POTAGER AN II. ÉCO-STRESS. PROBLÈME DE L’EAU.

POTAGER AN II. ÉCO-STRESS. PROBLÈME DE L’EAU.

 

 

 Potager
   Salut à tou.te.s !
  L’an dernier, après notre arrivée en Bourgogne, nous avons démarré un potager. Hélas, comme la saison printemps-été 2021 s’est avérée très pluvieuse et plutôt froide, il aura été difficile d’obtenir de belles récoltes. Cette année, nous avons commencé de travailler le potager au mois de mars en ayant pris soin de l’amender et de le pailler durant tout l’hiver. Puis, agrandissement ou regroupement des parcelles, désherbage, grelinage, apport de composts, de purin d’ortie maison, réchauffement du sol et enfin mise en place de carrés potagers et de mini serres du commerce ou fabriquées avec ce que nous avions sous la main. Courant mars, K. s’est occupée de faire quelques semis (haricots, courgettes, tomates, salades, cornichons, concombres). Lire la suite

BIEN ANIMAL ACQUIS NE PROFITE JAMAIS — SUR L’ASOCIABILITÉ DES TRANSPARTISANS DU VIDE — POUR UNE ROBINSONNADE TOU.TE.S ENSEMBLE

BIEN ANIMAL ACQUIS NE PROFITE JAMAIS — POUR UNE ROBINSONNADE TOU.TE.S ENSEMBLE

 

 

 

« Robinson s’enfuit, le cœur soulevé. Mais le dévouement et la logique impavides de son compagnon l’avaient impressionné. Pour la première fois, il se demanda si ses exigences de délicatesse, ses dégoûts, ses nausées, toute cette nervosité d’homme blanc étaient un ultime et précieux gage de civilisation ou au contraire un ballast mort qu’il faudrait qu’il se résolve à rejeter un jour pour entrer dans une vie nouvelle. »
in Vendredi ou les limbes du pacifique (Michel Tournier, 1969 [roman préféré de Jean-Luc Mélenchon])

 

 

« Je tiens que moins une créature peut se défendre et plus elle a le droit à la protection de l’homme contre la cruauté de l’homme » (Gandhi, lettre à Rameschchandra du 13 décembre 1927)
in Du végétarisme

 

« […] Louise Michel rend possible et pensable, dès les années 1880, une pensée de l’émancipation intégrale, autrement dit articulée : les travailleurs et travailleuses, les femmes, les colonisé.es, et les animaux ne sauraient être exploités, dominés et massacrés plus encore. »
in Cause animale, luttes sociales (Roméo Bondon et Elias Boisjean)

 

 

 

 

 

   Si nous nous sommes éloigné.e.s des réseaux sociaux depuis quelques temps, chose sur laquelle nous nous sommes déjà expliqué.e.s, il nous arrive encore d’y regarder de temps à autre afin de se tenir informé.e.s. Quelle n’est pas notre immense déception quand, alors que souffle le vent enthousiasmant d’un contre-pouvoir possible d’une gauche réelle à la farce politique néolibérale actuelle, on voit ci et là les déclarations des un.e.s et des autres, qui du Parti Animaliste, qui antispéciste, s’en donnant à cœur joie pour saper l’élan progressiste et universalisant — pour tout dire : cosmopolitique, donc zoopolitique — dont l’humanité a besoin pour sortir de son marasme actuel, et avec elle emmener les animaux vers un monde encore vivant et surtout : vivable.
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L’ANIMAL CAPITAL — EXTENSION DES DOMAINES DE LA LUTTE POUR LA VIE — COMMENT FAIRE ZOOSTATIS SANS LES ANIMAUX ?

L’ANIMAL CAPITAL — COMMENT FAIRE ZOOSTATIS SANS LES ANIMAUX ?

 

 

(à propos de la grippe aviaire en Chine) : « […] le virus […] pourrait provoquer entre 10 000 et 100 millions de morts. » (source BFMTV, 4 mai 2013)
p.53 in Qui sommes-nous pour traiter ainsi les animaux ? — Marie-Pierre Hage (2018)

 

« Le pouvoir politique des entreprises prolonge et redouble le pouvoir social du capital sur l’organisation du travail et sur les modes de consommation et de vie. »
p.195 in Ce cauchemar qui n’en finit pas — Christian Laval et Pierre Dardot (2016)

 

 

« Stasis » : station debout, position, mais aussi insurrection violente ou sédition.
Ibid., p.21

 

 

À Dorine et André. En souvenir d’un futur en commun…,

 

 

   Il y a quelques jours nous avons aperçu que la présidente de la FNSEA a déclaré sur France 5, en substance, que Jean-Luc Mélenchon et La France Insoumise se trompent en dénonçant les derniers cas de grippe aviaire en France comme procédant de la dérive industrielle et de la maltraitance animale. Selon elle, cette fois-ci c’est juste la faute à pas de chance : certains oiseaux migrateurs sont passés au-dessus au mauvais moment, d’où l’épidémie, etc. […]. D’abord c’est faux, et l’on invite quiconque en doute à lire, à minima, le dernier ouvrage de Marie-Dominique Robin qui traite de la question zoonotique dans son ensemble (voir) à l’aune de la pandémie de Covid-19, question d’ailleurs largement détaillée et dénoncée par des scientifiques du monde entier depuis une quarantaine d’années. Les zoonoses surviennent parce qu’on élève des animaux en masse dans des lieux concentrationnaires, surpeuplés, et malgré les antibiotiques qu’on leur donne, vient un moment où un virus extérieur parvient à entrer et contaminer tout le monde. Alors on élimine, on brûle ou on enterre vivantes toutes ces bêtes qui, de toute façon, auraient finies dans des circonstances à peine plus enviables. De façon systémique, qu’importe de plus si les éleveurs subissent de lourdes pertes financières et doivent — encore, pour ne pas changer — s’endetter ? Si cela va mieux, ils achèteront d’autres poussins ou cannetons et recommencerons tout le cirque en espérant échapper à la prochaine pandémie de ce type. Qu’est-ce qui survit en revanche très bien aux virus en tous genres quoi qu’il arrive et — quoi qu’il en coûte ? Le système capitaliste, et plus précisément le système néolibéral financier du grand marché globalisé, à l’instar du classisme social, du racisme et du spécisme.
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AUX HORIZONS RÉANIMÉS — TOPO SUR « PERSPECTIVES SUR L’ANIMALITÉ. VULNÉRABILITÉ, EMPATHIE, STATUT MORAL » SOUS LA DIRECTION DE SÉBASTIEN BOUCHARD ET D’ENRIQUE UTRIA — ÊTRE ET TEMPS ANIMAUX

AUX HORIZONS RÉANIMÉS — TOPO SUR « PERSPECTIVES SUR L’ANIMALITÉ. VULNÉRABILITÉ, EMPATHIE, STATUT MORAL » SOUS LA DIRECTION DE SÉBASTIEN BOUCHARD ET D’ENRIQUE UTRIA

 

 

« (contre le vitalisme) : L’affirmation d’une continuité entre l’univers physico-chimique et celui de la biologie s’est maintenue pendant des siècles et s’est affirmée comme la seule valable. »
p.84 in Les corps transfigurés, Michel Tibon-Cornillot (édition MF – 2010, nouvelle édition)

 

« L’anticipation de la multiplicité des points de vue est bien prise en compte des possibles, incarnés par les points de vue d’autrui, grâce à un processus de pluralisation perspective. »
p.402 in Le lieu de l’universel, Isabelle Thomas-Fogiel (Seuil – 2015)

 

 

“Biosom ; bio-cogito ; cosmo-cogito.”
p.171 in Hominescence, Michel Serres (Le livre de poche – 2003)

 

 

 

   Dans la postface de l’ouvrage collectif intitulé Perspectives sur l’animalité. Vulnérabilité, empathie, statut moral, il est affirmé que durant très longtemps s’est reproduit une répugnance de la philosophie occidentale à penser la dimension animale de l’existence humaine[1]. Cela est tout à fait exact, au point que lorsque nous sommes devenu.e.s véganes, notamment grâce à nos lectures, K. m’avait vertement questionné : « Et dans toute la philosophie que tu as lue, il n’y avait rien sur les animaux ? » Hélas, non en effet, ou alors sous des formulations sans cesse négatives comme on trouve chez Martin Heidegger ou Descartes, de sorte que même lorsqu’il y est question des animaux on les ignore purement et simplement, cela ne vient à l’esprit que de façon transparente[2], dans la vérité de leur plus stricte existence en tant que phénomène biologique individué au sein du multiple. J’avais donc alors un peu — bêtement — honte, comme Jacques Derrida nu sous le regard déshabillant de son chat. J’étais tout à coup le réceptacle d’une accusation infinie — portée à travers moi à l’encontre des philosophailleurs de tous temps — au sujet des animaux à la fois symboliquement et réellement chosifiés, c’est-à-dire stricto sensu : désanimés. Voilà tout ce à quoi des siècles de métaphysique aristotélicienne, cartésienne puis heideggérienne semblait avoir mené : à l’anéantissement animal. Mais, direz-vous, quoi de différent d’avec la transformation croissante et s’accélérant des modus vivendi en modus de plus en plus spécifiquement operendi via le procès de l’élevage devenu industrie pure ? Rien en effet. Si seulement, d’ailleurs, il ne s’était agi que de philosophie et non pas d’exploitation véritable… Lire la suite

AVIS À LA POPULATION — APPEL AUX LIVRES

  AVIS À LA POPULATION — APPEL AUX LIVRES

 

 

 

« […] l’animal peut entrer en littérature […] »
p.25 in Le Végétarisme des Lumières. L’abstinence de viande dans la France du XVIIIe siècle – Renan Larue (2019)

 

 

   Il était temps ! Venant enfin de classer dans nos véganothèques les derniers ouvrages nous ayant notamment servis à composer le dernier véganosophia intitulé Géopolitique antispéciste et biophile — Zoonoses, pandémies, extinction — une solution hétérobiotique, nous voulions aujourd’hui lancer un appel.
   Cet appel s’adresse aux essayistes, aux philosophes, aux historien.ne.s, aux écrivain.e.s, etc., dont les parutions auraient trait à la question animale. N’étant plus dorénavant en capacité de nous fournir en livres comme par ces dernières années, vous pouvez si vous souhaitez avoir une recension sérieuse, gratuite et sans conflit d’intérêt, nous envoyer vos ouvrages. Cet appel s’adresse donc aussi aux maisons d’éditions intéressées par notre démarche. Certaines d’entre elles ont d’ores et déjà eu l’obligeance de référencer nos critiques, et nous les en remercions. Que vous soyez animalistes, antispécistes ou non, voire même anti-véganes, contre la cause animale, nous prendrons le temps de vous lire et de discuter vos idées comme il se doit : avec sérieux.
   Contactez-nous à : veganautes@hotmail.com
   Merci !

 

K&M

 

7 ANNÉES DE BLOG — UN BILAN DE L’ÂGE DE RAISON ? — TOUT CE QU’ON PENSE DE LA MOUVANCE ANIMALISTE À CE JOUR

   7 ANNÉES DE BLOG — UN BILAN DE L’ÂGE DE RAISON ?

 

 

« […] l’homme est le seul animal qui refuse d’être ce qu’il est. »
cité par André Benhaïm p.225 in Zoopoétique. Revue des sciences humaines, n°328 (décembre 2017). Cf. Cave felem, Camus et “le règne prochain des chats” (en réf. aux Carnets d’Albert Camus [avril 1948], IV, p.1123).

 

 

Cher.e.s tout.e.s
   Le mercredi 23 mars, nous autres avons fêté le septième anniversaire de notre blog K&M Les Veganautes. Eh oui ! le temps passe sacrément vite. En sept années il s’en est passé des choses dans notre vie et dans le monde. En ce qui concerne la cause animale, « aussi » disons, mais enfin… pas de quoi fouetter la queue d’un chat. Ça tombe bien, on ne leur veut pas de mal aux chats, pas plus qu’aux autres animaux. Tout ça pour dire qu’on n’a rien fêté du tout pour le coup. En plus, le contexte géopolitique étant ce qu’il est, on est inquiet.e.s pour les animaux des zoos d’Ukraine comme à Kiev, autant que pour ce qui arrive au malheureux peuple ukrainien. C’est qu’on en regretterait nos récents successifs confinements !
   Sept années de blog donc. Vu qu’on a énormément espacé nos publications ces derniers mois, cela méritait tout de même, pour nos fidèles abonné.e.s WordPress comme pour celleux qui nous ont suivi.e.s sur les réseaux sociaux, quelques petites remarques et mises au point. Ci-dessous nous donnons les noms des personnes volontairement publiques et pour les autres seulement leurs initiales ou masquons le nom de famille. Bien, on va tenter de vous la faire pas trop longue et dans l’ordre à  peu près chronologique. Let’s go — shinny vegan people ! Lire la suite

VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE (PARTIE VIII)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
« L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE (PARTIE VIII)

 

« …j’envoyais dans l’Espace des masses d’animaux ou de plantes, les organismes vivants situés au milieu de la masse résistaient mieux à la mort. » p.178 in « Les Sondeurs vivent en vain » — Les Seigneurs de l’Instrumentalité, Cordwainer Smith (1950-1960).

 

   9) Aspécisme
   Très récemment, nous avons entendu l’écrivain et essayiste algérien Kamel Daoud dire qu’il faut, pour neutraliser la conflictualité et endiguer la rancœur historique, faire de la « poésie politique ». En l’occurrence il parlait du travail photographique de Raymond Depardon. Contrairement souvent aux penseurs antispécistes influents en France, nous aussi nous plaidons pour une zoopoétique à même d’aider à instaurer une cosmopolitique habitée par le souci démocratique républicain, la critique biopolitique et une législation zoopolitique adaptative. C’est dire, en somme, que nous défendons la notion d’une géopolitique antispéciste, biophile — sinon quoi à vivre avec qui ? — qui passe par la prise en compte de la pluralité des vivants et leurs mondes, par un hétérobiotisme dont on a parlé de la capacité naturelle d’autogestion (ou autodéfense), bref de biorésistance et d’antibiorésistance, puisque tout nous regarde par le prisme de l’économie mondialisée et les myriades d’économies locales et leurs agencements en perpétuel mouvement.
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VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE (PARTIE VII)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
« L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE (PARTIE VII)

 

 

    8) Anticapitalisme = antischizophrénie cognitive et morale : notre unique éthique comme position de résistance
   Dans un article que nous avons trouvé non dénué d’intérêt, Frédéric Lordon s’est exprimé au sujet que, dixit : la radicalité rend sourd[1]. Pourtant, nous — sur ce blog, véganes, antispécistes, « penseurs » d’une culture zoopolitique, critiques biopolitiques, etc. — ne pouvons pas ne pas être taxés de radicaux. Nous voulons, toutefois, restés ouverts, tolérants, patients, malgré les urgences dans l’urgence tout en gardant une position ferme, voire intransigeante à l’égard de l’idée de la libération animale et de l’émancipation sociale (abolitionnisme). Déjà en 1995 Brian A. Dominick avait anticipé ce retour de flamme où radicalités et extrémités sont mélangées et participent d’un flou artistique de plus en plus aveuglant dans la vie politique et citoyenne actuelle, et précisant que se positionner à la racine d’une question, d’un problème, est une exigence de lucidité morale et philosophique.
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CHEZ COLETTE — UNE VISITE LITTÉRAIRE ET ANIMALIÈRE DANS UNE MAISON RESSUSCITÉE

CHEZ COLETTE — UNE VISITE LITTÉRAIRE ET ANIMALIÈRE DANS UNE MAISON RESSUSCITÉE

 

   C’est par ce 31 décembre 2021 — journée ensoleillée d’une douceur toute printanière dont il y a peut-être lieu de s’inquiéter par ailleurs […], que nous nous sommes rendus à Saint-Sauveur-en-Puisaye pour visiter la maison d’enfance de l’écrivaine Colette.
   Nous demandons à notre lectorat un peu d’indulgence pour ce qui va suivre. En effet, et aussi incroyable que cela puisse paraître surtout pour nous qui ne versons jamais dans quelque fantasmagorie de ce genre, c’est là durant la visite que nous avons surpris une étrange conversation. L’intime conciliabule consistait à la fois en halètements et en feulements et en langage humain — un excellent français cela dit en passant, qui questionnant ou répondant à tour de rôle, qui trottinant sur le plancher magnifique ou faisant ses griffes sur le paillasson du vestibule de l’entrée. Pour nous c’est clair : certains compagnons de vie de Colette sont revenus vivre dans cet au-delà « domographique », et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas perdu leur vif esprit que l’illustre autrice de Claudine et de La naissance du jour (entre autres) n’avait pas manqué de coucher sur le papier pour notre plus grand plaisir.
   Indulgence, disions-nous, vous est demandée, car c’est de mémoire que nous avons tenté, du mieux qu’il nous a été possible de le faire, de restituer ici le singulier entretien que nous vous livrons ci-dessous.

 

   K&M

 

 

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VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE (PARTIE VI)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
« L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE (PARTIE VI)

 

 

   7) La distance szoociale : contre l’endogénéisation des autres
   On aura compris au vu de ce que dit précédemment, que les dispositions antispécistes les plus audacieuses, comme celle qui questionne sur la nécessité de contrôler tous les animaux afin de faire disparaître la prédation et la souffrance engendrée, sont loin d’être des théories-diagnostics suffisantes pour rendre ce monde généralement plus agréable à vivre, en vertu de ce qu’on peut appeler les failles de barrières d’espèces. En outre, nous vivons désormais dans un systémisme bioéconomique des États-nations tel que nous ne pouvons faire l’impasse sur la critique de la prédation même de cette systématicité. En 2017 nous avions parlé du travail de Thorstein Veblen qui dans sa Théorie de la classe de loisir de 1899 avançait que la prédation ne saurait devenir d’emblée la ressource habituelle et normale d’un groupe ou d’une classe : il faut d’abord que les méthodes industrielles parviennent à un certain degré d’efficacité […] le passage de l’état pacifique à la prédation dépend du développement des connaissances techniques et de l’usage des outils[1]. Et l’on s’empresse d’ajouter aujourd’hui : des connaissances sociologiques, éthologiques, biosystémiques et de l’usage des étant-vivants.
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