TRISTES TROPISMES — SUR « QU’EST-CE QU’UNE PLANTE ? ÉSSAI SUR LA VIE VÉGÉTALE » DE FLORENCE BURGAT — CONTRE L’ENRACINEMENT DU NON-SENS

TRISTES TROPISMES — SUR « QU’EST-CE QU’UNE PLANTE ? ÉSSAI SUR LA VIE VÉGÉTALE » DE FLORENCE BURGAT

 

 

« La femme est volontiers séduite par l’esthétique des plantes, par la paix qui émane d’elles, par leur parfum, par leur utilité comme aliment, comme épice ou comme médicament. L’homme, c’est clair, préfère l’animal, surtout s’il est « sauvage ». Faut-il y voir une sorte d’atavisme ? L’animal évoquerait la chasse, domaine masculin, sinon machiste, alors que la plante, ce serait plutôt la terre, la nourriture, la fécondité, domaines où la femme est plus à son aise. »
Francis Hallé in Éloge de la plante. Pour une nouvelle biologie, p.27 (Points Sciences — 2015)

 

« Chez les Canaques, le corps emprunte ses caractères au règne végétal. Parcelle non détachée de l’univers, qui le baigne, il entrelace son existence aux arbres, aux fruits, aux plantes. »
David Le Breton in Anthropologie du corps et modernité, p.16 (Puf — 2013)

 

« Avant, ils allaient ramasser les plantes où elles se trouvaient. Mais avec la sédentarisation, ils commencent à importer les plantes à l’intérieur d’un enclos. C’est ça le début du brassage planétaire par les plantes. »
Gilles Clément à propos des pygmées forcés à la sédentarisation in Un sol commun. Lutter, habiter, penser, p.70 (textes réunis par Marin Schaffner, Wildproject éditions — 2019)

 

« Un pas, un seul et le soleil disparut, les maisons s’évanouirent. Dans ce lieu hors du Temps, seulement des Fleurs pourpres et… Tupper, le simple d’esprit de Milville… »
Extrait de Les fleurs pourpres de Clifford D. Simak (All Flesh is Grass — 1965)

 

 

   Au moins de mars de cette année (2020) est sorti dans toutes les bonnes librairies un essai rigoureux et pertinent de Florence Burgat, au sujet duquel il fallait que nous vous disions quelques mots.
   Ce livre aussi court que concis qu’on ne trouve d’ailleurs pas au rayon philosophie à la FNAC mais en botanique, bien qu’il complète à merveille les travaux de la philosophe, vient s’opposer à quelques idées saugrenues de notre temps. On peut dire qu’il déconstruit excellemment deux poncifs nés de l’inculture contemporaine qui sont que 1) les végétaux souffrent et que 2) les végétaux vivent leurs vies et ont des intentions tout comme nous, etc., ce qui est rigoureusement faux mais hélas entretenu par quelques littératures très en vogue et très imagées (au sens péjoratif du terme).

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PLUS ON EN APPREND SUR LES ANIMAUX PLUS ON DEVIENT INTELLIGENT — « L’INTELLIGENCE ANIMALE. CERVELLES D’OISEAUX ET MÉMOIRE D’ÉLÉPHANTS » D’EMMANUELLE POUYDEBAT — MAELSTRÖM DU VIVANT

« L’INTELLIGENCE ANIMALE. CERVELLES D’OISEAUX ET MÉMOIRE D’ÉLÉPHANTS » D’EMMANUELLE POUYDEBAT — MAELSTRÖM DU VIVANT

 

« L’évolution est événementielle. C’est l’événement qui fait l’évolution et l’événement – en l’occurrence la circonstance – fait la transformation. »
Yves Coppens

 

« La question des disparités et des points communs entre les humains et les autres animaux ne me quitte plus. »
Emmanuelle Pouydebat, pp19-20 in L’intelligence animale…

 

« La prochaine grande étape de l’évolution humaine est le véganisme. »
Nous

 

intelligence-animale-emmanuelle-pouydebat    C’est l’histoire d’une fillette qui ayant vu à la télévision Yves Coppens parler de notre ancêtre l’australopithèque Lucy, s’est pris de passion pour les origines de l’Homme, et qui au cours de ses études et de ses recherches, s’est spécialisée dans l’étude de l’intelligence animale. À tel point que, bien qu’en désaccord avec certaines de ses théories, l’auteure de L’intelligence animale. Cervelles d’oiseaux et mémoire d’éléphants est parvenu à convaincre le célèbre paléontologue et paléoanthropologue d’être son directeur de thèse.

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