VÉGANOSOPHIA — CONTRAT NATUREL ET INTERVENTIONNISME (PARTIE V)

VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — CONTRAT NATUREL ET INTERVENTIONNISME

 

 

   8) Domos —  l’impossible solipsisme :
   Dans Les Diplomates de Baptiste Morizot, notre fil conducteur dans cette véganosophia, ce dernier met bien en évidence l’impossibilité factuelle qu’il y a à passer un contrat avec les animaux. C’est d’ailleurs ce même fait qui fait dire à Corine Pelluchon dans son Manifeste Animaliste qu’elle n’attend pas que nous octroyions le statut de « citoyens » aux animaux mais qu’on respecte leurs droits en tant qu’êtres individués, en tant qu’ils sont des subjectivités qui ont leurs intérêts propres à vivre, tout comme nous. On a dit ici et notre désaccord sur la question de la citoyenneté. En effet, si l’on s’en réfère à la définition en ligne du Larousse, la citoyenneté est ceci : « Situation positive créée par la pleine reconnaissance aux personnes de leur statut de citoyen. (Le citoyen dispose, dans une communauté politique donnée, de tous ses droits civils et politiques.) » La question de la mise en application d’une zoopolitique animaliste n’empêche pas — malgré leur incapacité à formuler en eux-mêmes le concept de la citoyenneté — qu’on leur accorde a minima la « concitoyenneté » en vertu que les animaux partage l’unique habitat connu à ce jour que nous partageons avec eux, savoir : la planète Terre. Lire la suite

LA CHÈVRE ET LE CHOU — « ANIMAL CARE CERTIFIED », IS FUTURE WARRANTY ? — AU SUJET DE « L’ÉTHIQUE À TABLE » DE PETER SINGER ET JIM MASON

 

LA CHÈVRE ET LE CHOU — AU SUJET DE « L’ÉTHIQUE À TABLE » DE PETER SINGER ET JIM MASON
« […] nous devons éviter d’apporter notre soutien à des pratiques agricoles (culture ou élevage) lorsqu’il existe un risque, même très faible, que cela conduise à une catastrophe écologique. »
p.402 in L’Éthique à table

 

« Nous devons apprendre à respecter la vie sous toutes ses formes : il ne faut détruire sans raison aucune de ces herbes, aucune de ces fleurs, aucun de ces animaux qui sont tous, eux aussi, des créatures de Dieu. »
Théodore Monod

 

LÉthique-à-table   Dans la courte et concise préface qu’Aymeric Caron a consacrée au livre L’Éthique à table – Pourquoi nos choix alimentaires importent de Peter Singer et Jim Mason, le journaliste intime le lecteur à prendre conscience de la réalité qui est la sienne en tant que consommateur. Car d’un côté celui qui consomme est investi d’une responsabilité, et de l’autre [d’]un pouvoir[1].
   C’est en effet ce qui apparaît très concrètement dans l’enquête à laquelle nous convient le philosophe Peter Singer et l’avocat et conférencier Jim Mason. Si l’ouvrage date un peu dans sa version anglophone (2006), il n’a malheureusement pas perdu de sa perspicacité dans les faits énoncés. Il nous permet aujourd’hui grâce à la Collection V de l’Âge d’Homme, de mesurer les progrès du véganisme français au sein de l’évolution des mœurs dans la dernière décade (2005 – 2015), notamment grâce au travail de traduction et d’annexes d’Estiva Reus et Etelle Higgonet. Lire la suite