VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE (PARTIE I)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 
VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE (PARTIE I)
 
 
   1) Le différend de la différence : Wirklichkeit
   Pour le grand public dont nous sommes, que nous importe en définitive si c’est le pangolin, la chauve-souris ou Winnie l’ourson qui aura été le vecteur originel du Covid-19. La découverte de la cause précise de ce nouvel épisode viral épidémique puis pandémique — on dit alors : zoonotique car il provient du milieu animal — intéresse les scientifiques dans le but que ceci ne se reproduise plus, mais la véritable question de cette crise anthropologique en rapport au biosystème est bien plus vaste que ce simple épisode dont, nous aurions dû collectivement le savoir dès son commencement, nous n’allions pas nous débarrasser en quelques mois seulement.
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COEXISTENZ : L’ANIMALITÉ SOUS CONDITION(S) — À L’ETUDE DE LA SUBJECTIVITÉ ANIMALE AVEC FLORENCE BURGAT — (GESTALT, INDIVIDU, ORGANISME, STRUCTURE, SUBJECTIVITÉ, …)

COEXISTENZ : À L’ETUDE DE LA SUBJECTIVITÉ ANIMALE AVEC FLORENCE BURGAT

 

« Cet autre disparu, ajouterons-nous, est aussi bien cet animal que nous avons aimé, nommé, dont nous conservons le souvenir vivant, l’image, la trace, et qui parfois revient en rêve. »
Florence Burgat
p.236 in Une autre existence — La condition animale
« Avec l’accroissement des connaissances, les animaux seront toujours plus près des hommes. Quand ils en seront aussi proches qu’aux anciens temps mythologiques, alors, il n’y aura presque plus d’animaux. »
Elias Canetti
p.54 in Le Territoire de l’homme
« Le monde animal, à un certain niveau de son développement, organise sa vie en fonction du couple plaisir/déplaisir, c’est-à-dire de sa sensibilité. Cette strate affective est le substrat (hypokeimenon) de son existence. »
Heinz Wissman
p.9, en introduction à Une autre existence

 

Une autre existence   Ces dernières années — une vingtaine, et depuis environ une dizaine d’années surtout — la littérature essayiste française se voit parsemée d’ouvrages de plus en plus nombreux quant à l’impérieuse cause animale. Impérieuse dans les défis qu’elle nous lance, dans la prise en compte du risque de perte infinie — outre pour l’homme sa propre disparition avec tout le relativisme contingent à la situation — de toute(s) forme(s) de vie(s), au péril plus périlleux encore qu’avant de disparaître il lui faudrait supporter (l’homme) la dévitalisation du monde dont il se serait fait commandeur avec l’outil armé, coercitif et violent de la technique. Car la cause animale est égale à la perte de l’animal en tant qu’annihilation progressive des animaux, de toute existence d’animalité libre pour-elle.
   Il ne s’agit plus seulement d’essais anglo-saxons traduits en langue française qui nous informent sur la question animale et le risque encouru. Et Jacques Derrida n’est plus seul dans le paysage philosophique français qui, réagissant et répondant, tente d’apporter des solutions à la problématique du rapport tyrannique humain aux animaux. Lire la suite