VÉGANOSOPHIA — ÉCOLOGIE : ÉCONOMIE DU VIVANT ET NORMATIVITÉ (PARTIE IV)

VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — ÉCOLOGIE : ÉCONOMIE DU VIVANT ET NORMATIVITÉ

 

 

   5) Humanité-e-s :
   Pour en finir avec les affirmations de Luc Ferry visant à associer IIIème Reich et antispécisme, remarquons qu’il souligne p.160 de Le Nouvel Ordre Écologique que le régime nazi était pour l’« interdiction du gavage des oies » ainsi que la fin de la « vivisection sans anesthésie ». Si de nos jours vous persistez à penser qu’il est immoral de gaver les oies par exemple, sachez que vous risquez de réécrire les pages les plus noires de notre Histoire, et tout ça parce que vous ne mangez plus de foie gras ! Décidemment le philosophe n’a reculé devant aucun effet de style argumentaire pour faire passer ses idées rétrogrades — pardon : humanistes.

Lire la suite

Publicité

LA VIE AYANT DROIT — DÉAMBULATIONS CURIEUSES LE LONG DE TEXTES INTERSPÉCIFIQUES (COLLOQUE ET JUSTICE) — RECUEIL DE TEXTES

LA VIE AYANT DROIT (COLLOQUE ET JUSTICE) — RECUEIL DE TEXTES

 

 

« Il y a donc bien là une urgence pratique et une nécessité « vitale ». »
Frédéric Worms — p.20 in Le moment du vivant.

 

 

Hominem causa omne jus constitutum.
Du juriste romain Hermogénien : « Tout droit est établi en faveur des hommes » (devient) un anachronisme qui perdure obstinément au mépris des sensibilités nouvelles.
p.48 in Tant qu’il y aura des cages.

 

 

« […] le désir de justice et celui d’inconnu. »
p.108 in La condition postmoderne — Jean-François Lyotard

 

   C’est un monde étrange — le monde dans lequel on vit, n’est-ce pas ? Car pour qu’il y ait véritablement monde il faut qu’il y ait vie. La vie comme une récitation du monde, de l’Être. La vie gagnée sur le silence originel comme un déchirement de la matière par autre chose de quasi indicible. D’ailleurs les animaux n’en parlent pas, ils en font une expérience directe, et muette — à nos sens inadaptés — et se contentent de la vivre, leur vie. Car enfin, mais si ça ne dit rien comment cela pourrait-il avoir des droits à soi ces bêtes-là ? ce que défend  Steven M. Wise dans Rattling the Cage en 2000. Et nous, dans l’empressement de possession du tout du monde, il nous est trop peu que de n’en croquer l’usufruit pour un temps, certes bien incertain, mais ça au moins on en est sûr. Le comble ne réside-t-il pas dans ce temps interminable et ces tâtonnements au petit bonheur la chance pour en arriver là au travers des âges, oui là au centre absolu et intersubjectif du monde : à nous ? Lire la suite