SYNTONISATION : EN RÉFÉRENCE AUX ABSENTS — DU BRILLANT OUVRAGE DE CAROL J. ADAMS « LA POLITIQUE SEXUELLE DE LA VIANDE » — OU L’EN-DEÇÀ DU VÉGANISME

DU BRILLANT OUVRAGE DE CAROL J. ADAMS « LA POLITIQUE SEXUELLE DE LA VIANDE » — OU L’EN-DEÇÀ DU VÉGANISME

 

 

« […] le symptôme est une métaphore, ce n’est pas une métaphore que de le dire, non plus que de dire que le désir de l’homme est une métonymie. »
p.526 in Écrits I — Jacques Lacan

 

« […] (que) toute chose puisse n’exister pas. »
(sur le fait que l’être rend possible la place d’une absence)
p.144 in Écrits II — Jacques Lacan

 

« S’il est naturel de consommer de la viande, pourquoi ne nous y prenons-nous pas de façon naturelle, comme les autres animaux ? »
p.257 in La Politique sexuelle de la viande

 

 

Politique sexuelle de la viande   Des femmes véganes elles-mêmes n’ont pas encore conscience de cette vérité énoncée par Élise Desaulniers dans sa préface à l’historique essai de Carol J. Adams La politique sexuelle de la viande — que […] depuis le 19ème siècle au moins, l’histoire du mouvement animaliste se conjugue d’abord au féminin[1]. Il y a peu encore, certaines d’entre les militantes que nous avons rencontrées s’étonnaient quand on le leur faisait remarquer : « Ah oui ? À ce point-là ?! je n’avais pas fait attention…, disaient-elles, et ça n’était pas les moins engagées.
   — Et pourtant si, répondions-nous, c’est une évidence : les trois-quarts des personnes engagées pour la cause, et très souvent véganes, sont des femmes. »
   Nous au départ, nous en avions parlé entre nous, concluant que la conscience zoo-politique des femmes prenait ses racines dans quelque chose de l’ordre de classe ou de genre, devinant un lien avec le féminisme. Et, sans tomber dans le pseudo-romantisme, il semblait très clair que les femmes sont plus à même de se mettre à la place d’autrui, quitte à s’effacer de manière exagérée parfois cela dit, à avoir de l’empathie pour dire le mot juste. Et parce que la société — prise en tant qu’agglomérat de cultures — forme un système coercitif à l’encontre de tous ses membres mais plus encore pour certains que pour d’autres, en termes de praxis biopolitique totale (incluant les animaux donc), nous n’en avions pas encore pris véritablement la mesure.

   Le livre de Carol J. Adams, remarquable de lucidité, vient compléter le savoir de nos consciences et nous donner à réfléchir à notre condition relativement à tous les êtres qui nous entourent, pour déconstruire l’édifice archaïque de la domination patriarcale et son prosaïsme. Car au demeurant nous sommes bien conscients de tout ce que signifie le véganisme vis-à-vis du système productiviste, conscients des enjeux personnels et collectifs non-humains et humains, conscients, enfin, du renversement des valeurs que cela suppose aussi malgré nous. L’étroite connexion entre la réification du féminin et de l’animal-ité nous incite à voir qu’il ne « suffit pas de promouvoir le véganisme […] » tel quel : « Les militants et militantes pour les droits des animaux ont besoin du féminisme pour mettre à plat les structures qui déterminent l’oppression des animaux. » (Elise Desaulniers, op. cit. p.19 en préface) Pour Adams, l’égalité n’est pas un concept ; c’est une pratique[2]. Son livre nous a fait grand effet, comme à la lecture de Libération animale et Révolution sociale de Brian A. Dominick.
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   Carol J. Adams a beau dire qu’elle n’est pas une intellectuelle, elle est tout de même parvenue à mettre des mots sur un phénomène extrêmement prégnant et dans le même temps parfaitement invisible — du non-dit —, tellement diffus dans le tissu de l’habitus qu’on y prend rarement garde simplement — et de soi-même. Tout est en rapport au référent absent, lequel référent (ne) désigne (pas) chaque fois une victime. Prôner la fin de la consommation prédatrice[3] consiste à se débarrasser d’un fardeau. Pour les unes ou les uns vécu à titre personnel, mais qui correspond bien à une réalité pure qui concerne tout le monde. À tel point qu’au sein même de communautés pacifistes « […] où on servait des cadavres d’animaux », C. J. Adams se sentait « furieuse, isolée et résolue. » (p.33) Autrement dit, l’auteure était mal à l’aise avec des groupes féministes qui d’un côté défendaient leurs droits mais de l’autre ne voyaient pas le problème de la viande en tant que symbole et comme « objet » consommé.Feminists for Animal Liberation
   Un peu à l’instar de Marx et Engels en leur temps quand ils dénonçaient le procès du capitalisme, de la marchandise et du travail, et par-là même mirent en mots la souffrance des travailleuses et des travailleurs au seul profit d’une poignée de « propriétaires », Carol J. Adams nous fait voir le cycle oppressif de la domination masculine avec ce qu’elle nomme : la réification, la fragmentation et la consommation. Y entendre, ajouterons-nous, que l’oppression sociétale s’exerce également à l’encontre des hommes, parfois cependant également à leur corps défendant. Si la question est complexe, Adams démontre très clairement comment l’exploitation du corpus féminin est relié à, intriqué dans celui du corps animal. Et le pouvoir en place, blanc et Ancienne pub saucissonmasculin, est tel dans l’Histoire, qu’après les amalgames de pensée comme indigènes = cannibales = sauvages = animaux = justification de la colonisation, on constate que […] l’acculturation des personnes de couleur à cette norme passe notamment par l’imposition des habitudes de consommation de viande des blanches et des blancs, alors qu’au demeurant la majorité des cultures à travers le monde surent satisfaire leurs besoins de protéines avec des légumes et des céréales[4]. Le langage[5], porté à son apogée rhétorique avec l’avènement de la société dite « de consommation » est un instrument d’une formidable efficacité pour, qu’on nous pardonne justement une expression emblématique de l’exploitation en question, faire passer des vessies pour des lanternes. Quand tout à la fois l’imaginaire transmue souvent le corps de la femme en chose qu’on consomme, en viande, ou quand la publicité transforme la viande en quelque chose de sexy, on comprend comment « le langage contribue plus encore à l’absence des animaux. » (p.92) On ne sait pas si la dessinatrice Verόnica Perales est végétarienne ou végane, ou pas du tout, mais son emploi du terme de syntonisation dit tout de l’effort (ou du « déclic ») qu’il faut pour cesser de voir les choses sous un jour truqué. Comme elle l’a très bien exprimé elle a ressenti corps et âme la syntonisation qui est, au mieux de l’élan empathique, le fait de connaître, étant quelque part l’autre[6] : « J’avais terriblement honte de l’égocentrisme cruel de notre espèce, qui nous empêche de voir, de nous mettre à la place de l’autre, d’éprouver de la compassion. » Sans faire de jugement à l’emporte-pièce et ne sachant pas non plus si V. Perales est d’obédience féministe, il faut redire combien l’enchevêtrement des puissances en jeu brouille la lucidité en conscience. On peut défendre les femmes et manger de la viande sans faire le lien ; on peut être noir et (devoir) travailler dans un abattoir[7]. Et le système est si bien verrouillé que c’est en tant que consommateur que l’on participe à sa promulgation et sa pérennité.
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Viande & femme   Le référent absent, mais qu’est-ce donc ? Eh bien c’est l’entrecôte que l’on mange sans penser à l’animal — qui a été vivant — qu’il y a derrière, ni (vouloir) savoir ce qui a permis cela. C’est, comme l’explique Adams, l’attirail singulier utilisé dans l’industrie pornographique, dans le bondage, comme les « chaînes, aiguillons à bétail, nœuds coulants, colliers pour chien et cordes », etc. (p.94) Utiliser ces instruments à l’encontre des animaux est réellement inadmissible. Et s’en servir dans le loisir sexuel concourt à la dissolution des référents initiaux : chair animale = viande, femme = objet. La consommation du référent réitère son annihilation en tant que sujet doté d’importance en lui-même[8]. Le référent absent c’est la personne qu’est en réalité la prostituée dont le client fait usage.
Carol J. Adams - Hillary's+choice+darkfinal8x8   À propos de la question du féminisme, dont l’extension naturelle dans les termes de la lutte contre les hégémonies est l’écoféminisme, en y incluant une pensée pour les animaux en tant qu’individus spécifiques ayant leurs propres intérêts non interprétables pour les détourner au profit humain, soit : non négociables — on peut rappeler ce qu’écrivait Simone de Beauvoir en 1949 : Quand enfin il sera possible à tout être humain de placer son orgueil par-delà la différenciation sexuelle, dans la difficile gloire de son existence, alors seulement la femme pourra comprendre son histoire, ses doutes, ses espoirs, avec ceux de l’humanité ; alors seulement elle pourra chercher dans sa vie et ses œuvres à dévoiler la réalité toute entière et non seulement sa personne. Tant qu’elle a encore à lutter pour devenir un être humain, elle ne saurait être une créatrice[9]. Une preuve cependant que les idées reçues (et acceptées tacitement) sont fortes, c’est que de Beauvoir, en tant qu’instigatrice moderne du mouvement de libération de la femme, n’avait absolument pas vu l’importance de l’intersection de l’exploitation des femmes et des animaux. Ainsi en 1960 publiait-elle son autobiographie romancée La Force de l’Âge où l’on trouve cet aveu de fascination morbide : « Les toreros les plus réputés, cette saison-là, c’était Martial Lalanda et Ortega ; les Madrilènes appréciaient aussi beaucoup un jeune débutant, surnommé El Estudiante, qui se distinguait par son audace. Je les vis tous les trois et je compris que le taureau était bien loin de donner infailliblement dans le leurre : pris entre les caprices de la bête et l’exigeante attente des spectateurs, le torero risquait sa peau; ce danger était la matière première de son travail : il le suscitait- il le dosait avec plus ou moins de courage et d’intelligence; en même temps, il l’esquivait avec un art plus ou moins sûr. Chaque combat était une création; peu à peu, je démêlai ce qui en faisait le sens, et parfois la beauté. Bien des choses encore m’échappaient, mais je fus mordue, Sartre aussi. » On sait pertinemment aujourd’hui qu’il y a triche, et que les taureaux, quand on ne les excite pas, sont doux comme des veaux. Que dans les années 1930 la « tradition taurine » en France a été montée de toutes pièces, avec notamment le soutien de penseurs et d’artistes tels Pablo Picasso ou Georges Bataille entre autres. Et qui plus est, Simone de Beauvoir n’était pas végétarienne, oubliant totalement les animaux ; trou noir terrible, béance infinie à jamais remédiable de l’existentialisme germanopratin.
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    C’est donc hors de France principalement, où les antivivisectionnistes et les suffragettes étaient repoussées aux limites de la sphère biopolitique de façon par ailleurs contre-révolutionnaire (≠ 1789) que s’est développé la grande conscience de la vaste supercherie.
   Notre objectif, déclare Carol J. Adams, consiste à nous opposer à la violence qui divise la matière et l’esprit, et à éliminer la structure qui engendre des référents absents[10]. Vaste épreuve. On ne va pas s’étendre ici sur les exemples particulièrement édifiants que donne Adams pour nous expliquer la pression sociale et individuelle qu’exerce la fabula narratur de la viande. Juste dire qu’il se met en place une certaine normativité qui occulte à la fois l’identité de celle ou celui qui consomme et la réalité de l’acte perçue par le prisme du préjugé normatif (essentiellement masculin et blanc). Ça n’est bien souvent que par le biais de la lecture que la prise de conscience a lieu[11].
Saucisse de Morteau   Revenir à Simone de Beauvoir, qui ne s’est pas toujours fourvoyée, loin de là, quand elle écrit dans Pour une morale de l’ambiguïté que pour un être qui serait d’emblée coïncidence avec soi-même, parfaite plénitude, la notion de devoir-être n’aurait pas de sens[12], et dire que c’est — peut-être — là tout le cœur du problème : que dans la différence spatio-temporelle de soi avec les autres, c’est l’être au travail dont il est question et pour suivre Carol J. Adams, l’être incorporé quel qu’il soit et de quelque manière que ce soit. Problématique psychanalytique. Dans le procès du travail où les uns sont tour à tour outils, commandeurs ou consommés d’une manière ou d’une autre, le végétarisme seul compris désormais comme véganisme (une « méditation complexe des femmes sur les positions de soumission et de domination » comme dit l’auteure p.246) est capable de rétablir le référent absent dont la structure patriarcale rend la femme et l’animal absents en tant que sujets (p.281 et 287) et rétablir l’égalitarisme pratique qui consiste non pas à niveler mais à briser les dissymétries coercitives en action, opposant à l’usage symbolique déviant la vitalité d’une mythopoésie[13] de la luxuriance.
   Dans un texte introductif à Stello d’Alfred de Vigny, Marc Eigeldinger (en référence à Le haut langage de Jean Cohen, p.281, Flammarion, 1979) exprime une idée qui nous semble être en rapport étroit avec la problématique de la politique sexuelle de la viande : « L’économie, au sens large du terme, […] devient un type d’existence, un art de vivre. L’homme du XIXe siècle inaugure une existence de type économique. […] L’économique est un immense système de neutralisation des valeurs par leur contraire. » (op. cit. p.7) Le référent absent neutralise en effet des valeurs, puis il les revalorise non pas en tant que valeurs du sujet mais comme « valeur d’objet (transformé) » du sujet. Quelque chose du refoulé inconscient joue dans ce système d’usurpation de la valeur qui détourne le réel via un phénomène symbolique déréalisant. Une fonction symbolique qui, hors poésie (poeïn) s’avère dévastatrice, pourvoyeuse de mort. Dans son Anthropologie structurale, Claude Lévi-Strauss a justement défini que l’être humain déchiré entre ces deux systèmes de références, celui du signifiant et celui du signifié, l’homme demande à la pensée magique un nouveau système de référence, au sein duquel des données jusqu’alors contradictoires puissent s’intégrer[14]. Le référent absent : une pensée magique. A contrario, on peut encourager et vivre ce que Carol J. Adams appelle une « phénoménologie du végétarisme ». Et, ajoute-t-elle, cette phénoménologie végétarienne implique plusieurs choses : une indentification aux animaux ou à leur sort ; des questions d’articulation, c’est-à-dire quand s’exprimer ou accepter le silence ; le contrôle des choix alimentaires ; et la contestation des mythes patriarcaux qui approuvent la consommation de viande[15].
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   Le livre de Carol J. Adams est une œuvre majeure qu’il faut lire pour achever la construction lucide de son être végétarien (végane). Un livre qui fourmille de références historiques, d’études, de témoignages, de preuves épistolaires, tout comme proposant de très belles sources littéraires — il faut juste déplorer qu’il s’agisse de livres anglo-saxons qui seront parfois difficiles à trouver en traduction française semble-t-il. Un essai qui donne envie de lire Agnes Ryan, Henry Salt ou Virginia Woolf, et j’en passe — si ce n’est finir cette modeste synthèse en vous dévoilant qu’en écrivant ces lignes, j’ai commencé de lire, et il était temps ! Frankenstein de Mary W. Shelley, dont C. J. Adams nous montre avec passion qu’elle fut au travers de son œuvre et de son personnage « monstreux » (celui que l’on montre mais qui plus encore nous montre en le cachant) une très grande visionnaire du corps végétarien se dressant face au diktat patriarcal. La politique sexuelle de la viande nous est désormais offerte dans une belle publication et parfaite traduction sans œufs et sans coquilles (par Danielle Petitclerc et Martin Gibert) dans la collection V de L’Âge d’homme.
M.
Le site de Carol J. Adams
Carol J. Adams - JoAnne McArthur
   [1] Op. cit. p.17.
   [2] Ibid. p.21.
   [3] Ibid. p.27 ; cette prédation s’exerce à l’instigation de la domination masculine traditionnelle — le patriarcat — et à lieu sous la forme courante de la consommation de la viande en réponse à la demande de la « virilité (angoissée) » (cf. p.26), et C. J. Adams de préciser par la suite qu’étymologiquement viril vient de vir (latin) qui signifie homme (qui a les caractéristique d’un homme adulte). Et d’ajouter : « La consommation carnée sert à jauger la virilité des individus et des sociétés. » (p.69)
   [4] Ibid., p.78 et 78.
   [5] Cf. p.139 : « Dans le contexte d’une culture patriarcale, le langage fusionne le statut inférieur de la femme et celui de l’animal. »
   [6] pp.94-95 in Souffrances animales et traditions humaines — rompre le silence. Editions Universitaires de Dijon. (Sur son expérience d’approcher des singes pour les dessiner tels qu’ils sont vraiment ; qui ils sont.)
   [7] Ainsi de ceux qui […] travaillent sur la chaîne de désassemblage […] et peuvent renoncer à leur propre existence, mais également accepter que les animaux sont des référents absents dans la culture. (p.110 in La politique sexuelle de la viande)
   [8] Ibid., p.101.
   [9] p.629 in Le deuxième sexe II. Folio essais.
   [10] p.125 in La politique sexuelle de la viande.
   [11] « Au sein d’une culture où la majorité se nourrir de chair, la lecture de textes offre dans de nombreux cas le seul point de vue positif sur le végétarisme. » (p.160) « Tout comme les gens de race blanche décide de ce qui est normatif et essentiel en ne tenant aucun compte de la culture et l’expérience des personnes de couleur, celles et ceux qui consomment de la viande, quelle que soit leur race, leur sexe ou leur classe sociale, présument de la normativité et de la valeur de leurs propres activités. » (p.262)
   [12] Op. cit. p.15. Folio essais.
   [13] C. J. Adams nous ouvre les yeux : les fondements du féminisme sont en effet très intimement liés au végétarisme car, elle le dit : « L’association entre les céréales, les légumes et les femmes procèdent d’une longue tradition. » (p.289)
   [14] Op. cit. p.211. Pocket.
   [15] p.309 in La politique sexuelle de la viande.
Crédits photos de CJA : Jo-Anne McArthur et Hillary Cohen DeParde ©
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8 réflexions sur “SYNTONISATION : EN RÉFÉRENCE AUX ABSENTS — DU BRILLANT OUVRAGE DE CAROL J. ADAMS « LA POLITIQUE SEXUELLE DE LA VIANDE » — OU L’EN-DEÇÀ DU VÉGANISME

  1. Un article passionnant et argumenté, comme toujours ici. J’avais déjà remarqué que les femmes étaient plus engagées dans ce domaine que les hommes, mais il est vrai que nous nous occupons plus souvent (hélas – ou pas, dans ce cas) de la nourriture, des vêtements, des chaussures de nos petites familles et puis, n’oublions pas, nous sommes plus nombreuses que les hommes 😉 Va falloir que je mette la pression pour que ma bibliothèque achète ce livre !

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