LES ENFANTS NE SONT PAS BÊTES — LES ANIMAUX NON PLUS — TROIS ALBUMS DE JEUNESSE ET POUR CAUSE

TROIS ALBUMS DE JEUNESSE ET POUR CAUSE

 

Les publications destinées à la jeunesse « ne doivent comporter aucun contenu présentant un danger pour la jeunesse en raison de son caractère pornographique ou lorsqu’il est susceptible d’inciter à la discrimination ou à la haine contre une personne déterminée ou un groupe de personnes, aux atteintes à la dignité humaine, à l’usage, à la détention ou au trafic de stupéfiants ou de substances psychotropes, à la violence ou à tous actes qualifiés de crimes ou de délits ou de nature à nuire à l’épanouissement physique, mental ou moral de l’enfance ou la jeunesse. Elles ne doivent comporter aucune publicité ou annonce pour des publications de nature à démoraliser l’enfance ou la jeunesse. » (Wikipédia)
Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse (modifiée en 2011)

 

« Ça tombe bien : la cause animale enseigne l’empathie, le respect du vivant, l’acceptation des différences et la non-violence. Alors auteur-e-s de jeunesse et militant-e-s, foncez tant qu’il est encore temps. Vous ne tombez pas sous le coup de la loi […]. »
K.

 

 

   Comme vous pouvez le constater sur notre blog, le rythme des publications qui ont trait à la cause animale ne cesse de s’accélérer. Alors souvent, avec M., on pense à la chanson de Mary Poppins :
Prenez l’ rythme
Prenez l’ rythme,prenez l’ rythme
Venez les gars, prenez l’ rythme
Prenons l’ rythme
   Et on peine, on peine… Mais cet essoufflement, on doit l’avouer, nous ravit. Une fois n’est pas coutume, je vous propose la présentation d’ouvrages de jeunesse parus dans un mouchoir de poche (les 11 et 12 octobre). Car si le public adulte peut s’informer sans trop chercher aujourd’hui, il est important que nos chères têtes blondes, rousses, brunes, noires, châtaines […] soient sensibilisées au respect du vivant sous toutes ses formes de façon ludique et intelligente, loin des icônes spécistes et sexistes qui ont nourri notre enfance (je pense à Martine à la ferme et les petits porcelets tous mignons qui vont finir en saucisses, mais ça l’histoire ne nous le dit pas, ou bien encore aux Petites Ménagères de Sarah Kay, dont je dois avouer feuilleter encore parfois les pages avec beaucoup de nostalgie, grrrr !…)

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Y’A PAS QUE DES MAUVAISES GRAINES QUI TUENT LES BÊTES — AUTOUR DE « À L’ABATTOIR » DE STÉPHANE GEFFROY — PARALLÈLES

AUTOUR DE « À L’ABATTOIR » DE STÉPHANE GEFFROY — PARALLÈLES

 

Mass extinction, darling, hypocrisy
These things are not good for me
Do you see what I see, dear ?
Abattoir blues — The Lyre of Orpheus — Nick Cave and The Bad Seeds (2004)

 

 

A l'abattoir couv   Vous savez c’qu’on dit des gens qui bossent dans les abattoirs n’est-ce pas ? Que ce sont des rustres, dans le sens de durs à cuire rustiques de la cambrousse, et puis qui n’ont pas beaucoup, voire pas du tout d’éducation. Que ce sont des illettrés. Va savoir si la rumeur dit vrai ! Moi je n’ai jamais mis les pieds dans un abattoir. Belle lurette qu’on n’en trouve plus à Paris ou en banlieue parisienne, alors pas de risque de s’y être retrouvé. Pas comme ce breton, Stéphane Geffroy. Lui et la célèbre pâte à tartiner même combat : vingt-cinq ans d’expérience feront toujours la différence. Tu m’étonnes.
   Avant la lecture du livre de Geffroy je me suis dit que ça allait être truffé d’horreurs. Le genre sanglant, dégoûtant, pas lisible en somme. Qu’on se détrompe, ce petit témoignage d’une vie de labeur acharné — comprendre : attaché à la carne — ça n’est pas ce qu’on croit. Et puis bref, eh bien moi j’ai été touché un point c’est tout. J’vous raconte.

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OINK – Le boucher du paradis : « Another brick in the Wall. »

Cover Oink de J. Mueller « Je pense que tout ce système de production à grande échelle de l’éducation, apparemment construit pour « mon » bien-être et dans le but d’enseignement, est fondamentalement l’une des pires idées collectives de l’histoire moderne, comparable aux asiles de fous et à l’élevage industriel. »
 John Mueller

 

   Dans un monde et un futur qui est peut-être le nôtre, une dictature religieuse a hybridé l’homme et le cochon (notre plus proche cousin), afin d’engendrer une progéniture d’esclaves vouée toute entière au travail, mais pas n’importe lequel, non, le sale boulot, la sordide besogne que tous préfèrent voir faite par d’autres : l’abattage.
   Ces chimères génétiques ont l’apparence du cochon, mais tiennent sur leurs deux jambes et parlent. Ils naissent et grandissent enfermés dans un grand abattoir-internat religieux, reçoivent une éducation qui leur scelle leur destin :  » Vous êtes nés pour servir ! « . Et ils vont servir, même si c’est mener à la mort leurs congénères à quatre pattes et sans parole, eux.
   Seulement voilà, quand on donne aux sans-voix, la possibilité de s’exprimer et de dialoguer avec eux, et par là-même de se faire comprendre et d’ordonner, on court le risque de l’émancipation et la rébellion.
   Oink a un tuteur, Robinet, qui a compris qu’il pouvait s’affranchir du dogme, du mensonge par sa pensée :  » suis enfin un animal libre  » et en perdra la vie. Mais cet événement, va ouvrir les yeux de son protégé qui n’aura de cesse de faire tomber le mur autour de lui et d’atteindre le paradis.
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