DES BULLES POUR LA CAUSE — ET DES BULLES QUI EN CAUSENT — SUR TROIS BD MOINS UNE — « AMOUR, GLOIRE ET VÉGAN » DE CLARA CUADRADO & « HECTOR LE BOUCHER » DE KOLONEL CHABERT ET…

« AMOUR, GLOIRE ET VÉGAN » DE CLARA CUADRADO & « HECTOR LE BOUCHER » DE KOLONEL CHABERT ET…

 

 

  Pas très enjoués les Veganautes ces derniers temps, on y croit plus, on y croit plus, … Encore l’autre jour, au supermarché Carrefour du coin, le stand de pâte à tartiner Milka, avec la pauvre vache mauve grandeur nature, la Patamilka qu’ils appellent ça ! Hum ! la bonne tartinade remplie du lait de Sainte-Milka, rincée jusqu’au bout, ses larmes de mère meurtrie doivent y ajouter une note salée exquise… Promo sur la viande, des bacs entiers, des morceaux énormes, des morceaux partout… Le stand Danone : « Venez manger nos yaourts simples, locaux et naturels ! » Ah ! elle a bon dos la nature. Rien ne bouge, rien ne change, ils ont même dans ce très grand hypermarché cesser de vendre certains produits véganes qu’on était contents de trouver. Ça nous apprendra à aller dans la grande distribution, salauds de nous !
   On n’avait même plus trop d’espoir du côté des bouquins, faut dire qu’entre  Ariès et ses clones, la mode du flexitarisme et les bouffeurs de viande « connexion » (vous savez : « les mecs qui en ont »), pfff…, pas facile non plus.
   Alors en ce début d’année la réjouissance nous vient du côté de la bande dessinée, et de la bande dessinée français siouplè m’sieurs dames ! On avait jusqu’à présent Insolente Veggie publiée chez La Plage (qui n’est bien évidemment pas une maison d’édition de bandes dessinées) et les albums de Volpi et Tief Sentience publié par une maison alternative YIL. Là on gagne du terrain, car les œuvres dont on va vous parler sont publiées chez de plus grosses maisons. Malheureusement, l’une d’elle a vu sa parution sacrément décalée, initialement prévue pour mars, elle ne sortira qu’en septembre. Nous ne l’avons pas eue entre les mains, mais le peu qu’on en sait nous donne hâte de la lire.
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   On commence tout d’abord dans la légèreté et la bonne humeur avec Amour, Gloire et Végan de Clara Cuadrado chez Marabulles. Bah oui quoi, c’est bien connu : les véganes ils vivent au pays des Bisounours… Et bien sûr que non. Même si cette petite BD fort sympathique a l’apparence d’une promesse de détente facile, il n’en n’est rien… Tout d’abord l’accroche : la couverture fait référence au rêve de Lester dans le film American Beauty. La jeune Angela dans son bain de rose fait place à une truie alanguie dans un bain de végétaux. J’y vois une référence à la politique sexuelle de la viande de Carol J. Adams, mais peut-être est-ce tout simplement le rêve vegan : cette truie profite sans être inquiétée, le monde est devenue vegan, elle ne sera pas mangée. Quel qu’en soit le sens, la référence ciné me plaît, je la trouve audacieuse et m’annonce un petit illustré plein d’humour et de pertinence. Clara Cuadrado croque la vie quotidienne des véganes (avec justesse car il n’y a pas à dire ça sent le vécu), leur lutte acharnée contre la mauvaise foi spéciste, leur propre mauvaise foi pour vendre ce foutu véganisme, leur sens des priorités tout personnel (c’est vrai que si Mémé qui pense qu’elle a un Alzheimer en croyant qu’elle a oublié le poulet, c’est moins grave que sa consommation… de poulet), et même plein de référence à la pop culture … le tout saupoudré de pages « Le saviez-vous ? » avec des chiffres, de l’écologie et tout et tout. C’est sérieux cette affaire-là, alors on se détend mais pas trop quand même. C’est drôle et plein d’esprit. Pas fan d’emblée à cause du dessin (trop lisse à mon goût), c’est à la deuxième lecture que je me suis rendue compte qu’il était d’une grande qualité, les rendus d’humeurs, d’expressions des personnages sont très parlants, les jeux de regards et les détails sont riches, du beau travail en somme.

  Un ouvrage qui touchera en premier les véganes, de fait, mais l’auteure n’en étant pas à sa première publication, espérons qu’une partie de son public se laissera prendre dans ses bulles et rejoindra le clan des doux dingues que sont les militants de la cause animale.
K.
   Chez nous on ne croule pas sous les bandes-dessinées. C’est plutôt plein de romans et d’essais, de livres d’art, même si, sans pencher pour le minimalisme, nous avons tendance ces temps-ci à écouter cette petite voix qui nous parle de la vanité, de l’inutilité de l’accumulation, du Panta rhei (Πάντα ῥεῖ) car Héraclite avait raison « tout s’écoule », tout file comme le sang des animaux à l’abattoir, aussi nous débarrassons-nous du surplus de nos existences en nous rappelant bien qu’après demain pas grand monde ne viendra réclamer l’héritage des Veganautes ; c’est comme ça, c’est voulu, et il n’y a rien de dramatique là-dedans, et donc on fait un peu le vide autour de nous, on allège quoi, et puis ce qui est écrit doit être lu alors on revend, on remplit aussi les boites à livres de notre ville ou de celle d’à-côté — et ça fait du bien.

   Cela dit c’est par K. que la BD entre parfois à la maison. C’est vrai que cela peut s’avérer tout aussi pertinent que Sartre ou Jankélévitch mais aussi plus cool ! Et lorsque K. me dit « lis ça », bah je lis ça. Quoi donc ? Hector le Boucher de Kolonel Chabert. Bon, je ne vais pas tourner autour du pot de rillettes, parce que les carnistes et nous on n’a plus les mêmes valeurs. N’empêche, cette BD qui ne bulle pas pour la cause, eh bien elle nous en bouche un coin et même que la bouche rie — un peu — et que la réflexion de cette histoire de boucher qui sent les expériences vécues ou empruntées, est belle comme une cathédrale de barbaque se métamorphosant en jardin plein de promesses. Bref, s’il vous faut vous taper en lecture la vie d’un boucher, n’hésitez pas et offrez-vous ce temps de fiction au coup de crayon à la fois résolument passéiste et tout à fait contemporain, très en mouvement, très emporté. Il vous fera passer de trépas à vie, de tripaille à pomme d’happy, d’une vérité à une autre, d’une célébration traditionnelle de la vie à une autre… parce que tout s’écoule, tout file et qu’on est là pour faire passer le pire.
M.
Tout s’écoule…

 

 

   Pour la dernière BD (un roman graphique) qu’on attendait avec impatience, Espèce(s) — La souffrance animale est insupportable de Michel Durand chez Glénat (date de parution prévue le 04/09/2019), ne l’ayant pas eue entre les mains on vous laisse ici le résumé de l’éditeur et le visuel, vous comprendrez ainsi pourquoi cette parution nous a interpellé :
   « Le plus sauvage des animaux, c’est l’homme.
   Jérôme, artiste plasticien et performeur, intervient hors de son atelier, aussi bien dans des abattoirs, des laboratoires scientifiques que dans des galeries d’art où l’animal est le sujet de l’exposition. Ses faits d’armes, des œuvres « parasites » sans signature et montées de façon totalement illégale, ont pour objectif de provoquer le grand public et le sensibiliser sur la souffrance animale. Mais le jour où une enquête est lancée pour démasquer l’auteur de ces piratages, l’activité de Jérôme est compromise, en même temps que son avenir. D’autant qu’il se met à aller de plus en plus loin dans son engagement, n’hésitant pas à se transformer physiquement… Ses collaborateurs et amis commencent à s’inquiéter : vont-ils pouvoir continuer à exercer leur art s’ils sont traqués par la police ? Et jusqu’où Jérôme est-il prêt à aller ?
   Si la question de la condition animale et le spécisme sont devenus brûlants d’actualité, les animaux, eux, n’ont jamais été aussi maltraités par l’homme à des fins commerciales, scientifiques, voire artistiques. À ces heures de grand paradoxe, Michel Durand offre un album salutaire qui livre par la même une réflexion puissante sur le rôle et les limites de l’art dans l’éveil des consciences. »
K&M

SENTIENCE REVEALED — LA BD DE DAVID VOLPI ET TYEF — TOME 3

« Au fond de ma révolte contre les forts, je trouve du plus loin qu’il me souvienne l’horreur des tortures infligées aux bêtes. »
Louise Michel

 

 

(R)ÉVOLUTION
   Nous avons enfin lu et terminé Sentience, le tome 3. Comme pour les deux tomes précédents, nous avons été charmés par les beaux graphismes et les sublimes planches réalisés par Tyef qui a mis l’accent sur ce dernier opus sur les figures animales, dont leurs dessins s’avèrent centraux, très évocateurs avec souvent peu de mots voire pas du tout. Il faut également remarquer que le type d’image employé s’adapte sans cesse à la situation évoquée. Il y a beaucoup de détails cachés dans les vignettes, il faut y être attentif car beaucoup de références culturelles et de renvois chronologiques viennent soutenir le propos et l’action.
   C’était aussi l’occasion de retrouver notre scénariste de BD préféré David Volpi. Et quel bel fin il nous a réservée pour achever ce cycle. Car oui, Sentience1, 2 et 3 c’est un cycle. Est-ce à dire qu’on y reviendra ? Ce serait une bonne nouvelle car malheureusement à peine installés dans nos pénates pour se plonger dans l’aventure et… c’est déjà terminé ! Le dernier et beau volume de cette trilogie impeccable nous embarque avec lui dans sa critique biopolitique en « remarsterisant » le genre de la science-fiction des années 70 et 80. En lisant Sentience 3, vous risquez d’anticiper comme un goût de soleil vert dans la bouche tant l’analyse de notre société technologique est acerbe et nous rappelle combien jamais la fiction n’outrepasse vraiment la réalité et que, dans ce cas, s’engager et protéger le vivant est un impératif qui n’a jamais autant été d’actualité. Le rétro-futurisme de Sentience réactive dans notre mémoire les malheureuses exactions commises au nom de la prétendue suprématie humaine — la folie des hommes — sur les animaux, et l’on pense, évidemment, à Cécil le lion… Mais c’est ici sans compter sur l’ingéniosité des protagonistes, leur générosité et leur courage et… leur animalité. Félicitations à l’auteur pour son imagination et notamment son procédé original de faire des humains de parfaits porte-parole pour les sans-voix.

 

   Comme à chaque tome, 50% des droits d’auteurs sont reversés à une association, cette fois-ci : l’AVF.

 

  À noter, David Volpi est aussi le créateur, entre autres, d’un journal ludique, pratique, écologique, et très graphique ! pour la jeunesse à partir de 8 ans :

   Hey ! Et c’est aussi un Veganaute ! C’est du crowdfunding.

 

K&M

 

ANIMOSITY — UN COMICS PAS TRÈS DRÔLE — AMERICAN WAY OF ANIMALIFE

ANIMOSITY — UN COMICS PAS TRÈS DRÔLE

 

Why are you doing this to me?
Am I not living up to what I’m supposed to be?
Why am I seething with this animosity?
(Hey god) I think you owe me a great big apology
Terrible Lies (album Pretty Hate Machine) — Nine Inch Nails – 1989

 

 

   La question animale ne cesse de s’inviter dans les publications, c’est une évidence.
   Aujourd’hui, c’est une tendance lourde au point qu’il est parfois difficile de savoir s’il s’agit d’un véritable centre d’intérêt pour les auteurs ou s’ils ont juste peur d’être « à la ramasse » s’ils ne l’évoquent pas. L’envie me chatouille à chaque fois de démêler le vrai du faux, en fouillant sur le net.
   Mais non pardi, il ne faut pas, seule l’œuvre compte ! Concentrons- nous plutôt sur ce qu’elle nous évoque.
   J’ai déniché encore une bande dessinée à la couverture et au titre évocateur : AnimOsity de Marguerite Bennett, et illustrée par Rafael De Latorre, parue aux éditions au nom énigmatique de : Snorgleux.
   Pitch : à l’instar du roman L’Éveil de Jean-Baptiste De Panafieu, les animaux acquièrent du jour au lendemain le même degré de conscience que les humains. Et au vu de tout ce qu’ils ont subi de leur part, ce réveil va s’avérer… comment dire… quelque peu violent…
   Dès le début nous est d’ailleurs rappelé textuellement l’hécatombe animale pour notre consommation (des vignettes quant à elles n’oublieront pas de narrer tout le mal que l’ont fait aux autres êtres sensibles pour nos loisirs,  et dans le but soi-disant de les « préserver », et aussi, entre autre, via l’expérimentation).
   Nous est rappelée la supériorité du nombre d’animaux peuplant la planète et le nombre d’humains… et là effectivement on se dit que s’il leur prenait la mauvaise envie de se venger, eh ben…, clairement ça chaufferait pour nous.
   Jesse est une petite fille de onze ans. Elle perd rapidement ses parents dans la tourmente (que s’est-il réellement passé ???). Elle est protégée par son fidèle compagnon canin Sandor qui lui est, bien qu’éveillé, encore tout dévoué. Ils décident de se rendre en Californie pour tenter de retrouver le demi-frère de Jesse : Adam.
   C’est là que commence une aventure très périlleuse.

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   Tout à trac vous donner les thématiques abordées par ce premier tome qui en compte déjà quatre de sortis aux States :
   La question de la prédation inter-espèces (faut-il vraiment donner de la nourriture végétale aux carnivores ?)
   La question des droits des animaux, de la politique.
   La question de la surpopulation.
   Et au travers de ces animaux « humanisés », une critique du militarisme et du racisme.
   N’étant pas experts en BD, on peut dire qu’il y a dans AnimOsity un beau travail de figuration, de plans (vignettes), et que De Latorre a dû prendre beaucoup de plaisir à animer tous ces animaux. Alors justement, comme on n’est pas experts, la lecture de certaines pages, vu l’enchevêtrement des vignettes, s’est avérée parfois un peu difficile.
   Pour l’instant, on peut dire que le premier tome d’AnimOsity intitulé The Wake (l’éveil) est plein de promesses tant les questionnements soulevés sont d’actualité et même interrogent nos rapports aux animaux dans le sens des interrogations contemporaines. Espérons qu’ils trouveront un écho pertinent dans les tomes à venir ! À suivre de près donc…

 

K.

 

LA VÉRITÉ SUR ROSA B. — EN APARTÉ À « L’ANTISPÉCISME C’EST PAS POUR LES CHIENS »

L’ANTISPÉCISME C’EST PAS POUR LES CHIENS — LA VÉRITÉ SUR ROSA B.

 

 

Personnages sauf 2 de Rosa B. – @copyright Éditions La Plage

Dessin de Rosa B. – @copyright Éditions La Plage

Personnages sauf 2 de Rosa B. – @copyright Éditions La Plage

 

… sous ce pavé illustré la Plage…

 

…blog d’IV…

SENTIENCE ENTRE EN JUSTICE — LA BD DE DAVID VOLPI ET TYEF — TOME 2

sentiencet2-1SENTIENCE « JUSTICE » — LA BD DE DAVID VOLPI ET TYEF
« Choisis la pilule bleue et tout s’arrête, après tu pourras faire de beaux rêves
et penser ce que tu veux. Choisis la pilule rouge : tu restes au Pays des Merveilles
et on descend avec le lapin blanc au fond du gouffre. »
Morpheus in The Matrix

sentiencet2-0

   L’épopée fantastique de Lucas — le héros de la trilogie Sentience — continue.
sentiencet2-2
   C’est en main propre avec une dédicace originale que David Volpi nous a remis, lors de la Vegan Place du 17 décembre, le tome 2 tant attendu de cette bande-dessinée haletante dont il faut dire de suite à sa décharge, à l’instar du premier tome d’ailleurs, qu’il se lit beaucoup, mais alors : beaucoup trop vite. Quoi ! il semblerait que le format de Sentience soit tout ce qu’il y a de plus normal. Si la lecture vous en file entre les mains c’est que ce défaut d’être vite terminé c’est en fait une qualité ! Vous êtes captivé ! Lire la suite

SENTIENCE-FICTION — TOUTE RESSEMBLANCE AVEC LE RÉEL EST VRAIE — LA BD DE DAVID VOLPI & TYEF

Sentience garde

SENTIENCE-FICTION — LA BD DE DAVID VOLPI & TYEF

Citation Darwin
Bulle sentience   Nous avons eu le plaisir de rencontrer le scénariste de Sentience, David Volpi, lors d’une conférence Vegan Folie’s. Quelques mots après lecture du Tome 1 de cette trilogie engagée et haletante. Lire la suite

LABO REUTWAR : AH, AH, WORKING TOGETHER

« And I’m so controlling
We’re both controlling
I control the whole thing »
Working together — Gonzales — 2008

 

« C’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui. »
Rémi Gaillard

 

« Les voix des frères de la Cage des Ulcères Hémorragiques sont vraiment au point. D’ici quelques instants vous allez pouvoir assister à la mise en conserve de l’un deux. Laissés trop longtemps dans la Solution Finale, les petits os se désintégreraient; mais, sortis à temps, ils peuvent être grattés et polis comme des sous neufs. Et l’Éminent Professeur aime bien cela. De beaux os bien propres. Il a alors le sentiment du travail parfaitement et consciencieusement accompli. »
Docteur Rat — William Kotzwinkle — 1976

 

Couv labo reutwar

Quand l’occasion se présente, j’aime bien vous parler de bandes dessinées qui n’ont pas clairement ou pas du tout un engagement en faveur de la cause animale. Néanmoins de par leurs thématiques, je trouve pertinent de les mettre en valeur pour ce qu’elles dénoncent. Ici, c’est le cas avec cette petite BD parue chez MONSIEUR POPCORN. Lire la suite

« ARTS ET CAUSE ANIMALE » : UNE CONFÉRENCE — UN LUNDI SOIR AVEC VEGAN FOLIE’S

 

Conférence 21 mars 2016
   Profitant de notre semaine de congés, nous nous sommes rendus à Paris hier soir afin d’assister à l’une des conférences organisées par Vegan Folie’s dont le thème était « Arts et cause animale ».
   Nous sommes arrivés vers 18h30 rue Leopold Bellan devant l’Espace Jean Dame. LàSandwich Vegan Folie's commençait de se mettre en place des tables afin que les participants puissent prendre des forces. Nous nous sommes régalés d’un bon sandwich crème d’avocat tomates séchées et tofu fumé (il y a avait aussi les fameuses pâtisseries Vegan Folie’s). Sur ce, nous avons pu saluer Céline Naissant, David Volpi et Rosa B. tables conférenceIl y avait là également Ludovic Sueur que nous ne connaissions pas encore… Nous voilà prêts pour la lecture de la pièce « Peau de vaches » tout en en écoutant la bande son de Stéphanie Valentin. Étant donné que Rosa B. ne souhaite pas être prise en photo, c’est sa doublure BD qui s’est elle-même proposée pour la dédicace. Si si… Le scénariste de « Sentience » David Volpi était présent tout comme à la dernière Vegan Place. Nous ayant reconnus […] il a voulu nous faire une dédicace. Vraiment, on ne pouvait pas refuser.Dédicace D. Dolpi
Quand Volpi reconnait les Veganautes...   Dans la salle nous avons constaté que nous étions plus nombreux qu’on ne l’aurait cru. Et c’est tant mieux ; nous étions plus d’une centaine. Forts d’un nouveau badge chacun acheté au stand L214 à l’entrée, nous nous sommes confortablement installés, appareil photo*, cahiers de notes et stylos en main. Go Vegan !butin vegan Lire la suite

CRUELLE : MECHANICAL ANIMALS ou LA BANALE MALTRAITANCE ANIMALE QUI NE DIT PAS SON NOM

Couverture cruelle
« Or ce joujou que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, était un rat vivant ! Les parents par économie, avaient tiré le joujou de la vie elle-même. »
Charles Baudelaire — Morale du joujou (in Le Monde littéraire, 17 avril 1853)

 

« Non, maman, je vous assure que c’est moi ; oui, c’est moi ; je ne voulais pas les tuer, je voulais seulement les saler, et je croyais que le sel ne leur ferait pas de mal. Je ne croyais pas non plus que de les couper leur fît mal, parce qu’ils ne criaient pas. Mais, quand je les ai vus morts, je les ai reportés dans leur cuvette, sans que ma bonne, qui travaillait, m’ait vu sortir ni rentrer. »
Mme la Comtesse de Ségur — Les malheurs de Sophie, 1858

 

 

   La cause animale prend de plus en plus de place dans les débats français.   Depuis quelques mois, elle s’installe dans le paysage audiovisuel à coup d’images chocs, pas un mois ne se passe sans que soient programmés aux heures de grande écoute des reportages témoignant de l’atroce génocide perpétré par l’industrie agroalimentaire. Les consommateurs en sont les commanditaires, c’est un fait, mais le meurtre étant fait par d’autres, il y a une distance qui leur permettra de se déresponsabiliser, toujours et encore.
Il y a les symboles aussi, les faits divers mis en lumière, qui permettent de façon fugace, de punir un homme ou une femme qui lui ou elle aura à dire son nom : je pense aux décérébrés qui jettent ou brûlent des animaux pour le plaisir ou par vengeance. Je suis pour la condamnation de ces individus, mais le problème c’est la grande émotion qui entoure ces événements, qui toucheront un large public. Seulement, tout ceux qui crient au scandale, sont-ils clean ? C’est vrai quoi, beaucoup mangent de la viande et n’hésitent pas à mettre du poison dans leurs jardins tuant les limaces… et les hérissons ?Cruelle cochon
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OINK – Le boucher du paradis : « Another brick in the Wall. »

Cover Oink de J. Mueller « Je pense que tout ce système de production à grande échelle de l’éducation, apparemment construit pour « mon » bien-être et dans le but d’enseignement, est fondamentalement l’une des pires idées collectives de l’histoire moderne, comparable aux asiles de fous et à l’élevage industriel. »
 John Mueller

 

   Dans un monde et un futur qui est peut-être le nôtre, une dictature religieuse a hybridé l’homme et le cochon (notre plus proche cousin), afin d’engendrer une progéniture d’esclaves vouée toute entière au travail, mais pas n’importe lequel, non, le sale boulot, la sordide besogne que tous préfèrent voir faite par d’autres : l’abattage.
   Ces chimères génétiques ont l’apparence du cochon, mais tiennent sur leurs deux jambes et parlent. Ils naissent et grandissent enfermés dans un grand abattoir-internat religieux, reçoivent une éducation qui leur scelle leur destin :  » Vous êtes nés pour servir ! « . Et ils vont servir, même si c’est mener à la mort leurs congénères à quatre pattes et sans parole, eux.
   Seulement voilà, quand on donne aux sans-voix, la possibilité de s’exprimer et de dialoguer avec eux, et par là-même de se faire comprendre et d’ordonner, on court le risque de l’émancipation et la rébellion.
   Oink a un tuteur, Robinet, qui a compris qu’il pouvait s’affranchir du dogme, du mensonge par sa pensée :  » suis enfin un animal libre  » et en perdra la vie. Mais cet événement, va ouvrir les yeux de son protégé qui n’aura de cesse de faire tomber le mur autour de lui et d’atteindre le paradis.
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