VÉGANOSOPHIA — CONTRAT NATUREL ET INTERVENTIONNISME (PARTIE V)

VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — CONTRAT NATUREL ET INTERVENTIONNISME

 

 

   8) Domos —  l’impossible solipsisme :
   Dans Les Diplomates de Baptiste Morizot, notre fil conducteur dans cette véganosophia, ce dernier met bien en évidence l’impossibilité factuelle qu’il y a à passer un contrat avec les animaux. C’est d’ailleurs ce même fait qui fait dire à Corine Pelluchon dans son Manifeste Animaliste qu’elle n’attend pas que nous octroyions le statut de « citoyens » aux animaux mais qu’on respecte leurs droits en tant qu’êtres individués, en tant qu’ils sont des subjectivités qui ont leurs intérêts propres à vivre, tout comme nous. On a dit ici et notre désaccord sur la question de la citoyenneté. En effet, si l’on s’en réfère à la définition en ligne du Larousse, la citoyenneté est ceci : « Situation positive créée par la pleine reconnaissance aux personnes de leur statut de citoyen. (Le citoyen dispose, dans une communauté politique donnée, de tous ses droits civils et politiques.) » La question de la mise en application d’une zoopolitique animaliste n’empêche pas — malgré leur incapacité à formuler en eux-mêmes le concept de la citoyenneté — qu’on leur accorde a minima la « concitoyenneté » en vertu que les animaux partage l’unique habitat connu à ce jour que nous partageons avec eux, savoir : la planète Terre. Cet écoumène (grec oikoumenê gê, terre habitée d’après Strabon) qu’à étudié Augustin Berque, est le lieu de ce qu’il appelle notre lien au vivant et c’est alors réciproque pour tous les étant-vivants. Pour A. Berque, la biosphère (écologique) qu’est cette terre (physique) c’est cela qui est écouménal et qui ne se réduit pas à l’un seul[1]. C’est pourquoi la notion de concitoyenneté, entendue comme statut éthique et juridique d’être-au-monde pour tout étant-vivant nous parait soutenable, pas seulement « pour faire joli », mai bel et bien à la fois de manière eidétique et pratique. Tous habitants de la Terre, nous sommes inscrits dans un courant qui dépasse toute idée d’espèces et d’individus mais ou chaque fois un seul porte le même (le principe vital et le désir vivant du vivre) que tous les autres. Ainsi chez Berque, on trouve que c’est, en effet, justement parce que le sujet est mortel, tandis que la vie intersubjective de la communauté continue après sa mort, qu’il devient lui-même le lieu de sujets à venir[2]. Berque d’ailleurs fonde son éthique de respect de l’écoumène essentiellement là-dessus. Sans êtres vivants pour habiter et façonner cet habitat, pas de zoopolitique dans la res extensa comprise comme chose étendue des substances corporelles chez les cartésiens. D’ailleurs il n’y a de territoire ou d’habitat que parce qu’il y a des étant-vivants qui y évoluent. Au demeurant la planète Mars n’est pas (ou plus) un habitat, car nulle forme de vie n’y a domicile (habitation) — jusqu’à preuve du contraire.
   Selon Morizot, les humains sont dans l’impasse dans leur gestion zoopolitique en vertu du fait qu’ils ignorent ou feignent d’ignorer qu’il existe à la base une « infrastructure ontologique ». Cette infrastructure, quand on y pense, balaye l’idée anthropocentriste que le droit ne concerne que les affaires humaines. L’auteur écrit qu’on pense comme si le droit nous était exclusif. Mais comment, tandis que les éthologues et les biologistes reconnaissent de plus en plus que les animaux et groupes d’animaux manifestent des cultures propres à leurs espèces mais aussi à leurs familles et que ces cultures parfois totalement nouvelles se transmettent en héritage, faire comme si déjà dans la nature les animaux n’exprimaient pas entre eux et à l’adresse d’autres animaux des comportements qui établissent une forme de droit en soi, […] en admettant que les loups manifestent l’usage de « conventions » intraspécifiques, et peut-être interspécifiques quand il s’agit des marquages territoriaux[3]. Ce qui est valable pour les loups l’est également pour quantités d’autres espèces.
   L’idéal que l’on peut espérer d’une demeure partagée réside dans ce que Peter Singer avançait en 1975 dans La libération animale[4], comme quoi « […] l’élément fondamental — la prise en compte des intérêts de l’être, quels que puissent être ces intérêts — doit, suivant le principe d’égalité, être étendu à tous les êtres, noirs ou blancs, masculins ou féminins, humains ou non. » (op. cit., p.72)
   D’aucuns de nier qu’une maison — mais appelons plutôt cela le domaine (des étant-vivants), cela n’est confortable que dès lors que des règles de vie, que l’espace vitale d’autrui sont respectés. N’oublions pas que même parmi les humains le domos peut correspondre au concept et à la pratique de la domesticité. Du latin domesticitas, vie commune, il signifie tout ce qui à trait aux domestiques d’une maison, à savoir les employé.e.s à demeure… dans toutes les occurrences des termes…
   La scission qui est opérée depuis quelques milliers d’années avec le reste du règne du vivant — et qui assure la survie humaine et sa domination à l’encontre des autres espèces, et rassure dans un second temps sa mythomanie dans les croyances païennes puis adamiques et modernes — est du même ordre que celle qui a eu lieu entre des peuples avec d’un côté des exploiteurs et de l’autre des dominés, grâce au soutien tout à fait hasardeux (Montesquieu aurait sans doute dit « climatique »[5] et ça n’est pas tout à fait faux) de la technique engendrée par nulle autre forme (ou force) que sa possibilité à l’intérieur d’une chaîne de nécessités aveugles. C’est donc une contingence géographique et historique qui instaure un certain esprit culturel et ses prétentions dominatrices chez certains. Dans De l’esprit des lois, Montesquieu a écrit justement à propos de ce que la société des hommes, en tant qu’État, doit à chacun d’entre eux : Quelques aumônes que l’on fait à un homme nu dans la rue, ne remplissent point les obligations de l’État, qui doit à tous les citoyens une subsistance assurée, la nourriture, un vêtement convenable, et un genre de vie qui ne soit point contraire à la santé[6]. Pour nous il est indéniable que l’État doit pourvoir à la sûreté de ses citoyens, mais en cela premièrement lui assurer de ne jamais tomber dans la pauvreté et la faim. Tout État qui n’empêche pas cela a échoué dans son essence. Et dans la continuité de cette idée, nous affirmons que — qui peut le plus peut le moins — l’État doit être aujourd’hui garant de la sécurité (du survivre) du Bioç de son territoire. Ne serait-ce que d’un point de vue trivialement écologique, c’est-à-dire propre à la survie de l’espèce humaine sur cette territorialité. Ce moins donc, touche à cette ouverture ontologique qui reste à faire toute entière à l’égard de l’animal-ité dans son ensemble, en cela que cesser l’exploitation des animaux est, somme toute, le moins qu’on puisse faire, pour les animaux, tout comme pour les humains dans un écosystème préservé. D’où la primeur ontologique en-deçà, ou au-delà, de l’intervention éthique et technicienne qu’on peut envisager par la suite dans le cadre d’une biopolitique antispéciste telle que proposée par Thomas Lepeltier. Qu’on se rappelle à la suite de Gilles Deleuze dans Le Pli – Leibniz et le baroque[7], combien cette question est de façon tout à fait immanentielle et éminemment pragmatique : « Ce ne sont plus, mais, comme nous l’avons vu, des intentions, des intensités, des degrés. Ce n’est plus quelque chose plutôt que rien, mais ceci plutôt que cela. » (op. cit., p.105) Un pragmatisme[8] qui outrepasse depuis toute infinité de fonds (Grund) ontologique les artefacts mythologiques que les sociétés humaines se donnent pour fondations et prétextes à leur domination sur les animaux.
   Baptiste Morizot a sur ce point d’analyse dans son essai tout à fait raison. À l’adresse de Corine Pelluchon et son travail philosophique, dire que le problème initial — voire quelque part : originel (existentialement parlant dans la psycho-analyse) — est celui qui oppose à la réalité ontologique et ses mises en pratiques une métaphysique dans/ de l’erreur où nous parlions plus tôt du symptôme de l’adventicité (voir ici). C’est la question d’une certaine praxis qui écrase l’exis. Et plus exactement, il est vrai qu’il s’agit d’un réencodage de la réalité et notamment des étant-vivants du réel (real) qui, par-delà la représentation déformée que s’en font les humains (de bonne ou mauvaise foi) subissent dans leur chair la contrainte (élevage, parcage), l’agression (engraissement, abattage), et la modification (sélection, génétique) en vue des intérêts humains autres que vitaux et pour tout dire usuriers. C’est comme si le domaine de l’en-commun était un esprit ayant subi un lavage de cerveau et que désormais ses engrammes n’étaient composés que d’artefacts possédant même la raison de celui qui se vante d’être l’être de raison (logos) en cela qu’il croit en ce qu’il pense et dit. Cette dissonance cognitive grave amène tout ou partie des habitants du domaine à avoir pour habitus l’illusio. On retrouve là la même inadvertance plus ou moins claire en conscience à générer le zoocide par une zoodicée totalement fausse et mensongère, à l’instar de Bourdieu sur la société : « (L’intention de sociodicée s’affirme ici sans ambages : ) le mythe fondateur institue à l’origine même de la culture entendue comme ordre social dominé par le principe masculin, l’opposition constituante (déjà engagée, en fait, à travers l’opposition de la fontaine et de la maison dans les attendus qui servent à la justifier) entre nature et culture, […] » (in La domination masculine, p.35, Points essais). On voit bien qu’elle ne tient pas la défense d’un modèle d’élevage traditionnel opposé à l’univers concentrationnaire de l’agroalimentaire moderne, que prône Jocelyne Porcher. Tout au plus, le rituel (sacrificatoire) que promeut la chercheuse est-il rattaché à un identique mythologisme qui considère tel genre ou telle classe supérieurs aux autres parmi les humains, ou encore que telle divinité réclame la mise à mort d’humains ou de non-humains pour influer positivement en faveur des sacrificateurs. C’est chercher des excuses dans un passé fantasmé pour se rassurer sur l’avenir ; c’est conjurer le néant par du non-être ; c’est faire allégeance au primitivisme originaire, au plus archaïque des réflexes psychologiques de l’animal humain. Ce à quoi donc B. Morizot précise avec pertinence : « En codant le domestique comme ressource (et non plus don ou échange), en le rendant fragile, le néolithique à action directe positive a déclenché une relation conflictuelle avec le reste du vivant, codé en « sauvage », conflit dont les échos sont encore audibles dans les stigmates contemporains du mot « sauvagerie » […] » d’où découle tout une mondanéité de mondes « abattus » que Morizot appelle « monde vaincu », et il faut effectivement mettre en doute cette attitude, car notre existence sur Terre est en péril du fait même de ces disparitions (on renvoie ici à l’analyse de F. Burgat) établies sur le « caractère construit de notre carte ontologique fondationnelle » dont Morizot précise à la suite de John Baird Callicott qu’« une métaphysique peut être récusée si elle rend le monde inhabitable. » (op. cit., pp.77-78)
   Pas de quoi donc, dans la situation actuelle, crier au loup comme Philippe Murray ou tout autre bénéficiaire de l’exploitation animale enfermés dans le conservatisme et rêvant de rétrogradation. C’est bien cela un des mythes du progrès d’ailleurs. Faire accroire qu’en dégradant les animaux, nous pouvons espérer « évoluer » ou que nous respectons carrément « l’évolution. » Dans Les Diplomates, l’auteur signale l’abus qu’il y a à pratiquer l’υπόστασις[9] — c’est-à-dire à « placer en dessous » de tout (sous entendu tout ce qui est humain) le statut des animaux déjà tellement généralisés, pour ne pas dire désindividués, dans l’usage du terme lui-même ou sa forme singulière : l’Animal. Ainsi donc, n’en déplaise à J. Porcher ou Temple Grandin, leurs sensibilités ne les exonèrent pas d’abus de faiblesse[10] à l’endroit des non-humains qu’elles veulent exploiter à leur manière, ce sur quoi Morizot écrit justement : « La première confusion historique consiste donc à hypostasier l’animal domestique, à naturaliser sa dépendance et sa vulnérabilité, qui exigerait de notre part, comme attitude la plus éthique, de le protéger d’une vie vécue dans la terreur du loup ; alors même que nous avons créé cet être sans défense devant le prédateur, par quelques milliers d’années de sélection artificielle. Postulera-t-on que notre devoir moral est d’enfermer les antilopes et impalas de la savane, pour leur offrir une vie meilleure que celle qu’on fantasme comme vécue dans la terreur du lion ? C’est une caractéristique de la métaphysique pastorale issue du néolithique que de considérer comme naturelle la dépendance qu’elle a induite chez les animaux, et d’en déduire ensuite des responsabilités paternalistes, c’est-à-dire ici pastorales, à son égard. » (op. cit., p.80)
   Foin donc, de domestication ayant eu lieu avec la complicité des animaux qui y auraient trouvé leur bonheur auprès des humains — dans la maison de l’Homme —, protégés qu’ils furent de leurs prédateurs derrière l’ingénieuse clôture humaine. « La domestication fut relativement tardive ; vers 1500 avant J.-C. seul le chien était domestiqué », écrit Renan Colin dans son Histoire mondiale des sciences (pp.66 et 67, Points Sciences, 1988). Et encore à l’époque gauloise par exemple les gens pratiquaient-ils au départ un parcage dans les bois, n’enfermant pas les animaux. Il convient, pour comprendre ce qui s’est produit entre ces animaux-là et les humains, de prendre en considération des siècles et des siècles de co-habitation, de proximité et de rapprochements réciproques avec une sélection pratique des animaux en fonction de leur docilité sans doute avant tout, accentuée au fur et à mesure des générations. Prendre garde alors — établir un guet disions-nous (partie IV) — à ces mythologies qui demeurent chez l’être de langage comme des conditions primordiales, à partir desquelles, et contre lesquelles les humains se définissent, où le discours c’est aussi la limite (peiras), l’ultime frontière comme un mur apparemment infranchissable, qu’Eduardo Viveiros de Castro dans ses Métaphysiques Cannibales décrit comme étant à la fois discours terme et limite de la dette ontologique[11]. Peut-être bien après tout, que la mythopoiesis humaine que Viveiros de Castro évoque page 161 de son essai ne peut trouver résolution éco-logique que dans l’espace ouvert d’un réaménagement biopolitique non spéciste où la première close du contrat naturel sera de laisser vivre en guise de devenir bio-philosophique à la façon dont Deleuze et Guattari évoquèrent de la sorte l’advenir en mutation que rapporte l’auteur : « Si l’évolution comporte de véritables devenirs, c’est dans le vaste domaine des symbioses qui met en jeu des êtres d’échelles et de règnes tout à fait différents, sans aucune filiation possible. »[12]
   De filiation il y a en a bien tout de même une — à la manière de Teilhard de Chardin —, elle est phylétique et se résume au principe même de la Vie en général. C’est à cette condition, ou plutôt ce factum, qu’on peut parler de symbiose ou encore de synecdoque (συνεκδοχή) en ce que l’antispécisme dans sa volonté pragmatique de respect du vivant s’intéresse à chacun chaque fois (έκαστος έκαστοε) comme représentant du tout et inversement.
   Dans ce(s) domaine(s), la pluralité de l’Un fait de la totalité l’espace ouvert du divers (bio-diversité) où l’animal chaque fois est un étant-vivant individué, d’une certaine manière, intègre en soi, et où, pour reprendre les Énnéades[13] de Plotin, éinai to éinai ikhnos hénos : l’être est la trace de l’un.
   On n’est jamais seul en cette demeure.
   9) Le langage et ses mensonges, acmé du biopouvoir humain :
   Le langage articulé semble être, selon lui-même, le propre de l’Homme. Encore tout dépend-il de ce qu’on veut bien entendre par « articulé ». Les émissions sifflées des dauphins, plutôt situées dans les ultrasons, leur permettent d’établir entre eux et ce de manière très performante, de la communication. Qui plus est selon les régions et les familles, les codes langagiers ont des différences typiques dont les dauphins usent, entre autres, pour l’écholocalisation. Le tropisme du parler humain qu’on appelle langage n’est a fortiori qu’une variante des possiblités de la croissance culturelle. Ça n’est qu’une des expressions de la biophonie du règne du vivant, même lorsqu’on en reconnaît la singularité.
   En revanche, le propre du langage humain, c’est très certainement celui de pouvoir dire le faux en le faisant passer pour le vrai — et d’y croire ! L’illusion commence dès que l’humain pense être le seul porteur de sens : « La parole distingue l’homme entre les animaux. […] Sitôt qu’un homme fut reconnu par un autre pour un Être sentant [,] pensant et semblable à lui, le désir ou le besoin de lui communiquer ses sentimens et ses pensées lui en fit chercher le moyen. », écrit Jean-Jacques Rousseau dans son Essai sur l’origine des langues[14]. Rousseau suivait en cela les Stoïciens et d’ailleurs encore la majeure partie de nos contemporains, autrement dit en limitant la raison au langage et en en privant les animaux non-humains, en définissant l’homme comme unique force de proposition au monde : « Ils reconnaissent [les Stoïciens] que les animaux possèdent le logos prophorikos, le langage proféré, c’est-à-dire une voix plus ou moins articulée ; mais, selon eux, cela ne suffit aucunement à les rendre logikoi, raisonnables, car ils demeurent tous dépourvus du logos endiathétos, du langage intérieur qui s’identifie en quelque sorte à la pensée. » (Elisabeth de Fontenay in Le Silence des Bêtes, p.104, 1998, Fayard)
   C’est la nature du raisonnable dans le langage que celui-ci devra raisonnablement nous permettre d’interroger pour en émettre une juste proposition…

 

M

 

predation_orque_tortue

 

(Partie VI à venir)

— ΒΙΓΚΑΝΟΣΟΦΙΑ —

 

 

   [1] Etre humains sur la Terre, p.12, 1996, Collection « Le Débat », Gallimard
   [2] Ibid., p.206.
   [3] Les Diplomates — Cohabiter avec les loups sur une autre carte du vivant, p.123.
   [4] Petite bibliothèque Payot.
   [5] Voir De l’esprit des lois I et II, Folio essais.
   [6] Ibid., tome 2, p.729.
   [7] Aux Editions de Minuit, 1988.
   [8] Chez Deleuze, cette fois-ci avec Félix Guattari, on trouve une définition du machinal ou bien encore de la machination qui opèrent et sont sans relation véritable avec la réalité : « « Derrière » les énoncés et les sémiotisations, il n’y a que des machines, des agencements, des mouvements de déterritorialisations qui passent à travers la stratification des différents systèmes, et échappent aux coordonnées de langage comme d’existence. C’est pourquoi la pragmmatique n’est pas le complément d’une logique, d’une syntaxique ou d’une sémantique, mais au contraire l’élément de base dont tout le reste dépend. » p.184 dans Mille Plateaux, les Editions de Minuit, 1980.
   [9] Hypostase.
   [10] De quelque manière qu’on les traite, au final on les abat. « Deux milliards trois cents quatre vingt neuf kilos d’animaux d’élevage sont morts au cours de l’année 2009. » nous apprend Vinciane Desprets dans Que diraient les animaux, si… on leur posait les bonnes questions ? La Découverte / Poche, 2014.
   [11] Op. cit. p.150 — « Métaphysiques » PUF.
   [12] Ibid., p.135 (réf. à L’Anti-Œdipe).
   [13] Ennéades, V, 5, 5.
   [14] Cf. op. cit., p.59, Folio essais.
Publicités

Un mot à dire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s