ARTICLE VIDEO#2 — ÉRIC BARATAY OU LES ANIMAUX SANS BARATIN — « BIOGRAPHIES ANIMALES »

ÉRIC BARATAY OU LES ANIMAUX SANS BARATIN — D’APRÈS « BIOGRAPHIES ANIMALES » AUX ÉDITIONS DU SEUIL

 

 

« Il est temps de partir à la recherche des individus et d’écrire leurs vies. »
p.12 in Biographies Animales

 

 

   On aurait tort, dès lors qu’on est intéressé par la vie des animaux, de passer à côté du travail passionnant de l’historien Éric Baratay.
   Jusqu’ici l’on avait pu, par exemple, se pencher sur ses essais comme Bêtes des tranchées, Le Point de vue animal, ou L’Église et L’Animal entre autres, qui offrent déjà de penser les altérités et les individualités animales d’une toute autre manière qu’avec la désinvolture générale avec laquelle on les traitait habituellement, telles des objets de dernier plan dans l’Histoire humaine.
   Récemment, est paru Biographies Animales, le dernier ouvrage d’Éric Baratay. C’est au travers de ces biographies d’animaux ayant vraiment vécu que l’auteur nous propose d’aller encore plus loin dans notre compréhension de ces oubliés de l’Histoire. Ainsi, ces biographies qui ont été commencées lors de l’écriture du Point de vue Animal — alors refusées par l’éditeur puis acceptées aujourd’hui, signe que les temps changent — sont-elles à l’heure actuelle le travail poussé le plus loin réalisé par Baratay, au-delà des véritables histoires animales racontées même avec empathie mais du point de vue à sens unique de l’Homme, en nous mettant à la place de l’animal comme jamais auparavant.

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COOKIES « FUDGE YOU ! I’M VEGAN »

INGRÉDIENTS (POUR 14 BISCUITS) :
– 160 g de farine T65
– 125 g de sucre brun clair
– 1 CC de poudre à lever (2 g)
– 1 CC de vanille en poudre (2 g)
– 100 g de purée de cacahuètes
– 15 g de fécule de maïs dilués dans 40 ml de lait végétal
– 50 g d’huile végétale neutre (ici huile de tournesol désodorisée)
– 70 g de pépites de chocolat au lait vegan
– 60 g de fudge vegan (ici marque Fabulous Fudge Factory) découpés en petites pépites
– 40 g de cacahuètes concassées grossièrement (certaines restent entières)

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GREENERS FROM MARS

      Faut quand même que je vous raconte l’histoire.
Je me suis faite kidnappée par les martiens. Je n’en ai que de vagues souvenirs, étranges, aussi je vais essayer de vous parler d’eux.
Les martiens ne mangent pas d’animaux. Ce n’est pas une question de souffrance animale pour eux ! pensez-vous. Non, c’est juste que pour eux c’est incongru de bouffer un truc qui bouge, avec des yeux, des pattes ou des écailles, ou encore des antennes quoi.
Vous vous demandez sûrement quels sont leurs goûts.
Ils aiment les aliments dans les tons verdâtres — oui je sais c’est cliché, mais les martiens sont clichés.   Ils adorent les textures sableuses comme sur leur planète, mais il leur faut des petits trucs qui croquent. Et surtout ils préfèrent les aliments aux propriétés revigorantes afin d’alimenter en énergie leurs énormes cerveaux.
Leur façon de parler et leur comportement sont un peu bizarres, voire agaçants. Voilà à peu près les seules impressions qui m’en restent. Mais, avec tout ça il m’est venu une idée de recette, et qu’est-ce que j’apprends ? qu’ils en ont eu connaissance et ont menacé de détruire la Terre si on ne la leur donnait pas.
Voici donc ma recette des Greeners from Mars

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« LES ANIMAUX NE SONT PAS COMESTIBLES », C’EST VRAI — LETTRE OUVERTE ET AFFRANCHIE À MARTIN PAGE

« LES ANIMAUX NE SONT PAS COMESTIBLES » — MARTIN PAGE

 

« C’est assez terrible d’aimer les bêtes. Lorsque vous voyez dans un chien un être humain, vous ne pouvez pas vous empêcher de voir un chien dans l’homme et l’aimer. »
Romain Gary — Chien blanc — 1970

 

« Le véganisme est un mouvement politique, et un art de vivre,
de laisser vivre et de vivre avec. […] Nous avons rendu les animaux utiles aux hommes, et nous n’avons pas vu qu’ils pouvaient nous enseigner à être libres. »
p.13 in Les animaux ne sont pas comestibles

 

« Quand on la mange, habituellement on ne perd même pas la plus petite pensée pour les animaux qui la composent. La saucisse de viande donne l’impression qu’elle n’est même pas fabriquée avec des animaux ou des restes d’animaux. »
pp.212-213 in Pourquoi le monde n’existe pas — Markus Gabriel
      Cher Martin[1],
   On ne se connaît pas et pourtant nous avons beaucoup de points en commun, ton couple et le nôtre. Le premier c’est le véganisme, ou bien une immense affection pour la littérature… bon ; disons qu’étant venus à la cause animale par les livres nous nous sentons proches de votre manière de penser et de vivre la cause de la libération des animaux. Par un heureux concours de circonstances professionnelles, il se trouve que nous avons lu ton dernier ouvrage un peu en avance sur le public, et comme nous avons le clavier bavard, s’en est suivi l’envie de t’écrire.

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MINI CANNELÉS À LA CRÈME DE MARRONS

mini-canneles-a-la-creme-de-marrons
INGRÉDIENTS (POUR 18 à 20 MINI CANNELÉS) :
– 20 cl de crème de soja
– 1 CC de vanille en poudre
– 2 CS d’huile de tournesol désodorisée
– 75 g de crème de marrons sucrée et vanillée
– 50 g farine T65
– 20 g de fécule de maïs
– 80 g de sucre brun clair
– un peu d’huile pour les moules

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MOUSSE CRÈME DE MARRONS – CHOCOLAT BLANC

mousse-creme-de-marrons-chocolat-blancMerci à Joël (Révolution Végétale), grâce à qui on peut retrouver la texture du Marron Suisse.
INGRÉDIENTS (POUR 5 RAMEQUINS) :
– 120 g de jus de pois chiches (bien épais) bien frais
– 90 g de chocolat blanc vegan (ici en pastilles de la marque Vantastic Foods)
– 160 g de crème de marrons sucrée et vanillée
– 3 gouttes de jus de citron

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VÉGANOSOPHIA — CONTRAT NATUREL ET INTERVENTIONNISME (PARTIE VIII)

VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — CONTRAT NATUREL ET INTERVENTIONNISME

 

   11) « Éthique de la prédation » — un problème soluble ?
   Il est possible que des problèmes qui surviennent à l’esprit humain ne puissent pas être solutionnés. À moins que d’emblée la question problématique soit mal posée. Il est parfois difficile de savoir si les termes selon lesquels on s’interroge sont les bons pour aller de l’avant. On peut toujours dès lors, selon la façon dont on doute et ce sur quoi l’on hésite, essayer de reformuler tout ou partie du questionnement. Ce qui nous préoccupe depuis le début de cette véganosophia, c’est s’il convient de passer avec les animaux un contrat moral défini par la Loi, un « contrat naturel » comme l’appela un peu hors notre de propos à l’époque Michel Serres en 1990, et surtout si, contrat ou non — finalement, il faut intervenir dans la vie des êtres de la Nature comme le prescrit l’éthique antispéciste attachée à délivrer tout individu de la souffrance pour lui permettre d’investir pleinement sa finalité propre. Pas si simple de répondre, au-delà même des clivages instinctifs qui sépareront disons, pour faire simple, les abolitionnistes « ultra » et les antispécistes enclins à « l’aménagement ». Si essayer est mieux que rien, et que « le mieux est l’ennemi du bien » comme le laisse entendre à la suite de Montesquieu Thomas Lepeltier, partisan pragmatique de l’interventionnisme, on accordera à David Olivier ou Baptiste Morizot que, monde de causes et d’effets oblige, rien n’a lieu sans conséquences, lesquelles étant presque aussi imprédictibles que les particules quantiques, l’action suppose une bonne préparation… est-on seulement jamais assez préparé ?

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