VÉGANOSOPHIA — ÉCOLOGIE : ÉCONOMIE DU VIVANT ET NORMATIVITÉ (CHÔRA)

VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — ÉCOLOGIE : ÉCONOMIE DU VIVANT ET NORMATIVITÉ

 

— CHÔRA —

 

   Parce qu’en tant que défenseurs des droits des animaux — dans la théorie jusqu’à ce que la pratique suive, et ce constituant notre utopie zoopolitique : un dessein qui, si atteint, sera toujours à préserver tels les droits accordés aux humains par eux-mêmes (et malgré ou contre eux-mêmes[1]) —, un essai datant de 1992 a attiré notre attention, et son contenu s’est avéré intéressant au-delà de nos espérances. Il s’agit de Le nouvel ordre écologique de Luc Ferry. Le philosophe s’y montre alors très au fait, non seulement de la question écologique telle que débattue dans la dernière décennie du XXe siècle et ses prémisses, mais tout autant de ce qui faisait et fait encore de nos jours (plus encore) débat et qui est intimement lié à l’écologie : la question de la condition animale. Lire la suite
Publicités

DES ARGUMENTS ALLIÉS DU VÉGANISME — QUELQUES MOTS AUTOUR DE « CONFORTABLEMENT IGNORANT » DE R. A. OPPENLANDER — OU NOTRE INTRANQUILLE LUCIDITÉ D’INDIENS SANS PLUMES

QUELQUES MOTS AUTOUR DE « CONFORTABLEMENT IGNORANT » DE R. A. OPPENLANDER — OU NOTRE INTRANQUILLE LUCIDITÉ D’INDIENS SANS PLUMES

 

« Ce qui advient à la bête advient bientôt à l’homme. »
proverbe indien Seattle des Duwanish, 1854 (cité p.6 in Confortablement ignorant)

 

« Mais on n’y parvient pas sans avoir traversé un déchirement et une angoisse, après quoi on se sent comme retourné et reversé de l’autre côté des choses et on ne comprend plus le monde que l’on vient de quitter. »
In Les Tarahumaras, p.35 — Antonin Artaud

 

« L’animal ne possède rien, sauf sa vie, que si souvent nous lui prenons. »
Marguerite Yourcenar

 

   C’est Allain Bougrain-Dubourg qui a préfacé ce livre du docteur Richard A. Oppenlander pour sa parution en France aux Éditions Le Muscadier. Ainsi ces courtes pages d’introduction sont-elles écrites par quelqu’un qui, malgré sa carrière animaliste, n’est pas végane, et a fortiori (même) pas végétarien non plus, même s’il dit faire des efforts en ce sens. Car le livre Confortablement ignorant ne contient pas de notion explicite du véganisme, et sa thématique est très orientée écologisme (développement durable) et bien-être humain (santé). De quoi agacer les plus radicaux d’entre-nous. Oui ; mais…
 confortablement ignorant   Nous voulions en parler un peu parce que le travail d’Oppenlander — végétalien sans conteste — demeure, en dehors de ceux spécifiquement antispécistes et véganes, un des rares qui de par son souhait holistique et impartial se charge d’[…] intégrer au dérèglement climatique la problématique éthique de nos rapports à l’animal[1]. Et l’américain auteur de préférer à l’agrobusiness et à l’exploitation animale dire que « […] nous devrions chercher les produits alimentaires qui servent le mieux les intérêts de tous les êtres vivants. » (p.11) Il n’en fallait pas moins pour susciter notre intérêt et poursuivre la lecture de ce livre qui pour nous sert tout à fait la cause animale. Lire la suite