ROMAN ROSSE DE BLÖSCH — SUR « LA VACHE » DE BEAT STERCHI — D’UN RÉALISME À MORT L’AUTRE AVANCE SUR SON TEMPS

BLÖSCH — SUR « LA VACHE » DE BEAT STERCHI — D’UN RÉALISME À MORT L’AUTRE

 

« Il y a des animaux ainsi faits, ils ont beau être innocents et malheureux et tout, on le sait, on leur en veut quand même. Il leur manque quelque chose. »
Céline — Voyage au bout de la nuit (1932)

 

« Parce que l’homme était initialement herbivore, l’introduction de la faune sur la table suppose une mutation de la nature humaine. »
p.28 in Les nourritures divines. Essai sur les interdits alimentaires — Olivier Assouly (2002)

 

« […] cette échine qui ne se rompt pas, cette masculinité entêtée, et il y a la machine, la chaîne, […] »
p.59 in Abattoirs de Chicago — Jacques Damade (2016)

 

   Comment vous parler d’un des romans les plus crus, les plus violents que j’aie jamais lu ? Comment vous dire tout à la fois combien cette œuvre — cet écrit-ci de littérature pure, joyau brut qui vous frappe en plein cœur comme le matador sur le chanfrein de la bête affolée vous perfore, vous dévore, vous anaphore. Comment vous dire que ce roman inédit — on veut dire par là qu’il ne peut y en avoir aucun autre comparable — est un voyage dans une saison infernale qui ne prend fin qu’avec le supplice aux cent morceaux de Blösch ? Comment vous dire ? Comment vous dire la transfiguration de l’horreur, en une forme de beauté extatique qui n’enlève rien à l’épouvante de la réalité que livre la fiction mais y respire parmi la terre ensanglantée ces ultimes et maladives fleurs ?

   Et si c’est Claro (traducteur de l’extraordinaire La Maison des feuilles de M. Z. Danielewski) qui préface le roman La Vache de Beat Sterchi pour les pertinentes éditions Zoé, il faut se dire qu’on tient là quelque chose de peu commun. L’écrivain et traducteur français n’étant lui-même pas un littérateur postiche, gageons que lorsqu’il écrit que la chose est entendue : jamais le sang des bêtes ne séchera sur la page de nos consciences[1], Beat Sterchi en aura éprouvé l’interminable nausée — condition animale et humaine confondues — bien avant que ne commence à sonner mondialement le glas du meat-trip. De viandard à végane il faut transiter, c’est sûr parce que l’éthique, et la justice, c’est certain aussi pour d’autres raisons que la raison du plus fort (les plus nombreux) pour l’instant ignore, et parce qu’il faudra déconstruire toute la mythographie du spécisme latent, profondément enfoui chez des influenceurs culturels comme Paul Ariès, Perico Légasse, Jocelyne Porcher ou bien Jean-François Braunstein pour ne citer qu’elleux qui refusent le progrès moral et biopolitique que constitue la viande propre (clean meat), en se défendant du « transhumanisme » parce que cela dénaturerait l’Homme… de passer à autre chose non violent, plus avantageux socio-éco-logiquement. Un peu de sérieux ; la nature de l’homme n’est pas dans l’abattage — on espère…— et l’humain peut s’abstraire des intérêts géopolitiques standards propre à générer de la famine tandis que chaque année on abat 75 milliards d’animaux terrestres et 1500 milliards d’animaux aquatiques sans éviter qui l’Ethiopie, qui le Yémen, quand en 2015 encore 815 millions de personnes souffraient de malnutrition et mourraient de faim 9,1 millions d’entre elles. Et l’on voudrait continuer à zigouiller tant et plus de bêtes au nom de la faim et de l’humanisme ? Ce n’est plus seulement un scandale, c’est un déshonneur absolu pour nos générations ! Et si tout est bien affaire d’argent, ce n’est pas la cause animale qui a inventé ni fait fructifier le capitalisme, mais bien le capitalisme (l’économie productive classique) au sein du néo-libéralisme débridé à la TAFTA, qui voit en cette cause des marchés potentiels pour sauver justement le marchandage, et donc potentiellement des vies : humaines oui, mais animales car il n’est plus temps de transiger — mais on veut bien prendre le moindre effet de bord involontaire s’il est positif — nous ne sommes plus à la fin du XXe siècle et la maison brûle, le feu a pris en cuisine.
   C’est donc à la fin du terrible XXe siècle que se situe La Vache de Beat Sterchi. Pays : la Suisse. Région : Bernoise. On y arrive comme un travailleur étranger, descendant du bus avec Ambrosio l’Espagnol, Ambrosio qui sous les regards paysans se sent exposé comme un poisson à l’étalage[2]. D’emblée un malaise s’installe, on zyeute Ambrosio comme on zyeute tous ces ritals et autres bougnoules. Mais il tient bon, Ambrosio. Il travaille dur, il fait l’affaire, le père Knuchel est content de lui et le fait savoir. Il pousse la brouette, il retourne le fumier, il trait les vaches. Il admire Blösch, cette belle Simmental (Bos Taurus), un peu la cheffe des vaches à Knuchel (voyez la Milka mais rousse, normale en somme). C’est toute une époque (des éons pastoraux) cet éternel revient, où des types comme Ambrosio envoient leur paye à femme et enfants là-bas chez eux, et où des types comme Knuchel s’en fichent pas mal de là d’où on vient si on fait l’affaire et si on travaille à l’ancienne, pas avec des vaches parquées et des machines tout partout. Les péquenots c’est pas des cons qu’en ont qu’après l’argent. Et là-dedans, Ambrosio trime au milieu de ces gens si grands, de ces vaches si grandes qu’on emmène aux grands coillus pour la reproduction. Parfois, c’était comme ça, une vie de vache avait jailli d’une autre et avait dressé ses 50 ou 60 kilos de chairs et d’os sur ses jambes[3]. Bon, mais c’est bien le maire qu’a raison : « Je crois que l’époque de la vache à usage multiple en estivage est finie, qu’est-ce que tu veux, on sélectionne autrement de nos jours. Qui s’inquiète encore d’un dos droit ou de cornes régulières ? Du lait, il faut qu’elles donnent du lait. » (p.57) La vache. Chronique des temps qui changent. À ce monde révolu, bientôt avalé tout cru par la mécanisation totale du vivant et l’automatisation quasi complète d’une poignée de trous du cul de basse fosse, s’y opposer c’est comme rêver d’un vieux guichet de poste où l’on pourrait aller sans prévenir et qu’on vous ferait quand même l’envoi du mandat : « Ce qui compte, c’est pas de savoir si on trafique avec du fumier ou avec de l’argent, ce qui compte, c’est qu’on respecte les usages, pas vrais ? » (le postier, p.197). Plus très vrai.
*
   Et puis on ne sait pas, ellipses temporelles, sept années, Ambrosio à l’abattoir, récit par un tiers-ouvrier, comme dans La Jungle d’Upton Sinclair. Tout un roman dans le roman. Tout le roman. Adieu veaux, vaches… Salut Chicago-Berne ! Salut au contact avec l’animal mourant à l’endroit même où je le caressais aussi[4]. L’Enfer sur Terre ça existe. Blösch comme dans un tripes-tique à la Jérôme Bosh :
   À la une…
   Les veaux difformes, les octojambistes à trois têtes, les porcs aux membres intervertis qui dansent si gaiement sur quatre museaux, les vaches déjà abattues qui se ressuscitent.
   Que je sois à l’abri de tout ce tintamarre.
   Je n’ai pas réclamé la fête foraine[5].
   À la deux…
   Et moi le bourreau, l’esclave du front rouge, je suis agenouillé sur ton cou, aiguisant mon sabre. C’est moi. Est-ce moi ? Je te fais passer sur nos comptes, avec armes et bagages.
   […] Je glisse un couteau court sous la peau de la tête.
   Je vais te faire la peau, te déballer.
   Je te mets à nu, je sais[6].
   À la trois…
    […] je creuse mon chemin à travers la peau, les tendons, la chair, la douleur, je me traîne, donne des coups de couteau en tous sens, tente de m’abriter derrière la nécessité de travailler vite[7].
   À partir de là on est happé, comme choppé par une de ces bécanes d’usine qui vous suçotent un bout de blouse et vous aspire, vous entortille autour d’elle, vous disloque, vous brise toute l’ossature, vous fait confiture, vous pèle tout entier comme on dépoile un cochon. Farces et attrapes, farce à saucisse, tout pareil. De nos jours on ne peut pas finir dans le pâté comme antan. Impropre à la consommation. Sauf si on est un cochon, ou une vache. À moins que…, Blösch…
   Et puis c’est la vie de tous les autres aussi, charcutiers ou quoi. C’est des tétines et des jarrets. Pas ce qu’on croit. La Spreussiger. Une véritable politique sexuelle de la viande. Voudrait y aller franco de porc. Et ça crache par terre. Et ça tête le cigare. Et ça gueule. Et ça finit fourbu, tordu, brisé mais ça reviendra quand même. Autour de quelle potion, de quel élixir qu’il faut bien qu’on communie ? Alors à la louche […], pas se vautrer avec le couteau à la main, lire tout ça — La Vache — comme y avoir été, transformé en prolétaire ultime, zombie land et toxic avenger, faudrait pas y foutre un pied, pas même un doigt (pas vrai Ambrosio ?!), pas glisser sur ce Styx puant où tel un pouding, du sang coagulé gisait parmi les lambeaux de peau et des bouts de tendons, […][8].
   Et puis voir, comme de ses propres yeux, décillés, vidéo de L214, vie d’Espagnol (pas vrai Mauricio ?!) quand Krummen ouvrit la matrice de Blösch. Les eaux giclèrent sur son couteau et sur ses mains. Le fœtus était brun clair. Il avait une tache blanche au front. Il était étroit, avec le dos d’un lévrier, son poil humide brillait[9]. « Un monde s’était renversé » qu’il dit l’autre (p.296), dans le roman. Tu m’étonnes, la vache. Le monde à l’envers c’est quand le vrai monde ne devrait pas être tel qu’il est. Réalité falsifiée.
   La Vache est l’histoire d’un monde qui se sclérose, celui de chairs tuméfiées et tumorales. Un monde en pleine pétrification (effroi) face à la perte de valeurs peut-être illusoires pour partie, mais qui étaient celles d’un monde où l’on avait pied — dans autre chose que le sang et la merde, sur un sol industriel préparatoire aux paradis artificiels que sont les orgies barbaquesques et barbecueteuses de foules indolentes avides de bouffe, accrocs à l’entremangerie, dépendantes comme on peut l’être à l’alcool, à la coke, au sexe, le tout injecté dans les veines et le corps comme on gonfle des boyaux de mille chairs agglutinées. Mâcher ou équarrir c’est la même chose.
   Jamais roman depuis La Jungle, n’aura été aussi loin, beaucoup plus loin, dans le sordide des abattoirs. Peinture sanglante de la vie moderne.
   À la une…
   Recherché pour le meurtre d’un veau.
   Pour l’assassinat de…[10]
   À la deux…
   Le manque de fer les maintient en état d’anémie, et blancs[11].
   À la trois…
   Et qu’est-ce dont que les abattoirs ? Si ce n’est un tabou bien gardé où l’économie du profit règne en maîtresse ? C’est un exemple classique de l’impuissance des classes dominées. Brecht déjà a montré la différence entre l’employé et le bétail…
 […]
Je me sens SAIGNÉ !
[…]
Cher animal mort.
[…]
Ne se mutinent pas ?
[…]
Toute révolte est immédiatement matée.
[…]
Cette saloperie de merde de fosse d’abattage[12].
*
   Et la fin de cette interminable journée à l’abattoir, c’est comme la soudaine interruption d’un néant — de leurs absences à Huber, Hofer, Kilchenmann, Luigi, Bössiger et les autres, perdus dans leurs rôles de rustres ouvriers d’abattoir — qui ne se résoudrait que dans l’irruption d’un rituel quasi cannibalesque, vampirique, dont la charge émotionnelle — vivante ! ne s’exprime que grâce à un étrange jeu de rôles et d’haruspice. Retour à une doctrine sacrificielle dont on pense que le symbolisme dit quelque chose de ce qui doit être fait. Rien ne doit être fait pourtant à l’encontre des animaux. C’est un prétexte. Une tentative d’évasion de la condition humaine. Comme cette prétendue tradition invoquée par les Denhez, les Wolff, les Enthoven, les Ariès, les Porcher, les contempteurs des animaux qui ne leur ont rien demandé, ni encore moins permis. En fin de compte, le spécisme qui s’exerce à l’encontre des animaux ne serait-il pas qu’une forme d’impuissance à la mansuétude, qu’un appétit spécieux d’un « pouvoir(-être) » par la contrainte exercée sur le plus faible ? Les animaux sont le faire-valoir de cet insupportable sentiment d’infériorité multiple qui imbibe souvent l’être humain. Florence Burgat a raison lorsqu’elle écrit qu’il n’y a pas de mécompréhension de l’animal, et que personne ne [les] prend les animaux en général pour des choses[13]. Personne n’est dupe. On sait qu’on abat des non-humains, autrement dit : des suffisamment semblables pour que seul les différencie de nous cet attribut qui nous appartient et nous définit si imparfaitement : humanité.
   La Vache, roman publié en Suisse en 1983 n’a rien perdu de sa vigueur. C’est une grande œuvre littéraire et un tour de force sociétal en avance sur son temps — possiblement encore aujourd’hui. Il faut dire que l’auteur, né en 1949, est fils de boucher mais qu’en 1970 il refuse ce flambeau et part vivre au Canada puis au Honduras. La littérature américaine va l’imprégner et l’inspirer profondément.
   On doit la traduction française de La Vache (Blösch) à Gilbert Musy, disparu en 1999. Musy nous a sans aucun doute restitué avec maestria une langue bernoise, vernaculaire et rurale très marquée, et marquante. Le succès énorme de ce livre dans les pays germanophones, succès que Sterchi fuit alors comme une peste, a été mérité, très amplement, et aujourd’hui il est temps que La Vache réaccompagne notre conscience collective s’ouvrant peu à peu, trop lentement, à la dignité et la considération que tous les animaux méritent de recevoir de notre part.
   Enfin, à travers sa lecture de la xénophobie, d’un travail avilissant et des liens étroits entre l’exploitation des humains et celle des animaux, l’œuvre de Beat Sterchi s’avère être une des pierres fondatrices de la dénonciation du transhumanisme spéciste en littérature. Un transhumanisme qui a commencé petit à petit avec l’outil et la domestication, où l’on voit que malgré son éloignement des véritables fonctionnements des êtres vivants, l’humain perpétue grotesquement une pantomime symbolique éculée, bien que l’automatisation à outrance n’ait pas de sens sinon économique, et que retourner — ou tenter de retourner — en arrière vers une relation d’élevage-abattage traditionnelle est un leurre, pis : un fantasme bête et méchant. Le transhumain aura toujours été à l’œuvre. Il faudrait juste qu’il ne tue plus. Le transhumain est la nature humaine. Le transhumain a produit les routes, les véhicules amphibies, les vaccins, la fusée spatiale et l’utilisation de la fission de l’atome, tous les extractivismes et la nanotechnologie ; …pour le meilleur et pour le pire.
   Ils font fausse route celleux qui fustigent la modernité (industrielle) au nom de l’élevage d’antan. L’élevage productiviste actuel est la conséquence logique, économique, du système transhumain ancestral et hominisant. Sans transhumanité pas d’hominisation. Sans transhumanité pas de sortie des cavernes. Pas de charognage ni d’élevage, ni d’abattage et de culture spéciste liée à la représentation du monde intrinsèque (équivalente, en miroir) à son utilisation. Autrement dit le véganisme comme mode de vie et l’antispécisme comme revendication philosophico-politique (éthique) ne sont pas des erreurs dues à un excès de transhumanisme mais une des possibilités de progrès intellectuel et moral comme peuvent en produire les relations sociétales, qui découlent de notre nature et s’expriment en cultures. Toute la question est de savoir : désire-t-on se servir de ce qui est à notre portée pour s’améliorer, et comment ? S’améliorer signifie cesser l’exploitation des animaux parce que l’être humain a toujours chercher à abolir la souffrance. La sienne propre et celle de ses proches. Et pour cela pas besoin de technologies. Pas besoin des sciences même si l’éthologie est une aide. Pour cela le bon sens suffit tandis que nous nous rapprochons des animaux dont nous nous étions éloignés-e-s en nous méprenant sur leur présence à nos côtés. Les animaux n’ont pas de fonctions naturelles dévolues à l’usage humain. Notre nature trans-missible est de chercher à nous améliorer en rendant notre monde meilleur à vivre. Il est logique, in fine, de vouloir partager cela avec les non-humains.
   Cela dit en passant : souvent vivre avec des animaux — vivre avec et non pas les élever — n’est-ce pas déjà les imprégner (au sens de Konrad Lorenz) de ce que nous sommes (et de façon moindre, inversement) donc, d’opérer une trans-humanisation sur elleux ? On a notre idée sur la question, nous laissons chacun-e y réflechir.
   Finissons-en avec cette chronique, finissons-en par quelques pétales fanés exhalant ce qu’il y a de croupi dans l’« Homme ».
L’héautontimorouménos
À J. G. F.
Je te frapperai sans colère
Et sans haine, comme un boucher,
Comme Moïse le rocher !
Et je ferai de ta paupière,
Pour abreuver mon Saharah,
Jaillir les eaux de la souffrance.
Mon désir gonflé d’espérance
Sur tes pleurs salés nagera
Comme un vaisseau qui prend le large,
Et dans mon cœur qu’ils soûleront
Tes chers sanglots retentiront
Comme un tambour qui bat la charge !
Ne suis-je pas un faux accord
Dans la divine symphonie,
Grâce à la vorace Ironie
Qui me secoue et qui me mord ?
Elle est dans ma voix, la criarde !
C’est tout mon sang, ce poison noir !
Je suis le sinistre miroir
Où la mégère se regarde.
Je suis la plaie et le couteau !
Je suis le soufflet et la joue !
Je suis les membres et la roue,
Et la victime et le bourreau !
Je suis de mon cœur le vampire,
Un de ces grands abandonnés
Au rire éternel condamnés,
Et qui ne peuvent plus sourire !
Charles Baudelaire, in Les Fleurs du Mal (1857)

 

M.

 

   [1] In La Vache, p.5 (préface) aux édition Zoé (2019).
   [2] Ibid., p.16.
   [3] Ibid., p.32.
   [4] Ibid., p.84.
   [5] Ibid., p.68.
   [6] Ibid., p. 68.
   [7] Ibid., p. 138.
   [8] Ibid., p. 227.
   [9] Ibid., p. 248.
   [10] Ibid., p. 304.
   [11] Ibid., p. 305.
   [12] Ibid., p. 329 & p.427.
   [13] Être le bien d’un autre, p.29 (Rivages, 2018)
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Une réflexion sur “ROMAN ROSSE DE BLÖSCH — SUR « LA VACHE » DE BEAT STERCHI — D’UN RÉALISME À MORT L’AUTRE AVANCE SUR SON TEMPS

  1. As a child I remember how upset and frightened we become, by witnessing the butchering of animals, at grandmother’s country house, she had chickens, and ducks, and turkeys, and on occasion a pig.

    Remember I was so shaken, that after refused to eat them, and the adults will get upset with me.

    Great post, a teacher of mine used to say wars, and the killing of men by other men, its the price we pay for our dehumanization by butchering animals, and the promise of God, as in the Bible not to shed blood.

    « But you must not eat meat that has its lifeblood still in it. And for your lifeblood I will surely demand an accounting. I will demand an accounting from every animal. And from each human being, too, I will demand an accounting for the life of another human being. »

    Genesis 9: 4-5

    But even if you are not a believer, yes, to extend our natural empathy, kindness and humanity to every animal, and living thing on Earth. And respect even mountains, rivers, oceans, our environment as well. 🙂

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