VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE (ZOOMNÉSIS)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 
VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE
 
 
— ZOOMNÉSIS —
 
     Dans le « monde d’avant », le monde d’il y a encore très peu de temps mais dont le temps passant éloigne sa présentialité et qu’il n’en reste plus qu’un fond diffus distancialisé, on a presque chanté — célébration phantasmée anticipatrice, utopie désormais faite atopie, c’est-à-dire une allergie cosmopolitique grandissante — on a chanté, dit-on, le « monde d’après ». Ce monde suivant nous y sommes sans vraiment y être. Il n’est pas celui qu’il aurait voulu être, réenchanté, il n’y est pas là où on l’attendait, il n’est tout simplement pas. Il est un autre monde d’après, un monde comme avant à vrai dire, un monde en dévalement (Verfallen) (au sens heideggérien[1] d’une errance décevante où demeure ouverte la possibilité de retrouver l’essentiel). Mais a-t-on seulement véritablement voulu ce monde ? Ou n’était-ce pas uniquement une nouvelle fabula narratur histoire de faire passer le temps du confinement (illusoire parenthèse enchantée de l’extractivisme ralenti, du ciel rendu aux oiseaux, de territoires réanimalisés et de l’encloisement singulier collectif) comme le temps d’une retraite spirituelle, sanitaire et salutaire ; d’une remise en question de la question de l’Être-au-monde en attendant de revenir, bon an mal an, au monde d’avant : au même monde en oubliant de revenir au monde même ? Car le « monde d’après » cela devait être, dans ce rêve éveillé ou cette somnolence in-dolente, l’occasion de faire surgir le vrai monde, le monde réel, celui où il fait bon vivre et où l’on sait qu’on a un à-venir. Un monde imparfait, dont il faut penser les événements à l’aune de chaque vie individuelle, mais un monde conservant sa sustainabilité (de sustain et non de « durable »). Lire la suite

VÉGANOSOPHIA — PHARMACOZOOLOGIES EN TEMPS DE BIODÉSERTIFICATION. POUR UNE ZOOPOÉTHIQUE DE L’ÊTRE À VENIR (PARTIE VII)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — PHARMACOZOOLOGIES EN TEMPS DE BIODÉSERTIFICATION. POUR UNE ZOOPOÉTHIQUE DE L’ÊTRE À VENIR (PARTIE VII)

 

   5) Contingence et liberté
   On l’a vu, la vie n’a pas de pourquoi — pour quoi — auquel répondre. Elle se produit malgré elle et se perpétue dans un désir naturel d’autoconservation inscrit au cœur même de tous les étant-vivants. D’ailleurs, dans l’acception que l’Être est sa propre source, il est parfaitement normal que la vie s’y développant ne soit considérée qu’à l’aune d’une axiologie modale. Seul le comment compte — pour unique commentaire. L’éthique découle du relationnel entre les vivants.

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VÉGANOSOPHIA — PHARMACOZOOLOGIES EN TEMPS DE BIODÉSERTIFICATION. POUR UNE ZOOPOÉTHIQUE DE L’ÊTRE À VENIR (SUI GENERIS)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

VÉGANOSOPHIA — PHARMACOZOOLOGIES EN TEMPS DE BIODÉSERTIFICATION. POUR UNE ZOOPOÉTHIQUE DE L’ÊTRE À VENIR
— SUI GENERIS —
   Qu’il faut tout faire par soi-même.
   Voilà ce à quoi, archétypalement parlant pourrait-on dire, la privation des libertés d’autrui nous oblige. Car c’est notre propre liberté, savoir : ontiquement, en tant qu’étant-vivant, qui est amoindrie, affectée dans sa psychée et sa corporéité, lorsque l’autre est démis de la sienne. Et pis : bientôt désaffectée dans son envineronne-mentalité, lorsque peu à peu et de manière exponentielle et même si lentement, chose mue d’une telle accélération que ce qui diffère se voit presque de jour en jour vidé en substance — notre liberté d’être en propre ce qui est venant de l’Être et devient dans l’intervalle (khôra) un être singulier — localement ontifié — car mis en face des altérités qui le regardent, vit dans le risque de l’esseulement absolu. Et peut-être s’émeut. Se met en mouvement, et va pour faire ce qui doit être fait pour, au-delà de devenir, avoir à revenir, rejouer le tout pour le tout de l’Être une bonne fois pour toutes. Volontairement, vraiment ; donc en puissance, en apothéose, donc en être libre, attaché aux étantités qui me réalisent.
   Autrement dit nous allons parler de sur-vie et de survie, nous allons parler de la vie et de son en-vie. Nous allons pour cela, pour voir ce qu’on fabrique, nous élancer une fois de plus dans l’exercice d’une libre pensée (libre dans l’écart plutôt obtu de ce qu’elle connaît si peu) en quête de vérité de l’Être. Cela selon nous et pour des éons, ne peut qu’être l’affaire d’une zoopoéthique. Cela inclut : prendre avec soi la critique zoopolitique antispéciste ; prendre avec soi la menace anthropique décrite par Bernard Stiegler ; prendre avec soi un temps de recueillement philosophique médidatif aux côtés de Heidegger ; prendre avec soi la modalité radicalement rigoureuse d’un penser schürmannien ; prendre avec soi le plein sens de l’éthique en ce qu’elle est la considération de l’autre dans son ethos ; prendre avec soi le pur désir de créer — poïein (ποιεῖν).

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PRENEZ EN DE LA GURREN ! — ET LES ANIMAUX ALORS ? — BELLA CIAO

PRENEZ EN DE LA GURREN ! — ET LES ANIMAUX ALORS ?

 

« (des Stoïciens) Particulièrement l’animal n’est pas autant que l’homme, tout au moins, lié au feu cosmique, au pur technikon, à ce feu artisan qui découpe toutes les choses, qui les assemble et qui leur donne une signification. »
p.57 in Deux leçons sur l’animal et l’homme, Gilbert Simondon (2004)

 

« Nous apprécions l’intelligence des animaux dans la mesure où ceux-ci se laissent dominer par nous. »
p.14 in Mémoires d’un rat, Andrzej Zaniewski (1993)

 

« Dans ce grand enchaînement des causes et des effets, aucun fait ne peut être considéré isolément. »
p.29 in L’invention de la nature. Les aventures d’Alexander von Humboldt, Andrea Wulf (2015)

 

 

   Jamais on aurait cru que Gurren Vegan, devenu sans qu’on s’en aperçoive — parce qu’on ne le suivait plus depuis belle lurette — Gurren Meta, deviendrait un ennemi de la cause animale, un anti-végane, un anti-antispéciste, un végano-sceptique à sa sauce, un supervilain, un sycophante de première (non c’est pas le nom d’un insecte), tellement qu’on le sentait investi le mec. Lire la suite

SAINTE-DINDE

Sainte-Dinde, 2019
Acrylique et crayon sur toile, 11,5×18
By K.

 

SAINTE-DINDE — EXTRAIT D’UNE LÉGENDE D’ORÉE À LA LIBÉRATION ANIMALE
   « Alors qu’un humain conseillait encore d’attraper ces volatiles pour les transformer en nourriture, contre leur gré il va de soi, et d’en partager la chair cuisinée en guise de chrétienne congrégation dans la plus pure et séculaire tradition du bien obtenu par le mal, un groupe d’entre la foule là réunie s’éleva et clama qu’il n’était plus, comme à l’époque de Jacques de Voragine, de chanter les louanges des martyres, qu’ils ou elles fussent des êtres humains ou des animaux. Et puis le miracle arriva enfin, peut-être à force de répétition, qu’on admît qu’il n’était plus de mise de massacrer à tour de bras les oiseaux comme celui-ci, accroché par les pattes à un treuil, suspendu tête en bas, transbahuté le long d’un macabre circuit pour se voir couper la tête comme on débite des tronçons de bois, vidé de son sang, et le reste du plumage et de l’étripage à l’envi — enfin, en vie… La dinde sauvée, et avec elle tout le règne animal, s’en fut auréolée d’une vive lumière comme qui dirait divine et devint pour des éons une légende, une icône, grâce au geste qu’elle fit lorsqu’elle s’en fut, se retournant vers ses libérateurs, signant l’éternelle armistice d’un sublime V de ses ergots dorés. Elle devint pour toutes et tous, et à tout jamais : Sainte-Dinde. »
K&M

« VERS UNE SOCIÉTÉ VÉGANE » D’OLIVIER ROGNON — L’UTOPISTE ESSAI D’UN FOL IRRÉALISTE — MAIS SI POSSIBLE, ALORS POURQUOI PAS ?

« VERS UNE SOCIÉTÉ VÉGANE » D’OLIVIER ROGNON — SI POSSIBLE, POURQUOI PAS ?

 

 

« […] il y avait des foies et des rognons, et même une tête de veau sur un carré de marbre blanc, pauvre petit animal livide aux paupières closes, une tête pensive qui trônait au milieu de ce brouhaha profane, une tête plongée dans un profond rêve. »
p.125 in Chien-Loup, Serge Joncour — 2018

 

« […] c’est pour ne pas être cannibale qu’il a fallu les déshumaniser. »
(à propos des animaux) p.228 in Mangeurs de viande de la préhistoire à nos jours, Marylène Patou-Mathis (2009)

 

« « Aimer » ou « prendre parti » pour les animaux ne se résume plus à signer des pétitions, cotiser pour des ONG, fondations, associations, ou s’abstenir dans son coin de manger leur chair, mais implique la nécessité de militer activement pour que leur statut d’individu soit légalement reconnu. »
pp.22-23 in Désobéir avec amour, Virginia Markus — 2018

 

 

   Dans un très merveilleux essai — La vie des plantes (Une métaphysique du mélange) — renouvelant le genre de la réflexion métaphysique en donnant la part belle à l’idée d’une immersion du vivant dans le monde via l’efflorescence du végétal — et son auteur, Emanuele Coccia, a raison sur ce point —, où les plantes font le monde pour les autres vivants, il est dit, presque d’emblée, que les humains méprisent les plantes, le végétal en général. Quoi ? le végétal ce n’est rien que de l’ornement, non ? Eh bien non. Le végétal c’est l’essentiel, puisqu’il façonne le monde pour nous autres, le modèle à le rendre respirable et pour nous conséquemment : habitable (oikouménè gê, qu’on se rappelle Berque, puis Stolz). De ce pneuma, ce souffle où l’on s’immerge et qui nous traverse, nous y dissipant climatiquement, Emanuele Coccia dit qu’il est primordial et que la philosophie et les humanités l’ont oublié. D’ailleurs, dirions-nous, ne sommes-nous pas tournesols lorsqu’au printemps nous tournons notre visage au soleil et en respirons gourmandement les rayons ? Lire la suite

VÉGANOSOPHIA — BIORÉSISTANCES. PHILOZOOPHIES DES RÉVOLTES PARASITAIRES OU SYMBIOTIQUES (PARTIE VIII)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — BIORÉSISTANCES
PHILOZOOPHIES DES RÉVOLTES PARASITAIRES OU SYMBIOTIQUES

 

   13) Égocité ou la violence contre soi :
   Si l’on dit d’après André Gorz que la lutte pour une société différente est vaine si on ne lutte pas pour une alimentation différente, ça n’est pas que cela suffise pour que le sort du moindre animal soit réglé positivement. Mais enfin, quand, alors que ces derniers mois dans l’actualité l’antispécisme s’est invité aux côtés du véganisme, dans les émissions, les débats, les journaux, où l’on oppose fréquemment la destruction de quelques vitrines comme une violence égale ou plus forte que la destruction de millions d’êtres vivants par jour en France (des milliards dans le monde), et qu’on entend une activiste dénigrer le véganisme car il serait « spéciste » de faire le choix individuel d’ arrêter de participer à l’exploitaion des animaux, on croit rêver ![1] Ne suffit-il pas que des commerces soient vandalisés — par des défenseurs des animaux ou non… — ou qu’un abattoir brûle en partie dans un incendie qui semble criminel ? Manifestement non : il faut utiliser les médias pour salir des véganes et autres militant-e-s pas assez animalistes pour la créatrice de Boucherie Abolition.
   Si, sur le fond (l’antispécisme), il faut soutenir les idées de cette association (notamment au travers d’actions comme Boucher pas un métier ou encore Bullshit lors d’un salon de l’élevage), force est de constater que son discours n’est absolument pas clair pour le grand public. Que vont comprendre les gens au « nesclavage », au « viol procréatif » et à ce « génocide » quand toute la filière chante à tue-tête la tradition et les belles « races à viande » reproduites ad æternam dans nos régions et joue sur la corde sensible de la nostalgie, du c’était mieux avant, de l’artisanat, et fait naître à l’envi tant d’êtres innocents voués à souffrir ? On ne parle plus comme ça à la télévision en 2018 si l’on désire être compris-e. Lire la suite

VÉGANOSOPHIA — BIORÉSISTANCES. PHILOZOOPHIES DES RÉVOLTES PARASITAIRES OU SYMBIOTIQUES (PARTIE IV)

VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — BIORÉSISTANCES
PHILOZOOPHIES DES RÉVOLTES PARASITAIRES OU SYMBIOTIQUES

 

 

   6) Défense — animale — légitime ?
   Si le pouvoir repose sur l’exercice de la violence, et que pour mettre fin à la violence il faut littéralement (re)prendre le pouvoir, alors il faut en retour user de violence. Chez Günther Anders, on trouve aussi cette idée qu’il peut se constituer une « violence défensive » en réponse à une situation critique qu’Anders appelle l’« état d’urgence », et que cette violence est donc une « légitime défense » (p.77 in La violence : oui ou non…). C’est l’idée basique qu’on peut être amené-e à être violent-e lorsqu’on est agressé-e afin d’échapper à la violence subie en premier. Par analogisme on ne sera pas surpris de voir les indiens d’Amérique réagir avec force contre la colonisation étrangère de leurs terres tant, on le sait bien et pour suivre Ghassan Hage dans sa démonstration, ce qui définit la domestication généralisée humaine, c’est l’acte d’occuper un espace en déclarant son intérêt propre comme principe d’organisation primaire. Ainsi, il établit un rapport avec les occupants antérieurs du même espace selon la manière dont leur être peut être exploité dans le but de faire avancer notre être. Ce qui gêne est exclu ou exterminé[1]. C’est toujours, direz-vous, la même histoire.
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WOLFF ÉMEUTIER — SUR L’ILLUSOIRE CONSERVATISME DES « TROIS UTOPIES CONTEMPORAINES » D’UN PROFESSEUR À LA RETRAITE

SUR L’ILLUSOIRE CONSERVATISME DES « TROIS UTOPIES CONTEMPORAINES »

 

 

« […] manger et ravager se révèlent parfois des synonymes. C’est une question de point de vue, de conflit d’intérêts. »
Ivana Adaïm Makak in Les Limites du vivant (collectif), p.116

 

« Mais qui nous dit que l’être et la valeur doivent nécessairement être au service des besoins et des exigences de commodité d’un « entendement » qui schématisent en vue de fins pragmatiques ? »
Max Sheller, Nature et formes de la sympathie, p.343

 

« […] que me vaut mon humaine condition si je ne suis pas capable d’en appliquer les prérogatives et les devoirs, c’est-à-dire la connaissance du mal. »
Jane Sautière, Mort d’un cheval dans les bras de sa mère, p.141

 

 

   Utopistes bonjour !

 

   Plutôt que recenser le livre de ce traître de Mauricio Garcia Pereira, vil pleutre qui s’émeut pour quelques milliers de veaux pas finis extirpés in utero des corps pendus de leurs mères dans les abattoirs (Ma vie toute crue chez Plon, 2018) — on a voulu changer de son de cloche et aller voir ce qui se dit dans le chaud terrier de la rue d’Ulm où l’on peut encore sévir — pardon : enseigner, lorsque l’âge de la retraite a sonné et qu’un acte de présence à distance s’appelle un « éméritat ». Émérite des tartes à la crème de soja dans la g***** oui !
   Bref. Ce qui nous intéressera dans ce triple essai de Francis Wolff, professeur spécialiste de philosophie ancienne et non d’éthologie, de biologie ou de droit (vous saurez dans une prochaine diatribe pourquoi on dit ça), ce sera par-dessus tout sa vision de l’animalisme tel qu’il le donne à penser à son crédule lectorat en faisant de son mieux pour discréditer le mouvement de la libération animale. Wolff animali lupus est les gars, tenez-vous le pour dit ! C’est un désenchanteur et il rôde le spécimen ; …attention : sous les moustaches les crocs !

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« LES ANIMAUX NE SONT PAS COMESTIBLES », C’EST VRAI — LETTRE OUVERTE ET AFFRANCHIE À MARTIN PAGE

« LES ANIMAUX NE SONT PAS COMESTIBLES » — MARTIN PAGE

 

« C’est assez terrible d’aimer les bêtes. Lorsque vous voyez dans un chien un être humain, vous ne pouvez pas vous empêcher de voir un chien dans l’homme et l’aimer. »
Romain Gary — Chien blanc — 1970

 

« Le véganisme est un mouvement politique, et un art de vivre,
de laisser vivre et de vivre avec. […] Nous avons rendu les animaux utiles aux hommes, et nous n’avons pas vu qu’ils pouvaient nous enseigner à être libres. »
p.13 in Les animaux ne sont pas comestibles

 

« Quand on la mange, habituellement on ne perd même pas la plus petite pensée pour les animaux qui la composent. La saucisse de viande donne l’impression qu’elle n’est même pas fabriquée avec des animaux ou des restes d’animaux. »
pp.212-213 in Pourquoi le monde n’existe pas — Markus Gabriel
      Cher Martin[1],
   On ne se connaît pas et pourtant nous avons beaucoup de points en commun, ton couple et le nôtre. Le premier c’est le véganisme, ou bien une immense affection pour la littérature… bon ; disons qu’étant venus à la cause animale par les livres nous nous sentons proches de votre manière de penser et de vivre la cause de la libération des animaux. Par un heureux concours de circonstances professionnelles, il se trouve que nous avons lu ton dernier ouvrage un peu en avance sur le public, et comme nous avons le clavier bavard, s’en est suivi l’envie de t’écrire.

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