VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE (PARTIE III)

VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE (PARTIE III)

 

   4) Animal rationale ? — Diplomatie dans la lumière de l’Être
   Dans une thèse explorant la brève ouverture de la philosophie du jeune Heidegger pour un mode existential des animaux, Christiane Bailey montre qu’il y a bien eu, avant le re-jet du zoon hors du Dasein (de l’être-là devenant rapidement exclusivement humain) une modalité propre — originaire — appartenant (ou ici allouée) aux animaux, formant donc ontico-ontologiquement famille avec l’humanité. Et comme le dit fort bien Juan-Manuel Garrido dans une autre thèse : « […] c’est l’animalité de l’être — l’être se libérant de l’être — ce qu’il faut essayer de comprendre si l’on veut vraiment libérer l’essence de l’homme de l’humanisme métaphysique. » On comprend bien que le darwinisme et l’éthologie contemporaine achèvent de donner raison à cette position : que l’être comme ce quoi se donnant à soi-même n’est pas un privilège humain, mais est bel et bien disséminé dans le monde que nous partageons avec ces êtres dans la différence ontologique s’effaçant immédiatement au profit de la corporéité (ipséité biontique). Heidegger, en privant les animaux de monde(s), les a virtuellement coupés de l’espèce humaine à sa manière et à la suite de Descartes, et même si pour des raisons différentes, donnant quelque part l’illusion d’une sorte d’immunité spécifiquement humaine — « étrangisant » l’humain de l’animal, jetant le bioç hors de l’exis — ou bien ex-communiant l’humain du monde des vivants et le pro-jetant vers un autre état plus singulier (solus ipse)[1].
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VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE (PARTIE II)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE (PARTIE II)

 

   3) Secundum species suas : antispécisme et hyperéthique
   Selon Gil Bartholeyns, qui parle alors depuis la crise sanitaire en cours, ses causes et ses conséquences, il convient dans l’optique d’un partage des communs planétaires avec les étant-vivants, de penser l’alterité animale dans le cadre de l’hétérobiose, où vivre ensemble est être forts de nos différences, où la zoodiversité est garante de la pérennité même de la vie. Cette disposition d’esprit ne s’oppose pas à la mise en place de droits fondamentaux pour les animaux. Plutôt vise-t-elle à définir le biosystème comme suffisamment parfait en résilience et comme l’espace idéal d’épanouissement des animaux. Un certain antispécisme classique arguera que comme ce sont les individus qui comptent il faut s’occuper de chacun pour lui assurer une vie heureuse, et donc d’employer l’utilitarisme pour mesurer la souffrance et la faire diminuer, voire disparaître.
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À GAUCHE TOUTE ESSENTIELLEMENT ! — PRÉSENTATION DE « CAUSE ANIMALE, LUTTES SOCIALES » PAR ROMÉO BONDON ET ELIAS BOISJEAN

PRÉSENTATION DE « CAUSE ANIMALE, LUTTES SOCIALES » PAR ROMÉO BONDON ET ELIAS BOISJEAN

 

« L’écologisme utilise l’écologie comme le levier d’une critique radicale de cette civilisation et de cette société. Mais l’écologie peut aussi être utilisée pour l’exaltation de l’ingénierie appliquée aux systèmes vivants. »
p.270 in Écologie et Politique. Écologie et Liberté, Michel Bosquet (André Gorz)

 

« Cette division des humains en « nous » et en « eux » — leur juxtaposition et leur antagonisme — a été, tout au long de l’histoire de l’espèce, un trait caractéristique inséparable du mode humain d’être-au-monde. »
p.49 in L’âge de la régression, dirigé par Heinrich Geiselberger (« Des symptômes en quête des objets et d’un nom » par Zygmunt Bauman)

 

« La cause animale n’est pas essentiellement de gauche. »
David Chauvet, tribune parue sur Marianne.net le 29 juillet 2021

 

 

 

   Au mois d’avril 2021 est paru chez l’éditeur indépendant le passager clandestin, un superbe recueil de textes représentatifs de l’engagement de gens de gauche notamment pour la cause animale, du XIXe siècle à l’avant seconde guerre mondiale. Sur la page de la maison d’édition on trouve que c’est : « Un livre qui explore les racines socialistes et libertaires des mouvements de défense des animaux. »
  Qu’on se le dise tout de suite car c’est la vérité : la cause animale touche des humain.e.s de toutes obédiences, politiques, apolitiques, religieuses ou athées, et dans tous les pays du monde. Toutefois, à l’heure actuelle en France, et à moins de ne pas avoir la télévision, internet ou même encore la radio, et de ne pas lire les journaux, on ne saurait ne pas avoir remarqué ce qu’on peut appeler une tendance forte à la droitisation de la société, droitisation d’origine néolibérale ayant pour fonction d’exploiter à bon compte une culture-marketing du greenwashing (écoblanchiment) et pour ordonnée la question critique du choc culturel entre Occident et Orient, l’un en voie de régression morale et l’autre peinant à progresser en modernité — où est sans cesse réactivé le ressentiment xénophobe et son cortège de théories « politiques » anticosmopolites mettant à la fois à la marge la question du changement climatique et celle de la condition animale. D’un certain point de vue, le Parti Animaliste fondé en 2016 a réussi son pari de neutralité : que les autres partis, plus anciens, connus et plébiscités par les votant.e.s, s’emparent de la question animale. Il les force littéralement (et c’est une remarquable réussite) à prendre en considération la condition animale tel que cela n’avait jamais eu lieu auparavant. D’un autre côté, le monothématisme du PA tend à mettre à l’écart la question sociale comme si un humain qui vote ne le faisait pas depuis sa propre condition dans la société, et peut-être plus encore comme si notre rapport aux animaux n’était pas consubstantiel à la structure même de notre civilisation, de ses usages techniques sur le monde et ses cohabitant.e.s et des possibilités ou non, pour les humain.e.s, de s’y émanciper et de travailler chacun.e à son niveau à toutes améliorations souhaitables des conditions de vie pour tou.te.s. Comme l’écrivent avec pertinence Roméo Bondon et Elias Boisjean, les auteurs de Cause animale, luttes sociales, aujourd’hui un constat s’impose : si le mouvement animaliste est politiquement hétéroclite, les formations favorables à l’émancipation humaine et à une juste répartition des richesses marchent en ordre dispersé quant à la manière d’appréhender notre rapport aux animaux[1].
   Pour l’intérêt fondamental des animaux à ne pas être exploités ni souffrir du traitement qui leur est réservé par les êtres humains, cela ne change rien en effet que leurs défenseur.se.s soient de droite, du centre, de gauche, qu’iels désirent aider leurs prochains à la dérive depuis la Syrie, l’Irak ou l’Afghanistan entre autres — enfin que les Droits de l’Homme soient respectés en somme et qu’on fasse preuve d’égard pour nos semblables — ou qu’iels ressassent les antiennes maurassienne ou lepeniste, bref qu’iels entretiennent par peur personnelle ou conviction hallucinée les affres du phénomène de la colonisation-décolonisation, pensent qu’il suffit de libérer les animaux tout en soutenant les formes de rancœurs et racismes dont nos sociétés sont toujours extrêmement imbibées, pour que la vie sur Terre soit agréable. Cependant, à l’heure hypermédiatique où se font face d’étranges hybridations politiques dans un melting-pot du socius bien plus important et complexe, donc retord, qu’on ne veut bien le dire, avec d’un côté des réactionnaires globalisants et des progressistes séparatistes, et où l’on revendique haut et fort pour le féminisme, l’antiracisme, l’écologie, etc., il faut bien remarquer, comme le disent Bondon et Boisjean, que pour indépassable et structurante que soit la question de classe, elle n’explique pas, à elle seule, l’entièreté des dominations à l’œuvre au sein de la société[2]. Pour preuve ce qu’avancé par David Chauvet l’été dernier comme quoi « Certains, comme Éric Zemmour ou Philippe de Villiers, ont pu déplorer qu’il n’y ait pas d’écologie de droite, qu’on abandonnât la préservation de l’environnement à la gauche écologiste », ainsi que « Si la droite est le plus souvent hostile à la cause animale, les Français, quant à eux, lui sont massivement favorables. » ; D. Chauvet soulignant qu’on dénombre bien moins de sympathisant.e.s de gauche que de personnes se déclarant en faveur du bien-être animal, mais enchaînant sans cette fois-ci écrire explicitement à qui (ou quel parti[3]) il fait référence en tançant que « Lorsque la gauche croit manifestement pouvoir s’appuyer sur l’écologie ou la cause animale pour nous faire avaler son wokisme […] » on laisserait grandir « […] l’insécurité culturelle de notre pays, en particulier lorsqu’on voudrait saper son identité universaliste au profit du communautarisme ou d’un racialisme d’importation américaine. ». Voilà une tribune qui à la fois ne mâche pas ses mots mais demeure, hélas, trop équivoque pour qu’on sache vraiment de quel côté le cœur de David Chauvet balance — en dehors bien sûr de son indéfectible engagement pour les animaux qu’il défend depuis des années, sur le terrain, en association puis via des ouvrages forts instructifs et bienvenus.
   Toutefois, on s’interroge, pour ne pas dire qu’on est pantois. Si la libération animale nous semble être une évidence souhaitable, on se demande à quoi elle servirait, et pour les animaux et pour les humains, si nous continuions nos guéguerres, nos concurrences effrénées au détriment de l’équilibre planétaire et des conditions de travail et de vie de tou.se.s. C’est là qu’il faut se rappeler que les fameux acquis sociaux qui restent aujourd’hui encore vraiment justes des minimas éthiques sont des choses qui ont été farouchement obtenues dans les barricades et les manifestations, que des femmes et des hommes ont payé de leur vie pour nous autres. Roméo Bondon et Elias Boisjean convoquent l’impeccable Louise Michel qui partageait avec ses conscrit.e.s de l’époque de savoir aussi bien écrire qu’elle était sincère et avant-gardiste dans ses engagements moraux et politiques : « […] Louise Michel rend possible et pensable, dès les années 1880, une pensée de l’émancipation intégrale, autrement dit articulée : les travailleurs et travailleuses, les femmes, les colonisé.es, et les animaux ne sauraient être exploités, dominés et massacrés plus encore. » (op. cit. p.23) On aura donc beau jeu de vilipender celleux qu’on espère conspuer en les traitant d’ismalo-gauchistes, force est de constater que Franz Fanon n’avait pas tort : « [L]e langage du colon, quand il parle du colonisé, est un langage zoologique. » (cité in op. cit. p.25[4]) On renvoie vers les travaux de Pierre Serna concernant ce point (et connexes, voir La politique sexuelle de la viande de Carol Adams et Le loup et le musulman de Ghassan Hage).
   Comme nous l’évoquons pour notre part dans certains de nos articles ou véganosophia, c’est parce que tout est lié qu’il convient de penser la « destruction du racisme », l’exploitation économique des « énergies fossiles depuis le XIXe siècle », « l’extractivisme », le « réseau de transport mondialisé » (cf. la pandémie de Covid-19 entre autres) et bien entendu l’« érosion actuelle de la biodiversité mondiale » comme nous y invitent Bondon et Boisjean. D’autre part, il faut prendre garde à ne pas commettre un péché d’orgueil qui, tel que formulé par les penseurs influents de l’antispécisme français actuel, jette le bébé écologiste avec l’eau du bain au seul argument qu’uniquement la souffrance individuelle des animaux (de rente, domestiques ou sauvages) compte, car en effet si la disparition des espèces en soit n’est pas une question pour les antispécistes tandis que l’écologie classique la dénonce à cause d’un possible manque de ressources à venir pour les humain.e.s, cette disparition correspond pourtant bel et bien chaque fois à des souffrances individuelles pleinement subies et ressenties, sans compter qu’on n’est pas capables de mesurer le mal causé aujourd’hui et demain à tous les animaux encore existants vivant en interrelation avec ceux qui disparaissent. Pour Bondon et Boisjean on peut également s’engager pour un socialisme résolument écologiste et animaliste : « Rares sont les théoriciens et théoriciennes antispécistes qui avancent un raisonnement logique les conduisant à promouvoir une réduction générale de la souffrance animale tout en considérant les menaces pourtant réelles d’une sixième extinction de masse. » (op. cit. p.29[5]).
   Pour finir à propos de ce recueil composé de textes de Charles Gide, Marie Huot, Louise Michel, Octave Mirebeau, Elisée Reclus, Louis Rimbault, Séverine, Léon Tolstoï, Georges Butaud, Sophie Zaïkowska, Ernest Cœurderoy et Henry S. Salt , nous vous partageons quelques extraits des femmes et des hommes qui ont pensé la cause animale et les luttes sociales ensemble dans un passé pas si lointain, et qui constitue, à notre sens, le noyau dur d’une zoopolitique contemporaine qui, sans attendre, à encore fort à faire pour les animaux et les êtres humains[6]. Pour savoir où l’on va, dit-on, il faut s’avoir d’où l’on vient.
Roméo, Elias ; merci Messieurs.

 

 

K&M

 

 

Ernest Cœurderoy (1825-1862)
« […] il n’est pas de peuple supérieur, inférieur ou égal aux autres ; mais que tous sont différents et que l’harmonie de l’ensemble résulte de ces diversités. » « Dans cette lutte, une dizaine de bouchers assommeront le pauvre animal, et Dieu sera du côté des coupables. Quant à ces petites bourgeoises, vêtues en châtelaines, elles vous appartiendront, comme à d’autres, si vous pouvez les payez. » « Que me veulent ces hommes ? Que leur ai-je fait, et pourquoi me harceler ainsi ? […] Et quand finira ce long supplice ? » « Oh les hommes ! les lâches, ils disent que les animaux n’ont pas d’âme ! Et les voilà qui répondent aux derniers mugissements de la bête par de grands éclats de rire ! »
Louise Michel (1830-1905)
« Depuis la grenouille que les paysans coupent en deux, laissant se traîner au soleil la moitié supérieure, les yeux horriblement sortis, les bras tremblant, cherchant à s’enfouir sous la terre, jusqu’à l’oie dont on cloue les pattes, jusqu’au cheval qu’on fait épuiser par les sangsues ou fouiller par les cornes des taureaux, la bête subit, lamentable, le supplice infligé par l’homme. »

Marie Huot (1846-1930)
« […] le public parisien venir assister à des expériences in anima vili. »
Elisée Reclus (1830-1905)
« […] magasins de chair ambulante qui se meuvent avec peine du fumier à l’abattoir. » « On connait le sort de l’autruche et du bison, on prévoit celui du rhinocéros, de l’hippopotame et de l’éléphant. » « Lorsque notre civilisation, férocement individualiste, divisant le monde en autant de petits Etats ennemis qu’il y a de propriétés privées et de ménages familiaux aura subi sa dernière faillite […] lorsque les naturalistes enthousiastes nous auront révélé tout ce qu’il y a de charmant, d’aimable, d’humain et de souvent plus qu’humain dans la nature des bêtes […] véritables compagnons. » « Mais à l’égard des animaux, la morale n’est-elle pas également élastique ? » « Ce monstrueux abus disparaîtra. »

 

 

Léon Toltoï (1828-1910)
« […] le loup pouvait dire avec la même justesse : qu’en mangeant des lièvres il sauvait des insectes avalés dans l’herbe, le lièvre pouvait résonner de même, et les insectes à leur tour […]. »

 

 

Henry Salt (1851-1939)
« L’émancipation de l’homme entraînera avec elle celle des animaux. » « Ainsi, l’influence indirecte des principes végétariens sur la mise en place d’un plan de réforme sociale est immense. Un régime alimentaire épuré et éclairé, fondé sur les produits strictement nécessaires, dispose presque immédiatement l’esprit de ceux qui le pratiquent à des comportements également simples et altruistes. »

 

 

Louis Rimbault (1877-1949)
« Ce n’est pas parce qu’on est menacé d’invasion par les pigeons et les taureaux qu’on organisent les tirs aux pigeons et les corridas. »

 

 

Vers la maison d’édition…

 

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   [1] Op. cit. p.18.
   [2] Ibid., p.21.
   [3] On déduit : Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise.
   [4] Dans Les damnés de la terre. Les auteurs ajoutent, pp.26-27 à propos de l’apparition du « véganisme noir » : « S’il s’avère indispensable de s’élever contre la moindre opération d’animalisation d’une population, comment ne pas voir qu’elle est rendue possible par la dépréciation initiale de l’animal ? »
   [5] Ils citent en exemple inverse la position de l’animaliste, antispéciste et écologiste Jean-Marc Gancille, et nous font savoir que « […] l’écologue Elise Huchard, fait cas, sur le plan éthique, d’une réconciliation entre individualisme antispéciste et holisme écologiste, en prônant humilité et discrétion pour sauvegarder l’autonomie et l’indépendance des animaux sauvages au sein de milieux protégés. »
   [6] Citations extraites, dans l’ordre, du recueil de Roméo Bondon et Elias Boisjean, p.39, 43, 61, 73, 107-108, 108, 111, 119, 136, 161, 166, 170, et p.230.

VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE (PARTIE I)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 
VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE (PARTIE I)
 
 
   1) Le différend de la différence : Wirklichkeit
   Pour le grand public dont nous sommes, que nous importe en définitive si c’est le pangolin, la chauve-souris ou Winnie l’ourson qui aura été le vecteur originel du Covid-19. La découverte de la cause précise de ce nouvel épisode viral épidémique puis pandémique — on dit alors : zoonotique car il provient du milieu animal — intéresse les scientifiques dans le but que ceci ne se reproduise plus, mais la véritable question de cette crise anthropologique en rapport au biosystème est bien plus vaste que ce simple épisode dont, nous aurions dû collectivement le savoir dès son commencement, nous n’allions pas nous débarrasser en quelques mois seulement.
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VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE (ZOOMNÉSIS)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 
VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE
 
 
— ZOOMNÉSIS —
 
     Dans le « monde d’avant », le monde d’il y a encore très peu de temps mais dont le temps passant éloigne sa présentialité et qu’il n’en reste plus qu’un fond diffus distancialisé, on a presque chanté — célébration phantasmée anticipatrice, utopie désormais faite atopie, c’est-à-dire une allergie cosmopolitique grandissante — on a chanté, dit-on, le « monde d’après ». Ce monde suivant nous y sommes sans vraiment y être. Il n’est pas celui qu’il aurait voulu être, réenchanté, il n’y est pas là où on l’attendait, il n’est tout simplement pas. Il est un autre monde d’après, un monde comme avant à vrai dire, un monde en dévalement (Verfallen) (au sens heideggérien[1] d’une errance décevante où demeure ouverte la possibilité de retrouver l’essentiel). Mais a-t-on seulement véritablement voulu ce monde ? Ou n’était-ce pas uniquement une nouvelle fabula narratur histoire de faire passer le temps du confinement (illusoire parenthèse enchantée de l’extractivisme ralenti, du ciel rendu aux oiseaux, de territoires réanimalisés et de l’encloisement singulier collectif) comme le temps d’une retraite spirituelle, sanitaire et salutaire ; d’une remise en question de la question de l’Être-au-monde en attendant de revenir, bon an mal an, au monde d’avant : au même monde en oubliant de revenir au monde même ? Car le « monde d’après » cela devait être, dans ce rêve éveillé ou cette somnolence in-dolente, l’occasion de faire surgir le vrai monde, le monde réel, celui où il fait bon vivre et où l’on sait qu’on a un à-venir. Un monde imparfait, dont il faut penser les événements à l’aune de chaque vie individuelle, mais un monde conservant sa sustainabilité (de sustain et non de « durable »). Lire la suite

MUFFINS MÛRES ET NOISETTES

Nous avons maintenant dans notre jardin quelques noisetiers et beaucoup, beaucoup de mûres.
Si les noisetiers ont peu donné, ils nous ont permis de faire un pot de taille honnête de purée de noisettes grillées.
Les mûriers quant à eux, régalent nos estomacs de compote (avec des pommes), de tartes, de confiture et de smoothies depuis deux semaines.
Pour changer un peu, j’ai eu l’idée d’associer leur saveur dans une recette de muffins moelleux, pas trop sucrés qui font honneur à ces deux fruits de saison.
INGRÉDIENTS (POUR 10 À 12 PIÈCES) :
– 170 g de farine T65
– 30 g de fécule de maïs
– 90 g de sucre blond
– 60 g de margarine
– 50 g de purée de noisettes grillées (en magasin bio, celle de la marque Damiano est vraiment la meilleure)
– 250 ml de lait végétal
– 1/2 sachet de levure chimique
– 1 sachet de sucre vanillé
– 1 pincée de sel
– 200 g de mûres

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UNE SAISON EN COURGETTE : GASPACHO INDIAN STYLE

Gaspacho indian style
INGRÉDIENTS : (POUR 4 PERSONNES) :
– courgettes jaunes (environ 700 g)
– 200 ml de lait de coco (secouer la boîte pour bien la mélanger)
– 100 ml d’eau
– 1/2 oignon
– 1 belle CS de coriandre fraîche
– 1 à 2 belles CC de garam masala
– 3 CS de jus de citron vert
– 1 CC de sel
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UNE SAISON EN COURGETTE : LES PETITS FARCIS

Les petis farcis
INGRÉDIENTS (POUR 2 À 3 PERSONNES) :
– 6 petites courgettes rondes (environ 1,3 kg)
– 70 g de tomates séchées
– 1/2 oignon
– 1 gousse d’ail
– 3 tranches de pain de mie complet
– 2 CS d’herbes fraîches (thym, origan, romarin) ou d’herbes de Provence
– 2 CS d’huile d’olive
– sel, poivre
– un peu de fromage végétal râpé (facultatif) Lire la suite