ANIMAL PHÉNOMÉNAL MON PROCHAIN — AUTOUR DE L’ÉTUDE DE FRANCK COSSON — « ANIMALITÉ & HUMANITÉ » — ALTER ÉGALITÉ(S)

ANIMAL PHÉNOMÉNAL MON PROCHAIN — « ANIMALITÉ & HUMANITÉ » DE FRANCK COSSON

 

 

« La vie procède d’une expérience renvoyant à l’intensité vitale. »
p.174 in Animalité & Humanité — Franck Cosson

 

« Ni le corps ni l’existence ne peuvent passer pour l’original de l’être humain, puisque chacun présuppose l’autre, et que le corps est l’existence figée ou généralisée, et l’existence une incarnation perpétuelle. »
p.204 in Phénoménologie de la perception — Maurice Merleau-Ponty

 

« Il n’y a pas ici échec ou résistance au système, l’apathie n’est pas un défaut de socialisation mais une nouvelle socialisation souple et « économique », une crispation nécessaire au fonctionnement du capitalisme moderne en tant que système expérimental accéléré et systématique. »
p.61 in L’ère du vide (essai sur l’individualisme contemporain) — Gilles Lipovestsky

 

 

— Dire-animal —
    Le temps passant, et une certaine prise de conscience émergeante quant aux animaux se faisant de plus en plus visible et lisible, de nombreux ouvrages voient le jour pour traiter de ce qu’on appelle communément la question animale, qu’on ferait bien d’intégrer comme définition fondamentale de la question humaine en tant qu’interrogation initiale sur le fait même d’exister. Car c’est le fait d’être — le surgissement ontologique des étants-vivants — et de le ressentir, sous quelque forme que ce soit, qui nous unie viscéralement à tout le règne du vivant.
   Nonobstant les études biologiques, éthologiques, éthiques au premier degré et qui donnent à voir l’évidence qu’il y a de procéder sans tarder à la libération animale inconditionnelle, où s’ouvrent alors dans l’hypothèse de cet avènement tout un champ de réflexions zoopolitiques à propos du vivre-ensemble entre humains et non-humains, on n’a guère l’occasion de lire des essais philosophiques poussés ayant trait à la phénoménologie et menant à un dévoilement purement existentiel. Aux précieux travaux de Florence Burgat sur ce sujet (voir nos articles) vient s’ajouter celui de Franck Cosson, docteur en philosophie et maître de conférence, qui n’a pas fait semblant de se pencher sur le relationnel intime entre animalité & humanité, dans cet essai fouillé et captivant sous-titré : La frontière croisée.

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VÉGANOSOPHIA — CONTRAT NATUREL ET INTERVENTIONNISME (PARTIE IV)

VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — CONTRAT NATUREL ET INTERVENTIONNISME

 

   6) La voie éthique de la phronésis :
   Le moins qu’on puisse dire, c’est que les idéaux éthiques ont la vie dure. Leur voie n’est pas toute tracée ; loin de là. D’autant qu’il faudra dire explicitement s’il s’agit ici d’idéaux réductibles à un idéal majeur.
   Cet idéal, peut-être pourrions-nous commencer par le décrire en tant qu’axiologie. L’axiologie doit pouvoir définir les valeurs, et tirer des valorisations une morale, voir une éthique. Lire la suite

UN ROMAN FRANÇAIS RÉALISTE — LA RENTRÉE LITTÉRAIRE DE JEAN-BAPTISTE DEL AMO AVEC « RÈGNE ANIMAL »

UN ROMAN FRANÇAIS RÉALISTE DE JEAN-BAPTISTE DEL AMO AVEC « RÈGNE ANIMAL »

 

« C’est une fille », dit-elle.
Il acquiesce et répond :
« Je m’en vais nourrir les bêtes », puis sort pisser dans la nuit.
p.32 in Règne Animal

 

« Pas un toit, pas une âme. Pas même le cri d’un courlis dans les roseaux des marais. Et, sur cette solitude parfaite, brillait un soleil de décembre, clair et glacial. »
in Le grand Meaulnes — Alain-Fournier

 

« Bientôt une sorte de griserie lui vint de toute cette terre remuée, qui exhalait une odeur forte, l’odeur des coins humides où fermentent les germes. »
in La Terre — Émile Zola

 

 

Del Amo Règne Animal NRF   Voilà un roman qui nous parle de notre pays, de la terre de France et sa culture profonde en ses sillons, ses tracés, ses tranchées, de la campagne telle qu’elle fut et n’est plus, telle qu’elle mua et s’emmura dans ce qu’elle est encore. Un territoire post-moderne que continuent de dissimuler autant que faire se peut traditions et propagandes. Pour autant, dire qu’il s’agit d’une littérature de terroir serait peut-être excessif, ou alors dans le sens du roman classique « à l’ancienne » dans la lignée des Sand, Balzac ou Flaubert, Hugo ou Maupassant, Zola ! et pour finir Giono. Et avant tout, un grand roman réaliste, humaniste et animaliste en ce qu’il conjure le lecteur à relire cette glèbe et ses habitants avec à la fois l’œil de l’ethnologue et de l’éthologue. Un roman d’Histoire effondrée dans une de ses localités, car l’histoire des hommes qui s’écrit souvent à leur insu, c’est également celle des animaux qui les accompagnent bon gré mal gré dans leurs vies misérables, furieuses, et dévastées. Lire la suite