VÉGANOSOPHIA — PHARMACOZOOLOGIES EN TEMPS DE BIODÉSERTIFICATION. POUR UNE ZOOPOÉTHIQUE DE L’ÊTRE À VENIR (PARTIE II)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — PHARMACOZOOLOGIES EN TEMPS DE BIODÉSERTIFICATION. POUR UNE ZOOPOÉTHIQUE DE L’ÊTRE À VENIR (PARTIE II)

 

   2) Souveraineté du vivant
   Nous avons la dernière fois terminé provisoirement le propos avec Jacques Derrida. Nous avons proposé, dans la continuité d’une idée déjà évoquée sur ce blog auparavant, d’étendre notre considération morale aux animaux à l’instar du cynosarges (Κυνόσαργες, Kynósarges) à l’époque de Diogène Laërce (début du IIIe siècle). Le cynosarges était un gymnase qui accueillait les demi-citoyens. À cette époque les demi-citoyens étaient les personnes issues d’unions dont l’un des parents n’était pas citoyen de la ville. On pense alors, évidemment, au travail de Sue Donaldson et Will Kymlicka : l’essai Zoopolis (2011). Lire la suite

BALLADE POUR UN HOMME À CONNAÎTRE, ET SES HISTOIRES D’ANIMAUX PLUS VRAIES QUE NATURE DANS « LOBO LE LOUP » DE E. T. SETON

UN HOMME À CONNAÎTRE, ET SES HISTOIRES D’ANIMAUX PLUS VRAIES QUE NATURE DANS « LOBO LE LOUP » DE E. T. SETON

 

« L’homme est le plus cruel de tous les animaux, il est le seul capable d’infliger une douleur à ses congénères sans autre motif que le plaisir. »
Mark Twain

 

« Tous les êtres vivants éprouvent de la peur en présence du danger. Le vrai courage consiste à faire face malgré la peur, et tu n’en manques pas. »
In Le Magicien d’Oz, Lyman Frank Baum — 1900.

 

« C’était la plus belle louve que j’ai jamais vue. Son manteau était en parfait état et presque blanc. […] elle lança le cri de ralliement de sa race. »
p.27 in Lobo le loup

 

   On connaissait Henry David Thoreau,
  On connaissait Emerson (Ralph Waldo),
  On connaissait John Muir, Mark Twain et Jack London,
  On connaît à présent Ernest Thompson Seton.

 

   C’est-à-dire qu’à la lecture de Lobo le loup, un joli recueil de nouvelles d’E. T. Seton proposé par les éditions José Corti dans la collection Biophilia, on fait plusieurs découvertes : celles d’un homme, d’un pays, d’une époque, et surtout des animaux qui vécurent à Currumpaw, cette très vaste étendue de pâturage au nord du Nouveau-Mexique.

Lire la suite