand il voit connecté le « plaisir de tuer les animaux » et « […] de nourrir la croyance en notre supériorité ontologique. » (Ibid. p.42) Utria va dans le sens zoopolitique d’une assistance envers les animaux[6]. Blasphème ! Qu’il y ait une réaction épidermique au véganisme, à l’antispécisme de la part des défenseurs (du) viandard(s), Utria y voit lui une décadence, l’indice d’un vacillement de paradigme[7]. »
   Il y a dans ce passionnant recueil de textes Souffrances animales et traditions humaines. Rompre le silence, une enquête fort instructive de Deborah Cao sur les lois relatives à la protection des animaux en Chine, mais on ne va pas s’étendre sur le sujet, sinon dire qu’aujourd’hui « […] pour la plupart des Chinois, les bêtes, chats et chiens inclus, sont là pour servir les besoins et les buts humains. » (p.77) et les autres-là, les anar’ du tome 2 de Anarchisme et Cause Animale, pendant ce temps-là vous font tranquillement sentir que les végétariens, végétaliens, naturiens des années 1900 à 1939, bah finalement c’était tous des tordus penchant vers le mysticisme, l’ésotérisme…, pour aboutir au nazisme évidemment (!) (cf. in op. cit., pp.29, 39, 4 et 47)[8]. Rétrospectivement, je dirais, en 1939 c’est un peu tout l’univers qui a conflué vers le nazisme… pas la moindre queue de comète à la Bayle pour forcer les humains à éviter ce vaste conflit, cette… mise en abîme surréaliste. Bientôt, à la lecture de ce tome 2 on croira presque qu’on est en train de refaire le jeu de l’extrême droite meurtrière, du fascisme, advenant à nouveau par le véganisme. On est loin du témoignage de Verόnica Perales qui, dans Dessiner ce que nous ne voyons pas…, nous raconte son expérience de dessinatrice de grands singes. Elle nous parle de syntonisation, de cette chose vécue décuplant ses perceptions vers l’idée que connaître, étant quelque part l’autre[9] : une histoire de transport empathique — nature de la sympathie dirait Max Sheler, — une projection, transe animalière. Au sortir de ces moments exceptionnels Verόnica Perales avait « terriblement honte de l’égocentrisme cruel de notre espèce, qui nous empêche de voir, de nous mettre à la place de l’autre, d’éprouver de la compassion. » (p.95) Comme quoi il existe bien des voies pour franchir l’insondable et, sans mot dire, en dire quand même quelque chose, donner à songer. J’entends déjà l’ami anarchiste nous dire que c’est pareil, que ça va trop loin et qu’on n’est plus à l’époque du journal Le libertaire (numéro 35, 1903) qui disait que « rien n’a été formé pour l’usage d’autrui. Chaque animal vit pour lui-même. » (p.26 in op. cit.) À présent c’est le temps des « commandos d’extrême droite » pour la « libération animale » qui tiennent des propos hideux d’islamophobie et d’antisémitisme. Selon nos commentateurs du second tome de Anarchisme et Cause Animale, la protection animale « évacue toute problématique de classe » en « nivelant les enjeux », jusqu’à atteindre l’indécence quand Charles Patterson dans Un Éternel Treblinka (2008) compare l’élevage intensif aux camps de concentration[10]. Indécence ? La comparaison ? Et la confusion ?  La rhétorique qui dit du vrai pour mieux faire passer du faux aussitôt, qu’est-ce que c’est ? À lire nos anar’, qui n’évoquent pas Isaac Bashevis Singer qui — juif et prix Nobel de littérature en 1978— soutient la même comparaison, on craint grave nous les véganes, on n’est pas gentils, on ment. Pourquoi ne pas dire aussi qu’une des grandes associations pour la défense des animaux, 269 life, a démarré en Israël ? Végane = antisémite refoulé : c’te blague !!! »
   Et ça continue. Sous prétexte que le pertinent Élisée Reclus a écrit en 1901 « mais il ne s’agit nullement pour nous de fonder une nouvelle religion et de nous y astreindre en un dogmatisme de sectaires »[11], nos anarcritiques fustigent la méfiance des véganes pour certains types de technologies et de produits et leurs usages, se moquant presque ouvertement de leur désir de vivre sainement et de vouloir qu’on cesse toute exploitation animale, allant jusqu’à répéter des « arguments » très captieux. Nos répétiteurs anarchistes s’acoquinent avec les équivoques, s’appuyant sur des gens désormais célèbres pour leurs double discours, Dominique Lestel et Michel Onfray (eh oui…). Ainsi pour le premier, l’antispécisme redevient un humanisme car on l’étend aux autres espèces par l’égalité de fond revendiquée, et le véganisme conférerait à ce que l’animal renonce au carnivorisme et nous valoriserions donc un trans-animalisme concomitant[12]. Les nouveaux moralistes — euh ! anarchistes, pardon… traitent les véganes de moralistes (forcément) et se targuent de jeter un pavé dans la marre végane[13]… attention roulement de tambour pour l’argument qui tue…. : si les animaux sont nos égaux et que parmi eux il y a des carnivores, alors il n’y a pas de problème au carnivorisme de l’Homme !!! C’est affligeant, j’en conviens. C’est omettre volontairement — faire ce « lapsus »-là — que la physionomie humaine est celle des herbivores-frugivores. Et alors là, tartines de références à des études scientifiques pour vous faire accroire que l’alimentation végétalienne c’est tout de même dangereux, gaffe les mecs, gaffe ! En omettant (que d’omissions !…) de voir que de plus en plus de gens dans le monde sont véganes et qu’on ne note pas pour autant qu’ils tombent comme des mouches ces gens louches. »
   — Bizarre… ; vous avez dit bizarre mes n’anar’ ? »
   Ensuite on peut bien vanter D. Lestel et sa remarque sur le fait que nous vivons une « ontologique de plus en plus relationnelle » (in Le commun sans frontière), force est de constater qu’il y a deux sortes de relations : celle entre vivants et celle entre vivants et morts (végataliens vs omnivores). Et justement tiens, ça me fait penser à ce que demande Giovanni Aloi dans Au-delà de l’abîme : Pour une entomologie culturelle de la compassion[14], comme quoi « […] l’anthropomorphisme ne pourrait-il pas être compris comme une forme de violence relationnelle vis-àvis des animaux à travers la répression de l’animalité […] ? » et qu’en conséquence « […] peut-il donc représenter un obstacle à une compréhension posthumaniste des animaux ? » Il ne s’agit pas pour nous — si on a bien compris le véganisme classique — de mépriser l’humain, ni de l’animaliser, mais bien plutôt de l’engager vers une civilisation du soin et du durable. Si nous sommes ce que nous mangeons comme il se dit parfois, voudrions-nous rester des morts-vivants ?
   Il y a tellement d’attaques, et sournoises dans leur « pacifique » formulation, chez les auteurs de Anarchisme et Cause Animale 2 à l’encontre des végétaliens et défenseurs des animaux qu’on renonce ici à trop en dire, c’est si effarent. Ainsi cessant de consommer les animaux, ils nous submergeraient… mais avant de devenir des charognards puis des chasseurs-cueilleurs, aux époques préhistoriques où nous étions quelques poignées, fragiles, sans armure ni missile, avons-nous été submergés pour autant par toute cette Nature sauvage si terrible ? On voit bien que l’argument ne tient pas. Hormis l’intéressante analyse calquée sur les travaux de Max Weber (L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme) qui explique l’irruption en Europe occidentale de la « libération animale » et du véganisme par le biais des pays anglo-saxons (Peter Singer, Tom Regan, Martha C. Nussbaum, Carol Adams, etc.) qui sont les épicentres actifs du protestantisme et donc d’une forme de libéralisme et de « désir sanitaire », comme toile de fond socio-culturelle qui imprègne pensées et comportements ou apparaissent les foyers et mouvements écologistes et animalistes, sans qu’on puisse alléguer ni coïncidence ni preuve d’un abrutissement des intellectuels latins et arabes par rapport à la question écologiste au sens large[15], on aurait apprécié que nos anarchistes récalcitrants lisent autrement ce qu’ils citent de Bakounine pour qui la Nature est la somme toutes les choses réellement existantes, elle est « tout mouvement et toute vie. » (p.73) pour y identifier la similitude de pensée entre l’anarchisme écologiste des premières heures et le mouvement vegan actuel comme communes volontés zoopolitiques de vivre en interactions avec les animaux, en  société, comme étant le choix ontologique majeur des hommes. Au lieu de cela, on nous a jeté à la figure la législation nationale-socialiste de 1934-35 qui fut la première d’importance à avoir de l’égard — sur le papier — pour les animaux ; pour mieux nous traiter de fachos, en ignorant manifestement les origines (post)modernes de l’engagement pour la cause animale dans les sources dites véganarchistes. On nous fait tourner en bourrique. Fort heureusement, nous avons des amis sérieux qui travaillent autrement qu’index sui, cherchant en dehors d’eux-mêmes et de leur déni dépassé, la vérité et ses justifications. Des ami-es comme Alicia Puleo qui dans Femmes et corridas : un regard écoféministe sur la tauromachie démontre l’influence puissante du patriarcat, et propose de « transformer notre conscience d’espèce » (p.167) en précisant que ce nouveau grand tournant n’implique pas le refus de la raison. Bien au contraire, cela veut dire qu’il faut développer sa force critique au-delà de notre présent historique et de ses préjugés en la raccordant avec les sentiments d’empathie et de compassion qui ont été féminisés et dégradés. […] Les corridas et d’autres tortures publiques infligées aux animaux non humains sont le lieu symbolique, malheureusement bien réel dans la douleur et le sang, où s’entrecroisent l’anthropocentrisme et l’androcentrisme[16]. Des ami-es qui nous instruisent sur l’animal-ité chez Jean Giono, Robert Merle, Eeva-Liisa Manner, Francis Jammes, Federico Garcia Lorca et Jacques Prévert aussi. Des ami-es qui ne claironnent pas qu’ils n’ont ni Dieu ni Maître, mais regardent avec lucidité ce que nous créons d’humblement divin (au sens pratique) en compagnie de l’autre-animal, et quelle maîtrise de nos bas instincts nous savons avoir, pour mieux vivre au monde. Aucune femme n’a été conviée à l’écriture du tome 2 d’Anarchisme et Cause Animale. A-t-on eu peur de manquer de virilité, d’avoir l’air « bêbête » ?!

 

M.

PS. : J’allais oublier. Un des anar’, Loïc Magrou, va jusqu’à proposer qu’on fabrique des animaux dénués de sensations et qu’on pourrait faire mourir à distance, comme on claque des doigts, histoire de faire disparaître tout problème moral. Hypothèse, dit-il. Mon œil ! Nanar, tu dirais n’importe quoi pour continuer à manger ta vianviande… comme de dire que les véganes sur-humanisent les animaux, minimisent la souffrance et maximisent le bien-être. N’importe quoi. Pour continuer à manger ta vianviande
Souffrances animales et traditions + anarchisme et cause...2
   [1] « Les deux transcendances […] rendent l’humanité ainsi telle marquant sa différence d’avec l’animalité […] (moi) fermée, limitée, et qui suis seulement présent. »
   [2] L. Desblache, p.14 in Souffrances animales et traditions humaines. Rompre le silence. Société EUD
   [3] p..22 P. Devienne nous instruit  sur « connaître », « ignorer », etc., et d’attirer notre attention sur le fait que « je sais que 3 + 4 = 7 » n’est pas identique à « je ne le crois pas… ». Il ajoute : « Enfin il est notable que les propositions psychologiques ne suivent pas les usages empiriques, mathématiques, ou éthiques des verbes épistémiques « savoir », « ignorer », « connaître ». Si je peux dire que « j’ai mal », je ne peux pas dire que « je doute que j’ai mal », ou que « je ne sais pas si j’ai mal ». »
   [4] p.31 in op. cit.
   [5] p.41 in op. cit. Dans le même registre, l’idée avait été émise par E. Reclus en son temps : p.74 : Celle d’un « chemin d’une évolution choisie (par les animaux) et non subie. » (p.74)
   [6] À la suite de Tom Regan : « Si la population d’une espèce décline fortement en raison de nos méfaits passés, il est possible d’argumenter qu’une forme d’assistance leur est due. », ibid., p.46.
   [7] Ibid., p.52. Où l’on distingue très nettement ce que Martine Lachance, vétérinaire québécoise déclare dans Rompre le silence… (p.52) : « Le dualisme moderne distribue animaux et humains en deux domaines ontologiques étanches. »
   [8] Les pages stipulées mentionnent par exemple Louis Rimbault, un néo-naturien qui a écrit Le problème de la viande (1923) et a fondé Terre libérée à Luynes avec un credo qui était « […] régénérer l’homme par la régénération de la terre ». À Ascona, à Monte Verità a vu le jour au début du XXe siècle un communautarisme orientée végétarisme et mysticisme où séjournèrent Martin Buber, Carl Jung, Thomas Mann, H. G. Wells… Émile Jacques-Dalcroze, et possiblement Lénine et Trotski : de grands chefs nazis ! Alors oui, on nous apprend que Mary Wigman, une grande comédienne de l’époque demande un « nouveau théâtre lié au mythe » (le Führer) et se prononce pour qu’on expulse les juifs de son école de danse. Le peintre végétarien naturiste Fidus (illustre résident à Monte Verità en 1907) prendra sa carte au parti nazi en 1932. Et un autre du genre, Rudolf von Laban, créera le défilé des Corporations à Vienne en 1929 puis le spectacle des mille danseurs aux J.O. de Berlin en 1936. Certes, le nazisme élabore une certaine critique de l’esprit de raison et exalte la ferveur pour les « forces irrationnelles, occultes, sauvages primitives » et nos anar’ le disent bien : ce sont là les « fondements du nazisme ». On peine tout de même à voir le rapport avec nous…
   [9] V. Perales ajoute p.99 : « Apprendre à être ce qu’il y a d’autre, pour comprendre qui nous sommes, est impératif. »
   [10] Voir à ce sujet les pages 66 à 70 in op. cit.
   [11] Ibid., p.45.
   [12] Cf .pp.90 & 91 in op. cit.
   [13] Ibid., p.77
   [14] Cf. pp.105 & 107 in Souffrances animales et traditions humaines. Rompre le silence.
   [15] Cf. p.56, 57 et 64 : « « [l’] environnementalisme via protection animale » (création du parc du Yellowstone en 1872 selon le souhait John Muir) » in Anarchisme et Cause Animale 2.
   [16] pp.167 et 170 in Souffrances animales et traditions humaines. Rompre le silence.
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