« JE MANGE DONC JE SUIS » AU MUSÉE DE L’HOMME — UNE EXPO (PAS) TRÈS CARTÉSIENNE

« JE MANGE DONC JE SUIS » AU MUSÉE DE L’HOMME
   Aujourd’hui nous sommes allé-e-s voir l’exposition « Je mange donc je suis » qui se tient au Musée de l’Homme à Paris jusqu’au 31 août. Si Christophe Lavelle, commissaire scientifique de l’exposition peut à la fois dire qu’au départ, nous avions même prévu d’avoir le prêt de la robe en viande de Beaubourg. Mais on nous a dit qu’on allait trop loin dans la provocation, et qu’on risquait de voir débarquer les végans (source) et qu’il faut végétaliser et biodiversifier nos assiettes, pour notre santé et pour l’environnement (source), des véganes sont bien venu-e-s et ils ont trouvé cette exposition plutôt intéressante.

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LA CHÈVRE ET LE CHOU — « ANIMAL CARE CERTIFIED », IS FUTURE WARRANTY ? — AU SUJET DE « L’ÉTHIQUE À TABLE » DE PETER SINGER ET JIM MASON

 

LA CHÈVRE ET LE CHOU — AU SUJET DE « L’ÉTHIQUE À TABLE » DE PETER SINGER ET JIM MASON
« […] nous devons éviter d’apporter notre soutien à des pratiques agricoles (culture ou élevage) lorsqu’il existe un risque, même très faible, que cela conduise à une catastrophe écologique. »
p.402 in L’Éthique à table

 

« Nous devons apprendre à respecter la vie sous toutes ses formes : il ne faut détruire sans raison aucune de ces herbes, aucune de ces fleurs, aucun de ces animaux qui sont tous, eux aussi, des créatures de Dieu. »
Théodore Monod

 

LÉthique-à-table   Dans la courte et concise préface qu’Aymeric Caron a consacrée au livre L’Éthique à table – Pourquoi nos choix alimentaires importent de Peter Singer et Jim Mason, le journaliste intime le lecteur à prendre conscience de la réalité qui est la sienne en tant que consommateur. Car d’un côté celui qui consomme est investi d’une responsabilité, et de l’autre [d’]un pouvoir[1].
   C’est en effet ce qui apparaît très concrètement dans l’enquête à laquelle nous convient le philosophe Peter Singer et l’avocat et conférencier Jim Mason. Si l’ouvrage date un peu dans sa version anglophone (2006), il n’a malheureusement pas perdu de sa perspicacité dans les faits énoncés. Il nous permet aujourd’hui grâce à la Collection V de l’Âge d’Homme, de mesurer les progrès du véganisme français au sein de l’évolution des mœurs dans la dernière décade (2005 – 2015), notamment grâce au travail de traduction et d’annexes d’Estiva Reus et Etelle Higgonet. Lire la suite