ON N’A PAS TOUS LES JOURS 20 ANS — RESPECTONS : UNE SUPER ASSOCIATION

C’est un chimpanzé
Au zoo d’Anvers
Qui meurt à moitié
Qui meurt à l’envers
Qui donn’rait ses pieds
Pour un revolver
in La Mélancolie – Ferré 64 – Léo Ferré (1964)

 

 

   Hier 21 octobre nous nous sommes rendus à Créteil dans une MJC lors de la journée de célébration des 20 ans d’existence de l’association Respectons, fondée par Patrick Sacco. L’association fait tout son possible pour sauver des animaux signalés en détresse ou subissant toutes formes de maltraitance.
(photo de Johann Rousselot)
   Autour du fondateur de Respectons, les bénévoles, les adhérents et les curieux comme nous ont pu voir des films sur les projets et actions menés par l’association. C’est ainsi que nous avons découvert le refuge Oaza en Serbie, qui recueille pas moins de 500 chiens sur les vastes terres escarpées et ombragées autour d’une vieille maison, où les chiens vivent une semi-liberté, avec une équipe de gens formidables pour s’occuper d’eux, les nourrir, les soigner, etc.

   Patrick Sacco qui, il faut le rappeler, a été dans les années 80 l’activiste clandestin qui a lancé l’opération Greystoke (voir l’article de Luce Lapin) qui a permis de sauver 17 babouins d’un centre du CNRS où ces animaux subissaient des expérimentations en laboratoire, avait aussi tenu à faire une table ronde pour que tout le monde puisse échanger autour des questions de notre rapport à l’animal.

Lire la suite

Publicités

— BESTIART — EPISODE 3 — LE CHIEN

— BESTIART —

Les Animaux dans l’Art
  « BestiArt, c’est une série culturelle basée sur la représentation animale en art. Une façon de mettre en avant des artistes et leurs œuvres choisies, tout en proposant une réflexion libre sur celles-ci, à l’intérieur d’un questionnement sur le rapport que l’humain entretient avec les animaux. Chaque épisode aura sa thématique, à savoir : un animal en particulier. »
K&M

K&M LES VEGANAUTES REPORTERS — INTERVIEW : JEAN-BAPTISTE DE PANAFIEU

K&M LES VEGANAUTES REPORTERS — INTERVIEW : JEAN-BAPTISTE DE PANAFIEU
    En attendant la sortie du « stade 3 » du roman L’Éveil, que nous chroniquerons pour Le Tofu Te Parle, le scientifique et auteur Jean-Baptiste de Panafieu a accepté de répondre à nos questions.
*
    K&M : — Jean-Baptiste de Panafieu, vous êtes agrégé de sciences naturelles et docteur en océanographie biologique. Vous avez aussi une maîtrise de génétique. Vous avez enseigné les SVT et avez obtenu une licence de Cinéma. Après votre carrière d’enseignant, vous avez choisi de réaliser des films documentaires et de vous consacrer à l’écriture de vulgarisation scientifique, en vous tournant notamment vers les plus jeunes afin de leur transmettre vos savoirs et votre passion. Vous donnez des conférences. Vous avez publié seul ou en collaboration plusieurs dizaines d’ouvrages dont on peut dire, grosso modo, que les mots-clefs sont la paléoanthropologie, l’écologie, l’environnement, les océans… vous êtes très intéressé par les animaux.
   Vous avez entamé aussi récemment une carrière de romancier, puisque vous avez écrit et publié déjà deux tomes de L’Éveil, une histoire dans laquelle un virus créé en laboratoire et qui échappe à sa créatrice, va complètement changer la donne dans le rapport humanité/animalité puisque peu à peu c’est la conscience de soi-même dont chaque animal, dans toutes les espèces, partout dans le monde, va devenir le porteur. On peut parler de révolution biologique, écologique, mais également de révolution culturelle et politique.
   Suivant de près cette trilogie dont vous nous faîtes savoir que la sortie est prévue à l’automne 2017, nous avons eu envie d’en savoir plus sur vous et votre travail passionnel — et passionnant ! Vous avez accepté de répondre à nos questions pour Le Tofu Te Parle, ce pour quoi la rédaction et nous-mêmes vous sommes très reconnaissants.
Lire la suite

IN BED WITH K&M LES VEGANAUTES : LITERIE VÉGANE

 

« Nous l’affirmons sans complexe
Nous sommes adeptes du latex. »
Le plastique c’est fantastique, Elmer Food Beat in « 30 cm » (1991)

 

   Salut à tou-te-s !
   Une fois n’est pas coutume, parlons un peu du pieu, du paddock, du plumard (ça sent le spécisme ce mot-là…), du panier, du flac, bref d’un moment très important dans la vie puisqu’il s’agit de celui d’aller au schloff, et comme disait la mère de M. comme on fait son lit on se couche, dicton ô combien applicable aux modèles culturels traditionnels en tous genres faisant leur lit sur le dos des animaux qui n’ont jamais demandé à ce qu’on se repose autant sur eux, d’autant qu’on passe, paraît-il environ, 2800 heures à dormir ou 118 jours par an si vous préférez, autrement dit un tiers de notre vie à n’en faire rien de bien folichon mais bon, pioncer c’est bien agréable, encore faut-il, selon nous et cela dit vite fait pour cette chronique pas prise de tête 1) dormir du sommeil du juste et 2) ne pas se réveiller en ayant l’impression que notre squelette est un puzzle ou nos muscles du vieux chablis (pas le vin, le bois mort).
   Plutôt que de piquer un chien dans un vilain grabat fait en poils et en plumes éhontément volés à leurs porteurs d’origines, voilà belle lurette que nous avions notre litière sur un matelas de basse extraction pétrochimique et, les années passant, nos petits matins ressemblaient de plus en plus à l’entortillée description faite ci-dessus. Jusqu’à ce que nous réalisions avec effroi que nos oreillers étaient en dedans constitués de ce qui appartint à l’extérieur autrefois des amies de Nils Holgersson, ou bien à des canards innocents. Inutile de vous dire que les seuls canards que nous pourrions éventuellement consommer à présent c’est un morceau de sucre roux trempé dans le café. Bref, on s’éloigne, encore que le café… le matin…
   Enfin ; depuis un bon moment ça nous trottait dans la tête de changer de matelas, aussi avons-nous mis du grisbi à gauche (non, pas dans le matelas !) pour ce grand jour à venir. Nuit après nuit nous nous levions défaits puis passions à autre chose. Jusqu’en avril de cette année où, flânant au VeggieWorld, nous sommes tombés sur non pas une marchande de sommeil mais une vendeuse de matelas, oreillers et autres alèses et housses de lit dans le genre écolo, ok, et qu’est-ce qu’elle faisait là la brave dame ? Elle avait des matelas vegan à vendre.
   Ni une ni deux nous voilà affalés sur le lit de démonstration du stand de Sommeil Nature. Autant dire qu’une fois dessus on n’a plus envie du tout de se relever. Comme la petite entreprise familiale ne permet pas de commander en ligne sur son site mais par courrier, email ou téléphone, nous avons choisi ce dernier pour bien nous renseigner avant l’instant crucial : donner notre numéro de carte bleue (ça se fait encore ça ??? ….la trouille !).
   Total TTC avec livraison pour 1 matelas, 1 alèse et 2 oreillers : 1409€.
   Somme toute le prix d’une bonne literie livrée 10 jours plus tard avec facture et ticket de caisse. Et c’est ce que c’est : une très bonne literie. Promesse tenue par le latex végétal les ami-e-s ! Plus de douleurs aux cervicales de K., plus de reins broyés pour M., et quand il fait très chaud on ne se sent plus tout moites et brûlants, tout beurk quoi.
Attention colis volumineux. Le tout pèse 35 Kg et est encombrant comme un Baboumian dans un ascenseur parisien !!! La suite en images :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

   De plus, nous nous sommes séparés de notre vieil édredon. Au début c’est étrange de dormir autant à plat, mais à la vérité il nous cassait bien les cous. « Ouille ! »
   Depuis deux mois et demi, dans notre matelas vegan, nous dormons comme des loirs pour reprendre conscience chaque matin en pleine forme, heureux de cet achat éthique et utile.
   Libération animale même en dormant !
K&M

LA COSM’ÉTHIQUE — LE LIVRE PAS BATEAU DE CÉLINE NAISSANT : « L’IVRE DE BEAUTÉ »

« Moi, c’est mon corps qui pense. Il est plus intelligent que mon cerveau. Il ressent plus finement, plus complètement que mon cerveau. Toute ma peau a une âme. »
Colette (1873-1954)

 

« Quand sera brisé l’infini servage de la femme, quand elle vivra pour elle et par elle, elle sera poète, elle aussi ! »
Arthur Rimbaud (1854-1891)
   L’article qui suit n’aurait pas dû voir le jour.
   […]
   Mais le voici naissant… (ah ah !)
   J’ai acheté L’ivre de beauté de Céline Naissant le jour de sa sortie. Son format, sa présentation et son prix m’ont tout de suite convaincue et il faut dire que j’avais bien en tête d’en faire un article. Eh voilà, faute de temps (mais bien sûr…) et surtout n’étant pas aguerrie à l’exercice « chronique de livre pratique », j’ai laissé tomber, testant les recettes juste pour moi, égoïste que je suis.
   Mais un gentil appel du pied éditorial m’a remise sur les rails. Notre blog compte un peu dirait-on, et ça nous touche énormément. Et puis on écrit des articles sur les ouvrages qui traitent de la condition animale, nombre d’entre eux la défendent becs et ongles et celui de Céline Naissant ne déroge pas à la règle : il le fait de la racine capillaire aux ongles de pieds.
Lire la suite

— BESTIART — ÉPISODE 2 : LE CHEVAL

— BESTIART —

Les Animaux dans l’Art
  « BestiArt, c’est une série culturelle basée sur la représentation animale en art. Une façon de mettre en avant des artistes et leurs œuvres choisies, tout en proposant une réflexion libre sur celles-ci, à l’intérieur d’un questionnement sur le rapport que l’humain entretient avec les animaux. Chaque épisode aura sa thématique, à savoir : un animal en particulier. »
K&M