CH’TI BILOUTE NOUS PREND POUR DES COURGES — AUTOUR DE « LA CAUSE VÉGANE. UN NOUVEL INTÉGRISME ? » DE FRÉDÉRIC DENHEZ — MÉCHANT VRAI FAUX SYMPA MAIS PAS TROP […]

CH’TI BILOUTE NOUS PREND POUR DES COURGES — AUTOUR DE « LA CAUSE VÉGANE. UN NOUVEL INTÉGRISME ? » DE FRÉDÉRIC DENHEZ
« Mais quand on y songe c’est stupéfiant comme l’esprit humain peut s’épanouir à l’ombre de l’abattoir ! Comment — pour ne point parler de toute poésie — pas assez loin des parcs à bestiaux pour échapper tout à fait au relent de la gargote de demain, des gens peuvent vivre dans des caves la vie des vieux alchimistes de Prague ! »
p.167 in Au-dessus du volcan, Malcolm Lowry (1947)
« Il aura fallu des siècles de lutte pour obtenir la grâce d’un abattage rationnel. Mais rien ne prouve que nous n’améliorerons pas notre position dans les siècles à venir. »« Mangez, ceci est mon jambonet voici mes tripes et buvez mon boudin avant qu’il coagule. »
p.86 & p.93 in Stratégie pour deux jambons, Raymond Cousse (1978)
« Le droit à la révolte est intangible. À chaque obstacle qui entrave la vie, il faut y recourir. Révolte ! crie le papillon rompant le cocon qui l’emprisonne. Révolte ! crie le nouveau-né en déchirant les entrailles maternelles. Révolte ! clame enfin le peuple soulevé pour écraser tyrans et exploiteurs. La révolte, c’est la vie ; et la soumission, c’est la mort. »
(d’après Ricardo Flores Magón, revue Regeneración, 1910) p.345 in Désirer Désobéir. Ce qui nous soulève, 1, Georges Didi-Huberman (2019)
   On vous l’avait promis dans un post Facebook : on n’allait s’adonner début 2020 à un pur acte masochiste — faire offrande de nos êtres et nos âmes quoi — de manière totalement désintéressée, gracieusement, comme qui dirait pour faire avancer la science, en lisant et commentant le bouquin de Frédéric Denhez intitulé La cause végane. Un nouvel intégrisme ? paru le 3 octobre dernier. On voulait savoir si son auteur était sorti de sa période pataphysique qui lui avait valu des réactions hostiles sur la toile de la part des véganes, soucieux-ses de donner une si belle image de mouvement de libération animale… D’emblée vous présenter nos excuses pour ce retard par rapport à la sortie du bidule — excuses aussi à F. Denhez, notre accès à la littérature en général s’étant amoindri, il faudra apprendre à patienter pour lire nos si fabuleux articles, nos merveilleuses chroniques, nos billets d’humeurs terribles qui vous font craquer, ruminer, rugir, et autres verbes du troisième groupe, voire faire de la délation… bref. En parlant de troisième, Denhez étant le tierce-larron de la tribune écrite avec la Grande Porcher et notre ami Paulo, on ne pouvait ignorer ses travaux. Alors les végétos ? Vous voulez savoir à quelle sauce piquante ce chroniqueur TV, web, radio, conférencier et animateur de débats vous a cuisiné-e-s ? Suivez-nous, et avec Denhez, apprenez-en plus sur vous-mêmes et votre dangereuse doctrine ! Lire la suite

VÉGANOSOPHIA — BIORÉSISTANCES. PHILOZOOPHIES DES RÉVOLTES PARASITAIRES OU SYMBIOTIQUES (PARTIE V)

VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — BIORÉSISTANCES
PHILOZOOPHIES DES RÉVOLTES PARASITAIRES OU SYMBIOTIQUES

 

   8) L’union et la force :
   On pourrait revenir un instant sur ce qui a fait les gros titres des journaux TV ou sur le web durant quelques semaines, et notamment en France et en Suisse. On veut parler des vitrines de commerces spécistes (carnistes). En réalité rien ne dit que chacun de ces actes ait été le fait d’antispécistes de manière certaine. Il faut se méfier, dans une société si complexe, des individus agissant dans l’ombre n’ayant d’autres revendications que quelques « invectives » ou « insultes » peintes sur des murs. Ainsi, concernant la lutte écologiste en Allemagne dans les années 80, G. Anders expliquait qu’il existait déjà des procédés qu’on peut appeler de « réalisation » (dans le sens de rendre réel) assez bien maîtrisés par le biopouvoir : « En produisant ces prétendus casseurs, on produit l’image des ennemis que l’on combat, des ennemis qui doivent être haïs par le public de la télévision […] » (La violence : oui ou non… p.124). Et à la fin, que ces actes soient le produit de factions antispécistes locales ou de groupuscules opposés à la libération animale et cherchant à discréditer le mouvement, il faut s’interroger sur leur portée dans la conscience collective, surtout à l’heure où les médias sont un filtre grossissant et parfois déformant donnant au public l’impression que dehors c’est la guerre, qu’il y a des extrémistes partout, de toutes sortes, qu’il faut se cacher dans le tout sécuritaire. Éteignez vos télés ! Faites le tri dans les informations que vous recevez via internet et les réseaux sociaux. Lire la suite