UN WEEK-END TRÈS VEGGIE PRIDE AND PROUD — 8 ET 9 OCTOBRE 2016

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   Samedi 8 octobre, nous sommes allés à la Veggie Pride marcher pour les animaux et sans oublier les poissons qui sont les plus grandes victimes exploitées par le nombre. On était nombreux malgré cet autre bel événement qui se déroulait non loin de là : le Veggie World. Des stands, de l’animation, du militantisme à revendre, et de l’éclate totale ! On a fait un petit montage photos des moments marquants pour nous de cette belle journée et de cette marche engagée et festive, introduite par la performance scénique de la formidable Kreezy R ! accompagnée pour l’occasion d’une bande de joyeux lurons au doux nom de Veggie Crew. Nos pas sur le bitume parisien ont battu le rythme tout du long de la marche grâce à l’énergique troupe de percussions de batucada Badauê.
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Kreezy R & la Veggie Crew

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Notre Veggie Pride
  À la fin de la journée, Paris revêtait son manteau de nuit quand les derniers stands étaient démontés, et après un déca en bonne compagnie, nous avons repris le métro puis le RER pour regagner nos pénates.Stalingrad by night

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   Le lendemain dimanche, nous nous sommes rendus à l’Espace Jean Dame pour voir une partie des conférences vraiment très intéressantes proposées pour l’occasion. Mais juste avant, il convenait de prendre quelques forces au Tien Hiang, où comme toujours on a été très bien reçus et très bien servis.

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Notre compte-rendu des conférences
   Timing et choses de la vie obligent, nous n’avons pas pu écouter Sarah Amal Delage et Jean-Luc Daub, dont on ne doute pas que les thématiques abordées furent passionnantes. D’autres que nous vous en diront respectivement plus au sujet des auteurs de Végéta*isme et Éthique animale durant l’Antiquité grecque et romaine et Les Abattoirs et les animaux qu’on pourra lire et/ ou voir un beau jour prochain.
— Un amateur éclairant —
   C’est avec beaucoup d’allant que Sébastien Moro a partagé avec le public ses connaissances éthologiques des poissons. Comme il n’existe à l’heure actuelle aucune étude digne de ce nom consultable en français, c’est auprès des publications anglo-saxonnes des chercheurs les plus avancés qu’il étudie pour son propre compte. Nous avons pu apprendre combien les poissons sont des êtres doués de sens étonnants, capables d’éprouver plaisir ou stress et d’opter pour des comportements propres à les augmenter ou les diminuer, dans une même logique que la logique humaine — celle du bien-être. Les poissons possèdent de véritables « boîtes à outils cognitives », un éventail très riche de moyens physiques, d’états, d’attitudes en relation avec leurs capacités au repérage dans l’espace et le temps, aux mathématiques pratiques (sens de l’observation, comptage, grande mémoire géographique, environnementale), à la catégorisation d’êtres de leur propre espèce ou d’autres espèces, ainsi qu’au jeu comme par exemple celui de « saute-mouton ». Ils sont, comme dans le cas du poisson tigre, en mesure de développer des méthodes nouvelles pour survivre à la suite des manipulations malheureuses des hommes, comme de sauter hors de l’eau pour attraper des hirondelles ou d’autres petits oiseaux, chose qu’ils ne faisaient jusqu’alors pas. Le mérou lui, aime à collaborer avec la murène — si elle accepte — pour former un duo de chasse performant, et partageur dans l’opiniâtreté. Nous ne sommes qu’aux prémices de ce que les mondes de poissons ont à nous apprendre, et déjà nous sommes éberlués comme des enfants par les récits de S. Moro qui nous transmet son savoir tel un conteur non dénué d’humour (une conférence à Lyon en vidéo).
— Vers un antispécisme dénaturant ? —
   Ne vous fiez pas à son air avenant ni à une certaine placidité quand on l’approche, car Thomas Lepeltier n’est pas qu’un redoutable rhéteur de la pensée antispéciste une fois sur l’estrade. Il possède un doctorat d’astrophysique, bagage qui n’est quelque part sans doute pas étranger à sa vision ultra pragmatique des choses, où l’approche théorique animalitaire et le questionnement éthique antispéciste radical puisent dans une objectivité toute épistémologique, au sens francophone comme anglophone du terme ; pour au sortir d’une analyse philosophique analytique utilitariste un brin continentale, vous donner à penser pour un bon bout de temps… Nous nous garderons de vous faire part ici et maintenant de nos réflexions personnelles à la suite de l’exposé de T. Lepeltier (on le fera sans doute plus tard ailleurs sur le blog). Sa conférence portant sur la problématique de l’éthique de la prédation se veut soumettre des arguments et des objections dans le cadre strict de l’antispécisme. Le professeur nous amène ainsi à revoir la simplicité (naïveté) ordinaire de nos idées préconçues quant à l’idée de Nature, et donc revoir dans le même temps, à l’aune du « scandale permanent » — « catastrophique » — que sont les relations violentes qu’entretiennent les animaux entre eux à chaque instant, productrices de souffrances énormes. À partir d’une scène d’agonie d’un éléphanteau que sont en train d’achever des lionnes — scène d’ordinaire censurée dans l’idyllique montage du documentaire animalier habituel — Thomas Lepeltier nous met à mal face à une certaine forme de spécisme involontaire — préférence biologique ou génétique ? — qui nous pousse à faire des choix moraux selon les situations. Quand il est affirmé souvent que la prédation est un facteur mélioratif de l’évolution des espèces, que même les pressions internes de sélection ou bien la biodiversité sont des valeurs écologiques prônant un laisser être qui paraît somme toute bien naturel, il faut s’interroger sur la relativité de l’interventionnisme : faut-il intervenir pour mettre un terme à cette « cruauté » ordinaire ? Lorsqu’on dit qu’un lion a besoin de tuer pour vivre, c’est une vérité qui n’infère qu’à partir d’une partie de la réalité, aussi ne faut-il pas confondre nécessité et contingence. Au final, et ce pour des raisons que nous vous laisserons découvrir en allant écouter T. Lepeltier ou bien en lisant ses essais, on se demande si la fin de la prédation aurait de bonnes conséquences pour les êtres vivants eux-mêmes, ou bien si ces conséquences pourraient être néfastes ? En tout cas, Lepeltier ne manque pas d’arguments passionnants pour vous faire abonder dans son sens — du moins en théorie pour commencer. Reste à développer plus avant cet angle de réflexion éthique avant d’agir, et de comprendre autant que faire se peut vers quoi, ou non, nous irions en intervenant…

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— Les aquariums sont des cages —
   Ce 9 octobre 2016, Catherine Hélayel a enrichi dans le temps qui lui était imparti, la conférence qu’elle donne en guise de préambule à son prochain ouvrage sur les poissons en collaboration avec Pierre Sigler et Sébastien Moro. Ce qu’a souligné l’avocate et défenseuse (…? défenseur-e) des animaux, c’est que les poissons sont les premières victimes pour la fabrication de viande d’élevage avant la nourriture pour les humains. Chaque année ce ne sont pas moins qu’entre 1000 à 3000 milliards d’animaux marins (hors mammifères) qui sont pêchés ou tués dans le délirant procès de leur consommation frénétique et grandissante — quand pourtant l’océan se meurt d’être vidé de ses vies. Ce fish count par tonnes reste approximatif et il est fort possible qu’il soit en deçà de la réalité. Pour ne pas nous réécrire nous vous invitons à lire ou relire notre article sur l’intervention de C. Hélayel au printemps dernier au Veggie World. Ajoutons que si des droits existent pour les poissons ils n’existent qu’en regard des intérêts humains et continuent d’être tués de toutes les manières. Les poissons ne sont jamais individualisés, on ne donne leurs noms communs qu’à l’occasion des recettes de cuisine (sardines à l’huile, sole meunière, etc…) mais on n’a jamais affaire d’habitude qu’à « du poisson ». L’auteur du célèbre Yes Vegan attire notre attention sur le fait qu’il n’existe pas encore de sanctuaires pour les poissons, ceux qu’on aurait bien voulu/ pu sauver de leur triste condition. Enfin, pour aller encore plus loin que la proposition de parler de Droit Animalier de Jean-Pierre Marguénaud, Hélayel plaide-t-elle pour le Droit Animal, où le subtil renversement de sens et de valeur — et pertinent — nous vous échappera pas. En France les poissons n’intéressent pas grand monde, sinon pour faire du business, que n’inquiètent pas les droit en pêche, droit de l’eau ou droit de la protection de l’environnement quand le chiffre d’affaire des animaleries n’est dû à 24% qu’au sinistre commerce des poissons qu’on y vend pour objets de décoration, loin des simples et fondamentales catégories de personnes humaines et non humaines que la conférencière appelle de ses vœux en Droit, donc en éthique et en justice. Hélas ce combat sera difficile tant les poissons ne sont pas perçus de manière générale comme des êtres sentients. En Inde, on se soigne son asthme d’une drôle de façon
— Le désastre intensif —
Pierre Sigler est documentaliste et nul document ni nulle information qui s’y trouve ne lui font défaut. Ce rédacteur aux Cahiers Antispécistes qui travaille ardemment sur la question « poisson » pour l’association suisse PEA nous a révélé beaucoup de chiffres édifiants que pour autant nous n’avons pas jugé bon noter pour ici. Nous savons que grâce à son précieux travail nous aurons tout sous la main lorsque le livre auquel il collabore avec Catherine Hélayel sera publié. Dire tout de même que, désastre vivant et écologique faisant, l’aquaculture est en hausse continue depuis bientôt trente ans. Elle aura été multipliée par deux en 2025 depuis 1990 selon les prévisions actuelles. Aujourd’hui on « produit du poisson » par ce biais à raison de 100 millions de tonnes/an. Non seulement c’est inique, mais c’est tout autant une gabegie économique autant qu’écologique puisque si moins de matières premières sont nécessaires pour produire 1kg de poisson que dans le cadre de la production de viande des mammifères, ces matières coûtent plus cher. Absurdité et cruauté vont de pair. Pierre Sigler a gentiment laissé la parole à Yves Bonnardel à la fin de sa conférence pour nous faire savoir la prochaine création avec PEA d’une Journée Mondiale pour la fin de la pêche. À défaut de nager pour cela aux côtés des poissons, nous marcherons pour eux c’est certain !
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   Pour conclure, nous voulons redire combien défendre les êtres vivants — sensibles, faut-il le rappeler ?… — quand bien même la réalité sous-jacente est-elle abominable, n’empêche pas, au beau milieu du militantisme au quotidien ou dans les actions des associations ou des ONG, de célébrer la libération animale espérée justement dans la joie de vivre et la communication heureuse autour de soi de cette belle notion éthique qu’est l’antispécisme. Une fois encore, c’est aussi découvrir un nouveau sens à la vie en faisant la rencontre de personnes humaines au grand cœur, avec de la gentillesse et du talent, et très attachantes.
   Tout ce qu’il y a à savoir de la Veggie Pride par elle-même.
   K&M

Alentours de la place de Stalingrad

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« NON » — NOTRE RÉPONSE À LA QUESTION « FAUT-IL MANGER LES ANIMAUX ? » DE JONATHAN SAFRAN FOER OU HILLUL HASHEM DE LA VIE

« FAUT-IL MANGER LES ANIMAUX ? » DE JONATHAN SAFRAN FOER — « NON »
Un article pour Maryse L., participante à notre jeu concours.
« Quand on aspire à l’action, c’est tantôt sous l’influence de l’appétit ou de l’impulsion, tantôt sous celle du désir ou de la volupté, que l’on fait ou que l’on agit. »
p.62 in Cave CanemMouvements des animaux, VI-VII — Aristote.
« L’homme n’a qu’un but : choisir en vue de son propre avantage ; la nature, au contraire, choisit pour l’avantage de l’être lui-même. »
p.132 in L’Origine des espèces — Charles Darwin
« […] psychologies des consommateurs-panélistes, dévorées par l’envie et le désir d’accaparer à moindre frais. »
p.21 in Vivre et penser comme des porcs — Gilles Châtelet
faut-il manger les animaux   Il y a quelques années — pas tant que ça mais ça semble une éternité déjà — K. a lu deux livres qui ont radicalement bouleversé notre vie. Le premier de ces livres fut Faut-il manger les animaux ? de l’écrivain américain Jonathan Safran Foer. Ce livre a eu un effet considérable dans notre petit univers de décroissants-écolo-bio consciencieux : celui d’un choc psychologique et éthique aussi puissant au moins que le Big Bang d’où émergea le cosmos tel qu’on l’observe aujourd’hui. C’est-à-dire pour être plus précis, qu’en rendant visible la question animale dans nos vies, c’est l’existence qui s’est mise à s’épaissir. Tout à coup, tout ce que nous vivions et auquel nous donnions bon an mal des significations et du sens, essayant de vivre avec logique et considération à l’égard du monde sans toujours il faut l’avouer, y parvenir aisément, d’abord s’effondra telle une étoile sur elle-même — implosion pure — pour retourner littéralement notre monde — invaginé — dévoilé enfin dans toute sa réalité, stupéfiante et horrifique, mais vraie et au sein de laquelle nous étions libérés : nous pouvions pour la première fois de nos vies faire un choix véritable, celui du véganisme. Le second livre majeur à l’origine de ce que les véganes ressentent comme une renaissance[1] a été Vegan, le choix de la vie (2013) de Catherine Hélayel devenu deux années plus tard Yes Vegan ! un choix de vie. Ainsi si nous sommes devenus véganes c’est avant tout grâce à J. S. Foer, un écrivain américain, et à C. Hélayel, une avocate et militante française pour les droits des animaux. Comme le dit Foer dans son livre Eating Animals en 2009, nous vivions dans ce qu’il faut bien appelé une « incohérence consciencieuse » (p.21), pas comme lui et sa famille dont il retrace astucieusement le parcours et les coutumes depuis sa grand-mère ukrainienne exilée aux États-Unis il y a belle lurette, mais à notre façon, comme dans un petit bastion que nous pensions idéal, empli de romans, d’art, de musique et de philosophie, et de bonne chair… Lire la suite

EN EAUX TROUBLES DU DROIT ANIMALIER — CONFÉRENCE DE CATHERINE HÉLAYEL — VEGGIEWORLD

CONFÉRENCE DE CATHERINE HÉLAYEL — VEGGIEWORLD

 

 

« La plupart des humains ne ressentent que peu d’empathie pour les poissons. Parce qu’ils les voient comme une masse, ou comme identiques à travers l’espèce, les gens négligent facilement les poissons en tant qu’individus. Et parce que leur monde est un monde aquatique et que leurs moyens de communication échappent à nos sens, parce que leur apparence physique diffère tant de la nôtre, beaucoup d’humains ne reconnaissent pas leur caractère sensible. Le résultat est qu’un mauvaise traitement de masse est socialement accepté. Au fur et à mesure que croîtra le nombre de personnes conscientes de la sensibilité des poissons, ceux-ci commenceront à recevoir la compassion et le respect qui leur revient. »
Joan Dunayer — Animal’s Agenda. 1991

 

Catherine Hélayel VeggieWorld 2016   Ce dimanche nous sommes retournés au CENTQUATRE au salon VEGGIEWORLD afin d’écouter l’avocate et essayiste du livre YES VEGAN Catherine Hélayel, végane et grande amie des animaux — notre amie à tous aussi donc — et membre de l’association Animal Justice Droit. C’est à 13 heures à l’espace atelier qu’a eu lieu cette rencontre qui a rassemblé beaucoup de monde, quelques uns assis et la majeure partie, attentive et formant un large demi-cercle, debout.
   Si le temps imparti (30 minutes) ne permettait pas de s’étendre sur le sujet, c’est avec une belle énergie que l’oratrice s’est lancée dans son allocution. Catherine Hélayel nous a aujourd’hui encore, forte du travail de recherche acharné auquel elle s’adonne en vue de son prochain livre prévu pour 2017, appris énormément de choses.

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LE CHOIX DE TOUTES VIES — LE DREYFUSISME DU CŒUR ET DE LA RAISON — CATHERINE HÉLAYEL : « YES VEGAN ! »

LE CHOIX DE TOUTES VIES — CATHERINE HÉLAYEL : « YES VEGAN ! »
« Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l’heure du départ fut proche :
— Ah ! Dit le renard… je pleurerai.
— C’est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal,
mais tu as voulu que je t’apprivoise…
— Bien sûr, dit le renard.
— Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.
— Bien sûr, dit le renard.
— Alors tu n’y gagnes rien !
— J’y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé. »
In Le Petit Prince
Antoine de Saint-Exupéry — 1943
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   Qui parmi les véganes (le mot est dans le dictionnaire désormais) n’a pas entendu parler, à défaut de l’avoir lu, du livre Yes Vegan ! de Catherine Hélayel ?
   On serait tenté de répondre tout le monde. Non mais vous avez vu ce succès ? c’est phénoménal ! Sur internet, via les réseaux sociaux, sur les stands des Vegan Places, etc., partout Yes Vegan ! est présent. Mais ça, c’est le point de vue veganocentriste qu’on en a tous les jours quand on pense vegan, on s’inquiète vegan, on mange vegan, on milite vegan, on vit vegan. On a l’impression d’un tel essor du véganisme !
   La réalité est toute autre. Parce qu’à part les militants, les engagés cohérents de la cause animale — et abolitionnistes — la question initiale que pose l’ouvrage de C. Hélayel demeure pertinente parce que malheureusement d’une ample et lourde actualité : « Sommes-nous encore capables d’effectuer des choix positifs, respectueux et créateurs ? » (p.18) nous demande l’auteure en préambule qui, avec douceur, aménité, bienveillance, commence par proposer une attitude cohérente et pacifiste. Hélayel s’ouvre à son lectorat avec simplicité, ayant pour but de toucher le plus large public comme s’il s’agissait à chaque fois d’un voisin, d’une collègue, d’une connaissance proche avec qui elle désire partager les raisons et les bienfaits de son véganisme pour montrer que non ça n’est pas impossible, bien au contraire, et va expliquer pourquoi en vertu finale qu’en fait, notre alimentation est saine, notre vie paisible, et notre esprit serein et en paix. Le stress, responsable sur (n)otre planète de si nombreux maux, est souvent associé à une alimentation composée de graisses animales provenant d’organismes torturés, et dont la vie n’a été que souffrance[1]. On retrouve dans ce livre l’engagement déterminé et non violent (non vengeur) qui caractérise les vegan abolitionnistes tels Gary Francione ou Méryl Pinque, entre autres. Lire la suite