« VERS UNE SOCIÉTÉ VÉGANE » D’OLIVIER ROGNON — L’UTOPISTE ESSAI D’UN FOL IRRÉALISTE — MAIS SI POSSIBLE, ALORS POURQUOI PAS ?

« VERS UNE SOCIÉTÉ VÉGANE » D’OLIVIER ROGNON — SI POSSIBLE, POURQUOI PAS ?

 

 

« […] il y avait des foies et des rognons, et même une tête de veau sur un carré de marbre blanc, pauvre petit animal livide aux paupières closes, une tête pensive qui trônait au milieu de ce brouhaha profane, une tête plongée dans un profond rêve. »
p.125 in Chien-Loup, Serge Joncour — 2018

 

« […] c’est pour ne pas être cannibale qu’il a fallu les déshumaniser. »
(à propos des animaux) p.228 in Mangeurs de viande de la préhistoire à nos jours, Marylène Patou-Mathis (2009)

 

« « Aimer » ou « prendre parti » pour les animaux ne se résume plus à signer des pétitions, cotiser pour des ONG, fondations, associations, ou s’abstenir dans son coin de manger leur chair, mais implique la nécessité de militer activement pour que leur statut d’individu soit légalement reconnu. »
pp.22-23 in Désobéir avec amour, Virginia Markus — 2018

 

 

   Dans un très merveilleux essai — La vie des plantes (Une métaphysique du mélange) — renouvelant le genre de la réflexion métaphysique en donnant la part belle à l’idée d’une immersion du vivant dans le monde via l’efflorescence du végétal — et son auteur, Emanuele Coccia, a raison sur ce point —, où les plantes font le monde pour les autres vivants, il est dit, presque d’emblée, que les humains méprisent les plantes, le végétal en général. Quoi ? le végétal ce n’est rien que de l’ornement, non ? Eh bien non. Le végétal c’est l’essentiel, puisqu’il façonne le monde pour nous autres, le modèle à le rendre respirable et pour nous conséquemment : habitable (oikouménè gê, qu’on se rappelle Berque, puis Stolz). De ce pneuma, ce souffle où l’on s’immerge et qui nous traverse, nous y dissipant climatiquement, Emanuele Coccia dit qu’il est primordial et que la philosophie et les humanités l’ont oublié. D’ailleurs, dirions-nous, ne sommes-nous pas tournesols lorsqu’au printemps nous tournons notre visage au soleil et en respirons gourmandement les rayons ? Ne sommes-nous pas, de la plante de nos pieds à la racine de nos cheveux, des végétaux organiques ? Sans allez trop loin et risquer de laisser entendre ce qu’on n’a pas à l’esprit (la moindre once de mysticisme), il faut redire ce que tire Coccia comme conclusion face à l’oubli des plantes et la contemporaine considération grandissante pour son dépendant règne animal, que l’essayiste identifie à un « chauvinisme animalier » dont le langage des animaux se prête mal à une « relation d’une vérité végétale » : En ce sens, l’animalisme antispéciste n’est qu’un anthropocentrisme au darwinisme intériorisé : il a étendu le narcissisme humain au royaume animal[1]. Sous un jour qui paraît juste, on a effectivement de manière générale oublié les plantes, c’est très inexact en ce qui concerne « l’animalisme antispéciste ». Coccia ne mangerait-il que des T-Bones et délaisserait-il les infusions de tilleul et la purée de carottes ? N’aimerait-il les fleurs et les feuilles que pour mieux banaliser la souffrance inhérente à la vie animale ? Si les plantes sont rhizomiques, pour parler comme Deleuze et Guattari, les animaux sont des corporéités pour le dire avec Corine Pelluchon. Le végétal nous inspire — autre chose que la souffrance. L’animal nous émeut ; ce qui lui arrive nous prend aux tripes. Le sensitif n’est pas le sensible. Et c’est de cela dont il est question dans l’essai de pol-éthique fiction d’Olivier Rognon (non, vous n’aurez pas un mot d’humour de notre part sur son nom…) qui imagine une société végane. Une quoi ? Une société végane ?! Non mais t’y crois toi ? J’y crois pas !! Nous, on n’ose pas y croire. Même pas en rêve ! Et de dire pourquoi.
*
   Pour dire les choses grosso modo, faire le pitch, le livre d’Olivier Rognon c’est un peu de la science-fiction. Nous voici plongé-es dans une version alternative de notre monde, en France, où, suite à un incident nucléaire grave, la prise de conscience de l’urgence écologique s’accélère enfin et, avec elle, celle d’une plus ample considération pour la condition animale. Ce qui ne va pas sans heurts.
   Ainsi, c’est à la façon d’un récit historique — on nous raconte la fin des années 2010 depuis 2046 — que la question d’un changement de paradigme sociétal très fort est abordé. Mis à part le scénario catastrophe dont on ne vous dira rien de plus (allez savoir, il nous pend pourtant sans doute bel et bien au nez), le livre d’Olivier Rognon c’est un peu notre futur qui nous parlerait dans le style de Brian A. Dominick se promenant bras dessous bras dessous avec Ophélie Véron et Élodie Vieille-Blanchard. L’écriture est très saine, la structure narrative bien pensée, les exemples sont pertinents et présentent parfaitement bien les prétentions et les impératifs du véganisme. Ce petit travail de pol-éthique fiction mérite vraiment d’être lu car sa mise en perspective — si ce n’est : en abîme — parvient idéalement à démontrer la nécessité d’intégrer aux droits des humains ceux des animaux. Vu de lendemains qui chantent presque, l’abolition prend un sens émerveillant dont les mises en garde sont pragmatiques et l’anticipation : plutôt réaliste mais peut-être trop enthousiaste.
   Dans le futur décrit par O. Rognon, on s’étonnera à la manière dont Claude Lévi-Strauss prévoyait que nos descendants nous regarderont : Il était paradoxal que la zoophagie (manger des animaux) ou la créophagie (manger de la chair) soient rarement remises en question à une époque où les connaissance dans les domaines de l’éthologie et de la nutrition, alliées à une abondance et un vaste choix alimentaire dans la plupart des pays, permettaient de comprendre la sentience des animaux non-humains et la non-nécessité des produits et sous-produits animaliers[2]. Cette société qui alors n’était pas végane (la nôtre, car hélas nous ne sommes pas dans ce présent ré-enchanté) n’avait en définitive que peu de considération pour les êtres vivants en général, sinon dans des déclarations d’intentions qui n’étaient que peu suivies d’effets, intérêts économiques oblige. La concurrence avait eu la peau de la solidarité et de l’entraide : La condition des ouvrier-e-s des abattoirs, comme celles des éleveur-se-s, étaient aussi indigne que la condition des victimes animales, à la différence près que celles-ci n’avaient rien demandé à personne, n’avaient pas eu le choix et n’en tiraient aucun avantage. Et surtout la quantité d’individus concernés n’étaient pas comparable : […][3] Si enfin le déclic a bien eu lieu dans Vers une société végane, ça n’est pas pour autant, raconte Rognon, que les choses sont allées de soi. Il n’y a pas que des antispécistes énervés qui font des leurs en taguant des vitrines. Imaginez comment nombre de gens, à commencer par les professionnel-le-s concerné-es au premier chef, réagiraient si des mesures étaient prises en direction de faire cesser l’usage des animaux ! Toute transition serait toujours trop restrictive, ne serait toujours pas assez prolongée non plus. Voilà donc que pour un bout de fromage et une chipolata, la France s’écharpe, est au bord de la guerre civile. Cela dit, quoi d’étonnant à ce que, si un gouvernement prenait vraiment les choses au sérieux, apparaissent des opposants au changement ? Qui plus est, les enjeux de la viande, pour appeler cela comme ça, sont éminemment liés aux forces en action dans le champ biopolitique : « Le pouvoir et la violence, tout en étant des phénomènes distincts, ont habituellement des manifestations communes. » disait Hannah Arendt (Du mensonge à la violence, p.153, Pocket, Evolution). Et il faut reconnaître que lorsque l’autre — spéciste ou carniste — se sent attaqué-e dans les fondements de son existence (travail, culture, croyances, etc.), c’est d’une véritable attaque qu’il s’agit, en cela qu’elle tape sur l’intégrité réelle de l’intéressé-e, de la même manière qu’on n’est pas « intégriste » parce qu’on choisit la radicalité de la cause animale. On n’est pas forcément un salaud parce qu’on a un régime carné. Comme l’écrit Rognon dans l’ouvrage, on n’est pas supposé-e chercher à atteindre une « pureté » ou une perfection illusoires, mais juste au moins faire l’effort de tendre vers un mode de vie qui diminue la souffrance autant que possible, sans chercher de prétextes à cause du regard des autres…[4] D’où le manque de jugeote des militant-e-s antispécistes lorsqu’ils refusent de prendre en compte la complexité des ressorts psychologiques qui empêchent autrui de rejoindre le végétarisme (entendu au sens large). Tandis que dans Vers une société végane, peu à peu s’enclenchent des processus politiques et citoyens propres à faire avancer cette question primordiale. Contre l’éthique animale, les résistances furent bien évidemment acharnées, raconte Olivier Rognon, surtout de la part de toutes les personnes qui avaient un intérêt économique ou financier lié à l’exploitation animale[5] — la fameuse « bientraitance » n’ayant que pour but d’optimiser l’acheminement du produit jusqu’à l’abattage. Pas facile, dans la fiction comme dans la réalité, de faire entendre quelque chose qui n’a pas de valeur sur les marchés[6].
   On appréciera les belles propositions de l’auteur, comme celle d’une souhaitable proposition de loi « Abolition de l’usage des animaux non-humains », et sa description de ce qui auparavant semblait normal mais devient prohibé car son aberration aura éclaté au grand jour[7].
   Mais Rognon ne s’est pas simplement attaqué au spécisme et au carnisme. Pour lui, les méfaits que subissent les animaux sont assimilables à ceux qui dégradent tout notre environnement, cette bonne vieille planète bleue longtemps considérée comme une source inépuisable de ressources. Car Rognon le novelliste-essayiste (Vers une société végane n’est pas un roman) fustige l’économie capitaliste métamorphosée durant le 20ème siècle jusqu’à nos jours en libéralisme puis néo-libéralisme. Et en effet tout est lié. Pourtant, on pourrait arguer qu’un capitalisme vertueux cela pourrait exister, pourvu que les besoins premiers des êtres vivants et le soin ne soient plus des denrées marchandes, le reste à l’avenant pourrait, pourquoi pas, faire l’objet de commerce, de spéculation, du moment que les choses demeureraient de l’ordre du raisonnable. Olivier Rognon, ardent écologiste en même temps qu’antispéciste abolitionniste, fait savoir son refus de toute société basée sur le profit. Pour lui, l’enrichissement personnel matériel est antithétique à l’épanouissement du commun. Ardent défenseur d’une médecine naturelle, il va jusqu’à remettre en cause les obligations vaccinales qui, selon lui, ne font que remplir les caisses de l’industrie pharmaceutique (cf. p.42). Ce n’est probablement pas complètement faux, aussi bon nombre de médicaments ne sont-ils que des placebos ou pas loin s’en faut, et l’on songe à la philosophie de Bernard Stiegler dont un des vœux est que nous apprenions collectivement à donner du soin (care) lorsqu’on pænse aux autres : « Penser signifie dès lors panser. Panser c’est lutter pour la différance de l’augmentation par ailleurs inéluctable et en cela tragique de ce qui n’est pas seulement l’entropie, mais l’anthropie — où se combinent l’augmentation dans la biosphère de l’entropie thermodynamique comme dissipation de l’énergie, de l’entropie biologique comme réduction de la biodiversité, et de l’entropie informationnelle comme stupidité et ressentiment fonctionnels. » (p.71 in Qu’appelle-t-on panser ? 1. L’immense régression, LLL — 2018) Hélas, là où Stiegler « panse » l’écoumène et la biodiversité, il ne pense pas aux animaux sinon qu’en tant qu’espèces et équilibres biotopiques. Quoi qu’il en soit, la question des vaccins est délicate : comment dire comment nous irions si nous n’avions pas été vacciné-e-s enfants — et cela vaut à l’inverse également. On ne peut pas vivre deux expériences contraires comme celle-ci dans une vie. Il faut choisir. Et si l’industrie pharmacologique devrait en prendre de la graine en se réaxant autour de la notion de soin telle que développée par la philosophe Corine Pelluchon par exemple, rien n’empêche, si ce n’est l’extrême pauvreté dans les pays pauvres comme dans les pays riches, de prendre soin de soi en prenant soin des autres, humains et non-humains, et de la planète, en ayant à l’esprit les conséquences de nos actes au quotidien. C’est résolument une politique éco-socialiste[8] comme l’appelle de ses fictionnels vœux Olivier Rognon — mais ce monde-ci, attention, serait bien capable de nous vendre cette société idéale… rubis sur ongle ! Bon… d’accord… on peine à imaginer que tout à coup notre civilisation chérie et à fortiori la France acceptent des « réfugié-e-s éthiques » dans le même temps qu’on remplacerait la gélatine dans les gélules ou que l’homéopathie cesserait ses moyenâgeuses décoctions d’insectes broyés, foie d’animal en poudre, de cœur de canard en …, etc[9]. L’auteur lui, veut y croire. Comme il veut croire en une société multi-espèces, une citoyenneté animale, une Septième République « Humanimale » bien qu’on aurait pu choisir « biodémocratie » ou « biosociocratie »[10]. Olivier Rognon a bien le droit de rêver ; de rêver aux « Droits de l’Humain et des autres Animaux ». Olivier Rognon : fol utopiste.
   Car qui, mis à part la poignée de résolu-e-s que nous sommes, désire véritablement cesser de spoiler cette planète et tout ce qui y vit ? Vous allez nous dire : « Tout de même : les gens prennent conscience. » « Les gens font la marche pour le climat. La marche du siècle ! » « Une jeune fille suédoise est une icone de l’écologie contemporaine. » — Ah ! Mais est-ce que seulement Greta Thunberg est végétarienne ? …Ah si, Greta ne mange plus de viande et même son papa est en passe de devenir végane. Okay. Mais vous en connaissez des centaines autour de vous, qui vont réellement suivre l’exemple de cette gamine coiffée comme l’effigie du Babybel ? La plupart attendent de voir. Il y a celleux qui pensent sincèrement ne rien pouvoir faire. Celleux qui s’en fichent. Celleux qui laissent les pouvoirs publics s’en charger. Et surtout, au-delà du collectif, des collectivités, il y a l’individuel, l’égo, le même que celui qui dit « moi je » ou encore « après moi le déluge » car si une chose est vraie, c’est que les intérêts immédiats sont les seuls qui vaillent parce qu’ils sont palpables. Cela vaut pour les animaux également dont les intérêts d’espèces n’ont rien à voir ou presque avec les intérêts particuliers. L’animal rationale passe volontiers son tour quand il s’agit de faire des efforts. Et durant ce temps l’indolente prédation continue. Pas responsable pour deux sous, puisque c’est de la faute de tout le monde. En gros le seul consensus qui fonctionne c’est quand il n’y a pas. Et voilà où l’on en arrive…
   Désolé-e-s Olivier Rognon, vous êtes un type sympa. Vous avez pensé à tout, jusque à réfléchir vous aussi à la « non ingérence des peuples humains » qui auraient pu, dans une réalité alternative, celle de votre livre, changer de comportement : […] l’attitude  majoritaire fut la crainte qu’une action destinée au départ à limiter une cause de souffrance pour certains animaux ne fassent que déplacer le problème en générant des effets encore plus douloureux ou néfastes pour un nombre supérieur d’autres individus non prévus au départ[11]. Mais voilà, vous comme tous les autres — ces doux-ces foldingues de véganes qui espèrent libérer les animaux et, dans la foulée, peut-être sauver ce monde — aurez beau parler avec pertinence de phénomènes comme […] érosion, salinisation, désertification, perte de la biodiversité, disparition de l’humus, travail de la terre éreintant ; véritable esclavage (animal et humain), sédentarisation, naissance du stockage, de la propriété privée, des cités, des épidémies, des guerres, des castes, des hiérarchies politiques, des États centralisés, […][12] pour dire le mal infini tapi dans le moindre morceau de viande, et proposer des modèles alternatifs allant de la taxation de la viande à offrir des lopins de terres à des jeunes défavorisé-es pour qu’iels cultivent en permaculture végane, il faudra d’abord — pardon pour la référence textuelle — passer le cap de la défaite de la pensée (et du pansement), en ce que vivent ici-bas, tant bien que surtout mal, tellement de personnes incapables d’entendre votre discours tant il va à l’encontre du pseudo-hédonisme ambiant. Il y a trop d’occurrences. Trop de gens différents. Trop de contre-exemples. Trop de contradictions, trop de contrariétés, trop de frustrations. Trop d’abêtissement mais pas chez les bêtes. La réalité est trop elle-même, pleine de paramètres proprement inconcevables, pour que l’on y conçoive quoi que ce soit dans un tel ordre de grandeur. De la sorte, c’est bien l’inconcevable qui se produit, en lieu et place où la fiction n’est qu’un pis-aller inoffensif. Qui voudra, en masse, aller pratiquer horticulture, jardinage, cueillette sauvage ou semi-sauvage en s’inspirant des écosystèmes[13] ? Qui voudra se retrousser les manches au-delà de soi-même, autrement dit : franchir le seuil de cet impænsé — que l’on ne vit vraiment qu’en laissant vivre ? et que cela suppose le gigantesque effort d’aller à l’encontre de cet égo façonné par ces paradis artificiels que sont, comme le dirait Bruno Blum, ces substances toxiques physiologiques et psychiques que l’on s’envoie en permanence dans le ventre, dans les veines et dans le cœur et qui nécessitent l’ignoble abattage matériel lui aussi permanent de milliers de milliards d’animaux chaque année sur Terre depuis des décennies ? Qui — foule infâme parce que finalement innocente d’espièglerie, pour le dire comme Marcel Aymé, se lèvera comme un seul Être et criera bientôt : « LIBÉRATION ! » ? […]
   […] et verra le monde changer de base, et le temps des cerises et des merles moqueurs — et de toute luxuriance véritable et de toutes formes de vies à jamais dans la quiétude ; et surtout ce qui, il viendra quand ? Quand sera le temps de la Paix Animale ?

 

M.

 

Pour lire un extrait du livre

Quelques lectures annexes passionnantes
« Agriculture végane » (Les Cahiers Antispécistes)
Sur Greta Thunberg : ici
Un excellent document sur l’écovéganisme :
Sur l’agriculture sans exploitation animale, sur le site de Bourrasque-info.org
Interview de Josh Harper,  défenseur des animaux considéré comme terroriste aux USA – article de la très bonne revue Jef Klak

 

*

 

   [1] p.16 in La vie des plantes (Une métaphysique du mélange) — Payot & Rivages (2016).
   [2] Vers une société végane. Après-demain, l’abolition (2017), p.19.
   [3] Ibid., p.21.
   [4] Ibid., p.29.
   [5] Ibid., p.32.
   [6] p.37, O. Rognon précise : « Le courant animaliste était d’autant plus désintéressé qu’il ne visait aucun bénéfice direct pour ses membres et qu’il réclamait des droits pour des individus qui n’étaient pas eux-mêmes en capacité de les exiger. »
   [7] p.40, l’auteur explique qu’au lieu de « exploitation » « usage » est plus juste, car l’exploitation dérive souvent de finalités qui ne se veulent pas exploiteuses à proprement parler (élevage intensif, pêche industrielle, expérimentation-vivisection, chasse à courre, corrida, etc) : « A plus ou moins long terme, toutes les situations de maltraitance et d’assujettissement des animaux non-humains et le non-respect de leurs besoins physiologiques, psychologiques et sociaux furent donc prohibés. » (p.40)
  [8] cf. p.51 : « Une société éco-socialiste se développa comme alternative au capitalisme broyeur de vies. La financiarisation et la spéculation furent bridées à l’avantage d’une économie sociale et coopérative répondant aux véritables besoins de la population. »
   [9] Cf. p.50 : « Et de nombreux « réfugié-e-s éthiques » choisirent d’immigrer en France… » & p.54 : « Les méthodes substitutives à l’expérimentation et à la vivisection animales étaient connues et utilisée dans d’autres pays depuis longtemps : ex vivo à partir de tissus provenant de banques de tissus ou de déchets chirurgicaux, in vitro avec des modèles cellulaires représentatifs des tissus et des méthodes physico-chimiques et, enfin, in silico avec des modèles biomathématiques. »
   [10] Ibid., p.58.
   [11] Ibid., .p.61.
   [12] Ibid., p.71.
   [13] Ibid., p.71.

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