« JE MANGE DONC JE SUIS » AU MUSÉE DE L’HOMME — UNE EXPO (PAS) TRÈS CARTÉSIENNE

« JE MANGE DONC JE SUIS » AU MUSÉE DE L’HOMME
   Aujourd’hui nous sommes allé-e-s voir l’exposition « Je mange donc je suis » qui se tient au Musée de l’Homme à Paris jusqu’au 31 août. Si Christophe Lavelle, commissaire scientifique de l’exposition peut à la fois dire qu’au départ, nous avions même prévu d’avoir le prêt de la robe en viande de Beaubourg. Mais on nous a dit qu’on allait trop loin dans la provocation, et qu’on risquait de voir débarquer les végans (source) et qu’il faut végétaliser et biodiversifier nos assiettes, pour notre santé et pour l’environnement (source), des véganes sont bien venu-e-s et ils ont trouvé cette exposition plutôt intéressante.

   En effet, si cette exposition ne se veut pas partisane, autrement dit ni pro-viandards, ni pro-véganes, il y a de quoi se sustenter. Peut-être malgré elle, « Je mange donc je suis » établit des parallèles vraiment forts entre la culture des exploitations animales et celle des femmes, elle laisse la part belle au débat très contemporain de la condition animale (souffrance animale, éthique), on pense évidemment à l’excellente Politique sexuelle de la viande, et en passant par une brève histoire de notre évolution alimentaire (préhistorique, historique, physiologique, socioculturelle, etc.), aboutit sur un scénario au futur proche de nos assiettes avec l’évocation de la clean meat.
   Le parcours, la scénographie, le déroulé de l’exposition sont très modernes avec des écrans tactiles, des animations, et c’est très réussi, du néolithique à l’art contemporain,  des cultures ancestrales et leurs chamanismes culinaires à l’agriculture intensive et la mondialisation, sans toutefois qu’on se sente détaché-e-s de notre quotidienneté, nous sommes embarqué-e-s à travers le temps et le monde et, à la fin, l’on se dit que sans produits animaux, vraiment, mais alors vraiment vraiment ! l’art culinaire et le lien social n’y perdraient rien du tout, car ce n’est pas la « viande » qui les forge mais bien les êtres qui les partagent. Une expo super aussi pour les jeunes (pas les jeûnes hein !).
   Si vous êtes sur Paris ou sa banlieue, ou si vous passez par-là avant la fin du mois, venez voir cette exposition et profitez-en pour faire un tour au Musée de l’Homme qui n’est plus celui des années 80, très orienté préhistoire hominienne et Histoire hégélienne d’Homo Sapiens avec force folklore et costumes guerriers, mais nous resitue désormais au cœur de notre planète et ses écosystèmes en péril, avec cette idée que l’humain doit se décentrer comme le chante Dominique Ané.
À voir aussi : deux micro-expo, Le Dernier repas de Pompeï et Être beau (comme nous, lol !). Pour 12€ ça vaut le coup, et grâce à la Covid on peut être tranquillement misanthrope au musée !
K&M

 

 

…on la voit de chez nous, mais l’inverse n’est pas vrai…

…de vrais parisiens, tiens !

…œil pour œil ou… ?

…mais c’est quoi ce KM1 ??? on n’y est pour rien !…


…pour le gavage des femmes au Niger… se pratique encore…

 

Jesus saves… the gang… Extrait de la série Gods of suburbia de Dina Goldstein

…un Picasso dont on n’a pas noté le titre, donc nature morte peinte de son vivant…

Caddie de Lilian Bourgeat (2014)
Extrait de Hiding in the city, Paris II, Meat factory, de Liu Bolin (série, 2013)

Grande fontaine au chocolat de Gilles Barbier (2014)

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

…bon choix de livres à la boutique…

 

 

 

Un mot à dire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s