POTAGER AN II. ÉCO-STRESS. PROBLÈME DE L’EAU.

POTAGER AN II. ÉCO-STRESS. PROBLÈME DE L’EAU.

 

 

 Potager
   Salut à tou.te.s !
  L’an dernier, après notre arrivée en Bourgogne, nous avons démarré un potager. Hélas, comme la saison printemps-été 2021 s’est avérée très pluvieuse et plutôt froide, il aura été difficile d’obtenir de belles récoltes. Cette année, nous avons commencé de travailler le potager au mois de mars en ayant pris soin de l’amender et de le pailler durant tout l’hiver. Puis, agrandissement ou regroupement des parcelles, désherbage, grelinage, apport de composts, de purin d’ortie maison, réchauffement du sol et enfin mise en place de carrés potagers et de mini serres du commerce ou fabriquées avec ce que nous avions sous la main. Courant mars, K. s’est occupée de faire quelques semis (haricots, courgettes, tomates, salades, cornichons, concombres).
   En avril, nous avons semé en pleine terre sous bâches des légumes racines et des légumes feuilles principalement : carottes, navets, betteraves, panais, blettes, épinards, salades, choux (raves, verts) puis d’autres haricots, des pommes de terre et des oignons.
   Au mois de mai, ont eu lieu la mise en terre des plants de semis, et ajouts de plants venus du commerce. On trouve dans notre région des jardineries qui produisent leurs propres plants vendus à l’unité et à petits prix. Autre possibilité : les associations locales et les producteurs locaux vendant sur les marchés. Plus dernièrement, nous avons passé quelques heures à couper les cheveux en quatre… euh ! non : de la paille en petits morceaux pour apporter un paillage en complément de l’herbe de tonte qui, étalés sur les surfaces et aux pieds des plantations, permettent de conserver un sol plus humide après arrosage. Nous avons fait le choix d’un paillage tardif (réponse à Maryse), ne sachant quel temps il ferait, car attention : le paillage par temps pluvieux attire tous les bébés limaces qui alors se régalent des jeunes plants appétissants ! En bons islamo-gauchistes (ah ah !), nous avons décidé de voiler les choux et les navets afin de les protéger des insectes dits « parasites » que sont les altises. Une partie des tomates sont sous un tunnel serre. On se souvient que l’an dernier, le temps mauvais avait fait apparaître un mildiou destructeur…
  On peut le dire, comme nous nous en sommes bien rendu.e.s tou.te.s compte, cette année on n’est pas parti.e.s dans la même configuration tant le climat est cette fois-ci beaucoup plus sec, voire trop sec, et d’ores et déjà  caniculaire. Pour le moment, le résultat est plutôt satisfaisant, puisque nos légumes poussent bien. Nous avons récolté pas mal de courgettes, de salades, de pommes de terre nouvelles, de blettes, d’épinards, de navets, etc., dont on se régale dans des quiches, des tians, des soupes et K. fait des conserves cuites et lactofermentées pour tout ce qu’on ne peut pas consommer dans l’immédiat. Les fraisiers de l’an dernier ont été généreux. Nous avons pu nous ravir de gariguettes et de charlottes bien goûteuses et sucrées. On vous montre tout ça en photos ?
Notre ancien sommier délatté et transformé en carré potager
Mini serre, les salades poussent…

Courgette jaune et topinambour

Mise en place de pieds de tomates et du tunnel

Artichaud et céleri branche

Carrés de fraisiers

Déchets verts au fond du jardin

Pépette, inspectrice du green in progress !

Tomates – détail

Tunnel des tomates, aubergines et poivrons

Artichaud en formation

Mini serre maison : cageots, tubes, bâche

« Vive le voile ! » – Choux protégés des piérides et des altises (espérons qu’il n’y poussent pas des bébés humains !!!)

Concombre et pas cornichon comme on a cru…

Première et seule cerise : pour les oiseaux et les fourmis

Navets – paillage à l’absinthe pour éloigner les coquins sans violence

Un des trois grands carrés (quoi ? rectangles… oui bon : OK)

Courgettes : ronde de Nice, très généreuses

Cent patates !!!!!!!!

Jardinières aromatiques

Choux raves

Les coccinelles en action

Concombres, cornichons & courgettes et tipis maison

Oignons – détail

Pâtissons ? […] (quand tu ne sais plus ce que tu as planté…)

Vigne – grappe en formation

 

Éco-stress
   Juste un mot en passant, pour dire que nous comprenons le sentiment des jeunes gens engagés pour la défense de l’écologie. On parle généralement d’éco-anxiété quant à ce sentiment de désespoir relatif à la destruction mondiale des écosystèmes et au manque de perspectives. Nous, nous y intégrons aussi  les effets immédiats du réchauffement climatique et l’érosion de la biodiversité, car en effet c’est dès maintenant une réalité : on voit bien  qu’il y a des variétés d’insectes qui ont disparues, et nous pensons beaucoup aux autres animaux qui subissent de plein fouet les modifications trop brutales des environnements. Très concrètement, à cette tourterelle qui niche en haut du poteau électrique en plein soleil, aux hirondelles qui doivent déployer plus d’efforts pour trouver de la glaise, etc. Aux petits merles et leurs parents qui cherchent ardemment leur nourriture tandis que la terre est très sèche et la végétation soumise à rude épreuve. On a mis des points d’eau, ouvert notre composteur ombragé riche en vers de terre pour les aider un peu. En attendant la fin de la croissance des merleaux, eh bien Pépette est assignée à résidence.

 

Problème de l’eau. Your fucking attitude
   Avant de vous laisser avec quelques derniers clichés, nous voulions évoquer, en lien au climat estival très en avance cette année, le problème de l’eau, qui est aussi, voire surtout, le problème de l’attitude des un.e.s et des autres. Ici c’est la campagne. En début d’année des voisins ont fait construire une grande piscine. Comment vous dire combien nous trouvons cela déplorable quand on voit à quelle vitesse, bien qu’en arrosant avec pondération, il est rapide d’épuiser nos réserves accumulées (depuis septembre 2021 dans nos récupérateurs d’eau : environ 2500 litres utilisés pour le ciment de notre terrasse et le ciment colle du carrelage et enfin l’arrosage du potager), et qu’il faille donc prendre désormais l’eau au robinet. Hier, aux infos on parlait de la canicule en Californie. On a bien ri (jaune) quand on a appris que les autorités là-bas invitent les citoyen.ne.s à limiter leurs douches à…. 5 minutes. Euh…. WTF ??? Depuis 15 ans environ, nous nous douchons comme suit : mouillage de la fleur d’éponge, savonnage, rinçage. Temps estimé d’eau en jet fin : 30 secondes. Est-ce qu’on pu ? Bah personne ne s’en est jamais plaint. Qui plus est, d’avril à novembre inclus, nous nous lavons à l’eau froide. Eh oui, on nous parle des soucis d’approvisionnement des énergies, du prix, etc. Il n’est pourtant pas difficile à ce niveau, de se mettre en accord avec la réalité. Le discours des autorités à ce sujet est vraiment mou du genou. Cette année, bien qu’en maison avec le potager, nous avons même diminué notre consommation d’eau par rapport à lorsque nous vivions en appartement. Pour information, la consommation annuelle moyenne de chaque français est de 55 m3. Nous ici : 40 m3 pour deux, en buvant de l’eau du robinet filtrée. C’est possible ! À côté de cela, alors que les pelouses ont soif, on voit aussi des gens alentour qui s’obstinent à tondre de la poussière ! Bon… comme la plupart ont des enfants, des petits-enfants, on les plaint car pour eux, c’est une autre douche froide qui les attend…
   Demain, législatives : on sait à quel camp ira notre vote.
   K&M

 

Framboisier qui nous a suivi depuis le 77
Ancholie

 

Poterie de Puisaye

 

3 réflexions sur “POTAGER AN II. ÉCO-STRESS. PROBLÈME DE L’EAU.

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