CASA BIANCA POUR ANNA MARIA — SUR LES PETITES PERSONNES D’ANNA MARIA ORTESE

CASA BIANCA POUR ANNA MARIA — SUR LES PETITES PERSONNES D’ANNA MARIA ORTESE
Quella casa bianca che
non vorrebbero lasciare
è la loro gioventù
che mai più ritornerà.
Casa Bianca de Don Backy interprétée par Ornella Vanoni — 1968
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   M et moi-même sommes ce que l’on peut nommer de « grands lecteurs », et ce depuis notre jeunesse.
   Le véganisme nous a donc amenés naturellement à thématiser une partie de nos lectures.
   On pourrait penser que « traquer » la thématique animale que ce soit dans les essais ou les romans, a quelque chose de rébarbatif ou d’ennuyeux.
   Il n’en est rien, et plus encore : les ouvrages sociologiques, scientifiques ou philosophiques nous arment un peu plus chaque jour en réflexions et arguments face au quidam curieux et parfois agressif.
   Quant à cette recherche du côté du littéraire, elle nous donne l’opportunité de rencontrer des écrivains que nous n’aurions peut-être jamais lus, et surtout des amis, si ce n’est des membres de notre famille, celle qu’on se choisit. Car la littérature a ce pouvoir.
   Dans mon arbre généalogique fantasmé, où Mark Twain est mon grand-père, Anna Maria serait ma grande tante, cette vieille fille qui vit recluse et « a des idées un peu bizarres », que j’apprendrais à connaître pour m’apercevoir que j’ai tant à échanger avec elle, que je m’empresserais de rejoindre pour rire et gueuler, que j’aimerais à jamais. Lire la suite
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