VÉGANOSOPHIA — ÉCOLOGIE : ÉCONOMIE DU VIVANT ET NORMATIVITÉ (PARTIE VI)

VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — ÉCOLOGIE : ÉCONOMIE DU VIVANT ET NORMATIVITÉ

 

   6) (Normativité : économie du vivant. Suite)
   Comme vu précédemment, un des objectifs singuliers humains est l’alimentation et la recherche toujours accrue d’une meilleure santé, du bien vivre. En principe en tout cas puisque nombre des activités des hommes échouent et l’eutrophient (du grec eu : bien, vrai, et trophein : nourrir), ou dit autrement l’asphyxie par excès. En clair elles mènent l’humain si ce n’est à sa perte, en outre sûrement vers de grandes difficultés sanitaires et de survie tout simplement. On ne compte plus les enquêtes, les rapports, brefs les preuves accablantes des dégradations infligées aux écosystèmes — donc aux espèces endémiques et à la chaîne biotique tout entière — autant qu’à la corporéité de l’Homme où désormais un enfant qui vient au monde recèle dans ses cellules plusieurs centaines de traces de produits chimiques qu’on ne devrait pas y trouver à l’état naturel. La destruction de l’« environnement » dans la multiplicité de sa vivante luxuriance est pour lui-même car à l’encontre des intérêts de ses étant-vivants, une tragédie ; et pour l’être humain l’épée de Damoclès dont le crin (spécisme) se brisera dans la foulée. On assiste donc à ce qui s’annonce être le paroxysme du tropisme (τρόπος) normatif humain. La direction de la croissance (économique/ démographique/ architecturale) humaine confère à l’épuisement de toutes formes de ressources et ce, malgré soi. Ce qui est très curieux dans l’expression tropique humaine, c’est que ce qui l’amène à détruire son monde et les êtres qui le composent et bien souvent a priori l’enchantent, c’est justement ce qui est à la fois son principe moteur et sa motivation : Vie et en-vie comme stimulant pour un bien-être d’apparence, une phénoménologie mortifère sous-jacente au prétexte de l’anima rationnel[1].

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VÉGANOSOPHIA — ÉCOLOGIE : ÉCONOMIE DU VIVANT ET NORMATIVITÉ (PARTIE IV)

VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

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   5) Humanité-e-s :
   Pour en finir avec les affirmations de Luc Ferry visant à associer IIIème Reich et antispécisme, remarquons qu’il souligne p.160 de Le Nouvel Ordre Écologique que le régime nazi était pour l’« interdiction du gavage des oies » ainsi que la fin de la « vivisection sans anesthésie ». Si de nos jours vous persistez à penser qu’il est immoral de gaver les oies par exemple, sachez que vous risquez de réécrire les pages les plus noires de notre Histoire, et tout ça parce que vous ne mangez plus de foie gras ! Décidemment le philosophe n’a reculé devant aucun effet de style argumentaire pour faire passer ses idées rétrogrades — pardon : humanistes.

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