VÉGANOSOPHIA — PHARMACOZOOLOGIES EN TEMPS DE BIODÉSERTIFICATION. POUR UNE ZOOPOÉTHIQUE DE L’ÊTRE À VENIR (PARTIE VIII)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — PHARMACOZOOLOGIES EN TEMPS DE BIODÉSERTIFICATION. POUR UNE ZOOPOÉTHIQUE DE L’ÊTRE À VENIR (PARTIE VIII)

 

   5) Contingence et liberté (suite) — Vivre-avec | έκαστος έκαστοε
   Nous avons vu que vivre libre signifie vivre selon des contraintes diverses qui sont la condition sine qua non pour éprouver la liberté — par opposition au reste du monde. Cependant vivre libre, en éthique, ça n’est pas faire l’expérience d’un vivre contre autrui. Entre êtres vivants, nous savons désormais que la concurrence mise en exergue par Spencer (contre l’avis de Darwin) n’est pas plus prédominante que la collaboration ou la symbiose. À la limite, vivre contre serait s’appuyer sur — sans relation de subordination. L’expérience des autres, qu’elle me soit communiquée ou que je l’observe et m’en inspire par mimétisme est capitale, de façon générale, pour m’émanciper. Lire la suite

LA CAUSE ANIMALE — UN VIRUS QUI VOUS VEUT DU BIEN — DES GERMES ÉTHIQUES ET CULTURELS POUR DEMAIN

LA CAUSE ANIMALE — UN VIRUS QUI VOUS VEUT DU BIEN
« La soumission de la nature destinée au bonheur humain entraîné par la démesure de son succès, qui s’étend maintenant à la nature de l’homme lui-même, le plus grand défi pour l’être humain, que son faire n’ait jamais entraîné. »
p.15 in Le principe responsabilité — Hans Jonas
« […] on peut […] faire remonter d’autres maladies infectieuses humaines bien connues aux maladies de nos amies les bêtes. » (à propos du virus de la rougeole qui est étroitement lié au virus de la peste bovine)
p.307 in De l’inégalité parmi les sociétés. Essai sur l’homme et l’environnement dans l’histoire — Jared Diamond
« […] leur responsabilité morale vis-à-vis des autres semble s’arrêter soudainement à la frontière de l’espèce. »
p.161 in Des Animaux sur la Terre — Cédric Stolz
   On ne compte plus désormais les fois où les médias évoquent la question animale. Que ce soit en bien ou en mal il ne se passe presque plus une seule petite semaine sans que la télévision, la radio, la presse en général, ne parle du sort réservé aux animaux dans notre société. Mais qui donc, sinon qui sortirait d’une retraite de plusieurs années au sommet du mont analogue n’a pas entendu ou lu — ou bien pis : osé prononcer ! — ces mots qui suscitent ou l’enthousiasme ou le mépris, voire la colère, bref ces mots qui font polémique : véganisme, bien-être animal, antispécisme, abolitionnisme, animalisme, jusqu’à la fameuse et bien réelle dissonance cognitive ? Personne répondrez-vous et vous avez raison. Personne, ajoutons-nous, ne peut plus dire qu’il n’est pas au courant — ça c’était valable avant, avant le grand chambardement —, personne ne peut dire aujourd’hui qu’il ne sait pas. Lire la suite

VÉGANOSOPHIA — CONTRAT NATUREL ET INTERVENTIONNISME (PARTIE IV)

VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — CONTRAT NATUREL ET INTERVENTIONNISME

 

   6) La voie éthique de la phronésis :
   Le moins qu’on puisse dire, c’est que les idéaux éthiques ont la vie dure. Leur voie n’est pas toute tracée ; loin de là. D’autant qu’il faudra dire explicitement s’il s’agit ici d’idéaux réductibles à un idéal majeur.
   Cet idéal, peut-être pourrions-nous commencer par le décrire en tant qu’axiologie. L’axiologie doit pouvoir définir les valeurs, et tirer des valorisations une morale, voir une éthique. Lire la suite

AIMER LA VIE… ET CELLES DES AUTRES — MONOLOGUE INTÉRIEUR APRÈS LECTURE DE EDWARD O. WILSON — À LA CHOUETTE ENDORMIE

MONOLOGUE INTÉRIEUR APRÈS LECTURE DE EDWARD O. WILSON — À LA CHOUETTE ENDORMIE

 

 

« Nous récusons la violence crue généralisée que le système actuel fait subir à tous les êtres sensibles, humains et animaux. »
Jean-Luc Mélenchon in L’Avenir en Commun, 2016

 

« L’humanité est rehaussée non parce que nous sommes situés très haut au-dessus des autres créatures vivantes, mais parce que bien les connaître élève le concept même de la vie. »
Edward Osborne Wilson in Biophilie, 1984

 

« Origine de l’Homme désormais prouvée. La métaphysique doit désormais s’épanouir. Qui comprend le babouin fera mieux pour la métaphysique que Locke. »
Charles Darwin, Carnet M de 1838

 

 

   Je repense à l’autre matin où, jouxtant un rail du quai d’en face du RER, nous avons aperçu presque en même temps le corps d’un animal. D’abord sa couleur marron, un beau marron forestier, puis des nuances et des formes, des plumes et, posée sur les cailloux gris une tête carrée aux yeux définitivement clos : ceux d’une chouette. Nous sommes en 2017 et les animaux meurent tous les jours massivement du fait des infrastructures humaines.
   Ce que nous avons ressenti, c’est ce qu’Edward Osborne Wilson appelle du joli nom de « biophilie ». Mais il était trop tard pour aimer vivante cette magnifique créature pour laquelle nous avons éprouvé de la tristesse. Quitte à mourir puisqu’il le faut, ça n’était pas un endroit convenable pour elle.

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LA FAILLE ÉCOLOGISTE OU L’ICEBERG ET LE DÉNI — QUELQUES NOTES ET AVIS DE LECTURES SUR « TOUT PEUT CHANGER, CAPITALISME & CHANGEMENT CLIMATIQUE» DE NAOMI KLEIN

LA FAILLE ÉCOLOGISTE OU L’ICEBERG ET LE DÉNI — « TOUT PEUT CHANGER, CAPITALISME & CHANGEMENT CLIMATIQUE» DE NAOMI KLEIN

 

« […] l’écologie semble être le premier mouvement politique révolutionnaire qui se fonde sur l’évacuation du risque de la mort et soit en tout point hostile aux utopies […] »
Le nouvel ordre écologique, p.138 — Luc Ferry

 

« L’écologie, loin d’être un simple champ d’études spécialisées, impose au contraire un renouvellement de la philosophie qui a servi jusqu’ici de fondement à l’éthique et à la politique. »
Les Nourritures, p.15 — Corine Pelluchon

 

« L’écologie politique entre expertocratie et autolimitation… »
André Gorz in Ecologica

 

   Au départ c’était un ouï-dire : que le dernier essai de Naomi Klein ne prenait pas du tout en compte dans sa réflexion sur la crise écologique, la vie animale. Si vous voulez notre avis, c’est qu’elle n’a pas encore eu le temps. No logo (1999), La stratégie du choc (2007), à présent cette longue enquête (2014) qui lui a pris cinq longues années… comment donc dans tout ça devenir végane ? Ça et un projet personnel très pénible à faire aboutir…
   Très franchement, ce livre est vraiment enthousiasmant. Le ton y est à la fois tout à fait clair et le contenu assez exhaustif. Naomi Klein n’a pas fait semblant de s’intéresser à la question environnementale et nous le prouve avec ce gros livre d’environ 550 pages. Si vous voulez être à la pointe de l’actualité en ce qui concerne la corruption, la pollution, la révolution, lisez Tout peut changer.
toutpeutchanger   Pour information, Naomi Klein est une journaliste canadienne altermondialiste dans la force de l’âge. À la lire on devine un bel acharnement au travail, de la passion, une certaine boulimie jusqu’auboutiste également pour approcher et assimiler tout ce qui touche aux questions qui l’intéressent. Et elle parvient parfaitement à transmettre ce qu’elle sait pour vous mettre au parfum. Et de l’hydrolat nous en aurons bien besoin en ces temps où les émissions de télé-réalité et de GES[1] augmentent, et les pluies acides et la hausse globale de température rendent les forêts malades à crever (ah !…, j’ai laissé un accent circonflexe sur « foret » ? …tant pis !).
   Voici quelques notes de lectures pour vous offrir un petit aperçu de l’ambiance dans les milieux environnementaux, climato-sceptiques, de la géo-ingénierie, des politiciens […], non, eux ne font rien. Lire la suite