AH ! ÇA IRA […] L’ÉGALITÉ PARTOUT RÉGNERA — RÉFLEXIONS D’APRÈS « COMME DES BÊTES » — (HISTOIRE POLITIQUE DE L’ANIMAL EN RÉVOLUTION [1750-1840]) DE PIERRE SERNA

L’ÉGALITÉ PARTOUT RÉGNERA — RÉFLEXIONS D’APRÈS « COMME DES BÊTES » — PIERRE SERNA

 

 

 

 

« En effet, l’essence transformée de l’agir humain modifie l’essence fondamentale de la politique. »
p.37 in Le principe responsabilité — Hans Jonas (Champs essais)

 

« Canius promène son esclave comme un animal de compagnie… »
(cité par Martial)
p.177  in Cave Canem — Textes réunis par Jean-Louis Poirier

 

« Non je ne connais pas l’Afrique
Aigrie est ma couleur de peau
La vie est une machine à fric
Où les affreux n’ont pas d’afro »
Mama Sam sur l’album « Je dis Aime » — M (1999)

 

— Petite histoire d’une entrée en République —

 

   Dans son précédent ouvrage L’Animal en République, l’historien Pierre Serna nous avait entretenu-e-s de ce qu’entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe, en France, une période charnière avait eu lieu, portée par les aspirations d’une époque qu’on pourrait appeler de « proto-écocitoyenne » en cela qu’en même temps fut déclarée l’abolition de l’esclavage (1794) et qu’un courant scientifique montant commençait de montrer les relations interspécifiques complexes entre tous les êtres vivants, laissant poindre doucement l’idée d’une zoopolitique possible qui aurait pu ceindre le développement industriel à venir, et le contrôler en prenant soin des vivants… « ébauche écohistorique » (critique de la civilisation européenne)[1] écrivait P. Serna, qui n’a pas eu le temps d’éclore, écrasée sous les bottes de la dictature napoléonienne et toute chiffonnée par l’amalgame consistant tantôt à animaliser certaines franges de la population au prétexte du rapprochement biologique avec les animaux — les grands mammifères primates en tête. Avec Comme des bêtes (Histoire politique de l’animal en Révolution (1750-1840)) Pierre Serna signe le récit captivant et éclairant d’une chute de l’Homme vers sa modernité et ses nauséabondes facondes.  Lire la suite

INTERBEV OU D’UNE ÉDUCATION LAÏQUE RÉPUBLICAINE DONC VÉGÉTARIENNE — AVEC DEUX LIVRES BIOHISTORIQUES : « LA RÉVOLUTION VÉGÉTARIENNE » DE THOMAS LEPELTIER & « L’ANIMAL EN RÉPUBLIQUE » DE PIERRE SERNA

INTERBEV OU UNE RÉPUBLIQUE LAÏQUE VÉGÉTARIENNE — AVEC « LA RÉVOLUTION VÉGÉTARIENNE » DE THOMAS LEPELTIER & « L’ANIMAL EN RÉPUBLIQUE » DE PIERRE SERNA

 

« Et qui prendraient souvent un très vif intérêt à ces automates merveilleux, dont la plupart expriment si parfaitement le désir, le regret, la fidélité, l’intelligence et presque toutes les affections de l’âme. […] Tant qu’on ne pourra contester aux animaux le sens de l’ouïe, de l’odorat et de la vue, on sera toujours forcé de leur accorder au moins une âme sensitive.»
par L. R. H. de Lons-le-Saunier — dissertation, 1802

 

« La sottise, l’erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine. »
Au Lecteur, in Les Fleurs du Mal — Charles Baudelaire, 1857

 

« Maintenant je peux vous observer en paix : je ne vous mange plus. »
aurait déclaré Franz Kafka en regardant des poissons dans un aquarium

 

   Dans le temps la France, bah… c’était un peu ça :
bovin-moyen-age
   La République française ? ça aussi :

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