VÉGANOSOPHIA — CONTRAT NATUREL ET INTERVENTIONNISME (PARTIE I)

VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

VÉGANOSOPHIA — CONTRAT NATUREL ET INTERVENTIONNISME
   1) L’abnégation des animaux, mythème de leur(s) exploitation(s) :
   Le contre-don (…). Retour sur investissement que perçoit l’humain qui a élevé l’animal puis l’a tué pour en tirer des bénéfices. Comme tout procès économique, et plus largement comme dans tout système de vase communicant, le bénéfice appelle un détriment, le plus un moins, le plein un vide, le vivant dans sa continuité la mort de l’autre dans son intégrité. Si, lorsque Jocelyne Porcher qui défend l’idée d’un élevage respectueux des animaux est sérieuse quand elle dit « la mise à mort nécessite une ritualisation incompatible avec les objectifs de rentabilité » (cf. son site internet), ou encore que « la mort des animaux est acceptable si on leur a donné une bonne vie[1] », il faut lui concéder qu’elle au moins n’est pas insensible à la sensibilité des animaux. Il est tout de même curieux d’imaginer une relation de travail, avec qui que ce soit, qui s’achève par la mort de l’employé. Ne considère-t-on pas choquant qu’après une vie de labeur une personne ne puisse profiter de sa retraite ? Pourquoi les animaux dont on jugerait opportun de les faire travailler (on pense ici aux propositions de Zoopolis de S. Donaldson et W. Kymlicka) n’auraient-ils pas eux aussi droit à un repos bien mérité ?

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