J’AI ÉPOUSÉ UNE VÉGANE — L’HISTOIRE VRAIMENT SYMPA DE FAUSTO BRIZZI — AUGURI ! TOUS LES CHEMINS MÈNENT À ROME

« J’AI ÉPOUSÉ UNE VÉGANE »  DE FAUSTO BRIZZI — TOUS LES CHEMINS MÈNENT À ROME

 

« Rien de mieux, pour vous passer l’envie de manger des animaux, que de les connaître personnellement. La familiarité nous empêche d’avaler leur chair, alors que l’éloignement les rend appétissants. Personne ne mangerait son cochon d’Inde ou son labrador. »
p.112 in J’ai épousé une végane

 

   C’est un peu notre premier article « people ».
   […]
   « Quoi ?! mais K&M Les Veganautes ça n’est tout de même pas devenu Gala, Paris Match ou Madame Figaro non ? » s’écrieront les plus fidèles d’entre vous accrocs aux mots qu’on écrit ici pour les animaux.
j_ai_epouse_une_vegane   On vous rassure, ce qui va se dire ici y a bien sa place, et pourrait figurer dans un magazine en ligne comme Le Tofu te parle. Mais bref, n’en déplaise à la rédac’ en chef de ce dernier (big up Noita), ce témoignage-là est pour nous, bien que ça ne soit déjà plus véritablement un scoop dans son pays d’origine. Belle lurette que les paparazzis de la botte de l’Europe et autres journaleux gonzo ont dû en farcir leurs feuilles de choux et webzines en tous genres. Car cette « histoire vraie, hélas », comme le sous-titre son auteur Fausto Brizzi, nous vient comme le nom de ce dernier l’indique, de ce beau pays voisin, de cette ensoleillée contrée sœur latine de langue : l’Italie.
   On pourrait grandement s’étonner que nous nous soyons arrêtés sur la lecture de ce petit roman plutôt du genre feelgood read. Mà ! comme dirait l’autre, un fior non fa ghirlanda (une fois n’est pas coutume) ou encore meglio tardi che mai (mieux vaut tard que jamais). On dit ça pour lui, vous allez comprendre.
   Parce que cette histoire absolument vraie qui ressemble quelque peu au Journal de Bridget Jones version mâle italien omnivore (vous imaginez le tableau…) n’est pas qu’une romance mielleuse — oups ; spécisme pardon : — à l’eau de rose. C’est une assez belle histoire d’Amour. Oui, on met un grand A, car si ici Fausto Brizzi est tombé amoureux d’une végane — la belle Claudia —, il n’échappera pas aux lectrices et lecteurs qu’il tombera bientôt dans les bras amoureux des animaux du véganisme. Sì, be’ ! (eh oui).
   Allons, ne nous gâchons pas le plaisir de vous donner envie de lire ce livre étonnant, presque agaçant parfois, et qui pourtant vous fera sourire, sans doute rire, malgré l’obstination de Brizzi pour la cuisine traditionnelle de son pays. On sait qu’c’est bon Fausto le caciocavallo, les scalopine alla saltimbocca (la version végane ici) et tutti cuanti, mais que n’es-tu pas prêt à supporter et à faire par amour pour cette femme on ne peut plus végane, passionnée de naturopathie et jalouse de sa propre santé de surcroît en même temps qu’écologiste radicale. Si pour toi au début les véganes sont des casse-bonbons « brouteurs de salades », tu parviens avec une habileté simple et fraîche, à nous embarquer dans tes picaresques, quoi ! abracadabrantesques aventures en vue de te refaire une santé non seulement physique — laquelle collera tellement mieux à ton état d’esprit de vieil ado des années 70 — mais assurément morale.brizzi-e-zanella
   Un mauvais livre commencerait-il par une belle citation de Mark Twain cela dit ? Hein, …alors ! On continue.
f-brizzi   Passez outre, donc, à l’intérêt immense que porte Claudia pour une santé digne de celle d’une divinité, et n’hésitez pas à plaindre le pauvre Fausto qui pense être tombé en la personne de Claudia sur une diablesse de laquelle il devient le famulus d’un genre particulier, et à devoir vivre un enfer « green » sur Terre. C’est l’histoire vraie (mais non, pas « hélas » en réalité) d’un type plus ouvert d’esprit qu’il ne veut bien l’avouer, attaché à sa culture comme tout mec italien à sa mamma, qui va changer par Amour ; un amour (du) fondamentalement bon comme il dit, et qui le mettra à son tour un peu en avance sur son temps. Comme Brizzi le dit lui-même : « Auparavant mon énergie vitale diminuait au fil des ans, tandis que je la sens de nouveau couler dans mes veines avec une force presque surnaturelle. D’aucuns pourraient soutenir que c’est grâce à l’amour, une drogue plus puissante que la métamphétamine ; en réalité c’est le mérite de mon alimentation et de mes nouvelles habitudes. »
   Sur fond de comédie fort agréable (bel’arte signore Brizzi !) l’auteur de Ho sposato una vegana, qui est aussi un producteur, réalisateur, et scénariste romain connu dans son pays, parvient à transmettre à notre avis à un large public, les belles valeurs du véganisme, malgré un air de ne pas vouloir y toucher, ou alors du bout des lèvres. Surtout, la question animale n’est pas oubliée. Et quand certains se déguisent en coq ou autre pour la cause, vous ne devinerez jamais en quoi lui devra se déguiser, et pour quelle raison !
   En tout cas nous, on ne regrette pas d’avoir lu ce petit roman qui ne prend au sérieux que l’autodérision de son auteur, et les fins compassionnelles du véganisme.

 

Buona lettura !

 

K&M
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