VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE (PARTIE I)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 
VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE (PARTIE I)
 
 
   1) Le différend de la différence : Wirklichkeit
   Pour le grand public dont nous sommes, que nous importe en définitive si c’est le pangolin, la chauve-souris ou Winnie l’ourson qui aura été le vecteur originel du Covid-19. La découverte de la cause précise de ce nouvel épisode viral épidémique puis pandémique — on dit alors : zoonotique car il provient du milieu animal — intéresse les scientifiques dans le but que ceci ne se reproduise plus, mais la véritable question de cette crise anthropologique en rapport au biosystème est bien plus vaste que ce simple épisode dont, nous aurions dû collectivement le savoir dès son commencement, nous n’allions pas nous débarrasser en quelques mois seulement.
Lire la suite

VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE (ZOOMNÉSIS)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 
VÉGANOSOPHIA — GÉOPOLITIQUE ANTISPÉCISTE ET BIOPHILE — ZOONOSES, PANDÉMIES, EXTINCTION — UNE SOLUTION HÉTÉROBIOTIQUE
 
 
— ZOOMNÉSIS —
 
     Dans le « monde d’avant », le monde d’il y a encore très peu de temps mais dont le temps passant éloigne sa présentialité et qu’il n’en reste plus qu’un fond diffus distancialisé, on a presque chanté — célébration phantasmée anticipatrice, utopie désormais faite atopie, c’est-à-dire une allergie cosmopolitique grandissante — on a chanté, dit-on, le « monde d’après ». Ce monde suivant nous y sommes sans vraiment y être. Il n’est pas celui qu’il aurait voulu être, réenchanté, il n’y est pas là où on l’attendait, il n’est tout simplement pas. Il est un autre monde d’après, un monde comme avant à vrai dire, un monde en dévalement (Verfallen) (au sens heideggérien[1] d’une errance décevante où demeure ouverte la possibilité de retrouver l’essentiel). Mais a-t-on seulement véritablement voulu ce monde ? Ou n’était-ce pas uniquement une nouvelle fabula narratur histoire de faire passer le temps du confinement (illusoire parenthèse enchantée de l’extractivisme ralenti, du ciel rendu aux oiseaux, de territoires réanimalisés et de l’encloisement singulier collectif) comme le temps d’une retraite spirituelle, sanitaire et salutaire ; d’une remise en question de la question de l’Être-au-monde en attendant de revenir, bon an mal an, au monde d’avant : au même monde en oubliant de revenir au monde même ? Car le « monde d’après » cela devait être, dans ce rêve éveillé ou cette somnolence in-dolente, l’occasion de faire surgir le vrai monde, le monde réel, celui où il fait bon vivre et où l’on sait qu’on a un à-venir. Un monde imparfait, dont il faut penser les événements à l’aune de chaque vie individuelle, mais un monde conservant sa sustainabilité (de sustain et non de « durable »). Lire la suite

UN ESSAI DE REFONDATION POLITIQUE EN PHILOSOPHIE ANIMALE — LECTURE DE « UNE ÉTHIQUE ANIMALE POUR LE XXIe SIÈCLE » DE PATRICK LLORED — SUBLIME ZOOANTHROPOÉTHIQUE

UN ESSAI DE REFONDATION POLITIQUE EN PHILOSOPHIE ANIMALE — LECTURE DE « UNE ÉTHIQUE ANIMALE POUR LE XXIe SIÈCLE » DE PATRICK LLORED

 

« Toute rencontre avec l’animal encore plus qu’avec les humains est surgissement de sa vie dans la nôtre, […] »
p.45 in Mort d’un cheval dans les bras de sa mère, Jane Sautière (2018)

 

« […] mais la loi interdisait aux animaux, même dotés du statut de sous-être, d’aller se faire soigner dans un hôpital humain. Quand les sous-êtres tombaient malades, l’Instrumentalité se chargeait d’eux — dans des abattoirs. Il était plus facile de créer de nouveaux sous-êtres que de redonner la santé aux mal-portants. En outre, l’ambiance prévenante et attentive de l’hôpital aurait pu leur donner des idées : celle, par exemple, qu’ils étaient des personnes véritables […] »
p.435 in Les Seigneurs de l’Instrumentalité, Cordwainer Smith

 

« Le véritable amour de la nature, […], consiste en ce que la nature est aimée pour elle-même, c’est-à-dire précisément pour ceux de ses côtés qui n’ont rien d’humain. »
p.299 in Nature et formes de la sympathie, Max Scheller (1923)

 

 

 

 
Pour le bien de tout vivant !
 
     Dans son livre Ce que les bêtes nous apprennent de la politique, Brian Massumi écrit que […] la vie vit sa propre abstraction — le moindre de ses gestes étant une spéculation pragmatique sur la nature en train de se faire[1]. C’est cette abstraction qui fabrique a fortiori comme a posteriori une communauté de destin du vivant et à plus forte raison lorsque ce phénomène est incarné par un sujet[2] (un animal) et s’éprouve de quelque façon que ce soit au contact du monde, autrement dit contre les autres du monde, en s’appuyant sur eux autant qu’en devant parfois chercher à les éviter. Il s’agit plus en réalité d’un devenir par destination que par nature, puisque tout est dû au hasard et n’est jamais prémédité, à l’exception de l’entrée en jeu de la politique (pólis, πόλις) — la communauté de citoyens (humains jusqu’à présent) libres et autonomes formant une structure sociale capable de formuler par avance, c’est-à-dire de répondre à un désir commun de vivre, pour la construire ensemble, la cité idéale offrant à chacun la possibilité de s’émanciper et de s’épanouir en s’enrichissant auprès des autres et réciproquement. C’est en tout cas, des Antiques aux Lumières jusqu’à nos démocraties contemporaines, pour ce qu’elles parviennent à valoir, le projet que toutes les sociétés ont mené à leur manière avec plus ou moins de succès. Cette construction toujours à parfaire doit de toute évidence sa longévité, si l’on exclue de notre propos les injustices entre les humains, à la domination et à l’exploitation de sous-êtres auxquels on aura soutiré le plus souvent d’abord leur force vitale puis carrément leur propre vie. C’est donc contre les intérêts à vivre de ces sous-êtres que sont les animaux sous l’égide humaine, que nous humains sommes parvenus à maintenir les nôtres jusqu’à présent. Cela dit les temps changent et s’immisce peu à peu dans les consciences et dans le champ politique (politikos), l’idée que les animaux ne sont pas des choses dont on peut disposer, mais des êtres à part entière qui participent, plus prou que peu, à l’équilibre précaire de cette pragmatique spéculation qu’est cette abstraction pure : la vie. Cette vie qu’on voit disparaître par pans entiers à cause de notre industrieuse action sur le monde, au risque d’en pâtir nous-mêmes[3].

Lire la suite

VÉGANOSOPHIA — PHARMACOZOOLOGIES EN TEMPS DE BIODÉSERTIFICATION. POUR UNE ZOOPOÉTHIQUE DE L’ÊTRE À VENIR (PARTIE VII)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — PHARMACOZOOLOGIES EN TEMPS DE BIODÉSERTIFICATION. POUR UNE ZOOPOÉTHIQUE DE L’ÊTRE À VENIR (PARTIE VII)

 

   5) Contingence et liberté
   On l’a vu, la vie n’a pas de pourquoi — pour quoi — auquel répondre. Elle se produit malgré elle et se perpétue dans un désir naturel d’autoconservation inscrit au cœur même de tous les étant-vivants. D’ailleurs, dans l’acception que l’Être est sa propre source, il est parfaitement normal que la vie s’y développant ne soit considérée qu’à l’aune d’une axiologie modale. Seul le comment compte — pour unique commentaire. L’éthique découle du relationnel entre les vivants.

Lire la suite

VÉGANOSOPHIA — PHARMACOZOOLOGIES EN TEMPS DE BIODÉSERTIFICATION. POUR UNE ZOOPOÉTHIQUE DE L’ÊTRE À VENIR (SUI GENERIS)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

VÉGANOSOPHIA — PHARMACOZOOLOGIES EN TEMPS DE BIODÉSERTIFICATION. POUR UNE ZOOPOÉTHIQUE DE L’ÊTRE À VENIR
— SUI GENERIS —
   Qu’il faut tout faire par soi-même.
   Voilà ce à quoi, archétypalement parlant pourrait-on dire, la privation des libertés d’autrui nous oblige. Car c’est notre propre liberté, savoir : ontiquement, en tant qu’étant-vivant, qui est amoindrie, affectée dans sa psychée et sa corporéité, lorsque l’autre est démis de la sienne. Et pis : bientôt désaffectée dans son envineronne-mentalité, lorsque peu à peu et de manière exponentielle et même si lentement, chose mue d’une telle accélération que ce qui diffère se voit presque de jour en jour vidé en substance — notre liberté d’être en propre ce qui est venant de l’Être et devient dans l’intervalle (khôra) un être singulier — localement ontifié — car mis en face des altérités qui le regardent, vit dans le risque de l’esseulement absolu. Et peut-être s’émeut. Se met en mouvement, et va pour faire ce qui doit être fait pour, au-delà de devenir, avoir à revenir, rejouer le tout pour le tout de l’Être une bonne fois pour toutes. Volontairement, vraiment ; donc en puissance, en apothéose, donc en être libre, attaché aux étantités qui me réalisent.
   Autrement dit nous allons parler de sur-vie et de survie, nous allons parler de la vie et de son en-vie. Nous allons pour cela, pour voir ce qu’on fabrique, nous élancer une fois de plus dans l’exercice d’une libre pensée (libre dans l’écart plutôt obtu de ce qu’elle connaît si peu) en quête de vérité de l’Être. Cela selon nous et pour des éons, ne peut qu’être l’affaire d’une zoopoéthique. Cela inclut : prendre avec soi la critique zoopolitique antispéciste ; prendre avec soi la menace anthropique décrite par Bernard Stiegler ; prendre avec soi un temps de recueillement philosophique médidatif aux côtés de Heidegger ; prendre avec soi la modalité radicalement rigoureuse d’un penser schürmannien ; prendre avec soi le plein sens de l’éthique en ce qu’elle est la considération de l’autre dans son ethos ; prendre avec soi le pur désir de créer — poïein (ποιεῖν).

Lire la suite

SUPER FICTION POUR MONTER EN CRÊTE — SELON « DIEU-DENIS OU LE DIVIN POULET » PAR ALEXIS LEGAYET — BONNE PLUME

SELON « DIEU-DENIS OU LE DIVIN POULET » PAR ALEXIS LEGAYET — BONNE PLUME

 

 

(Israël) :  « Cette pseudo-« première nation végane » reste l’un des pays au monde qui consomme le plus de viande, notamment de poulet… »
p.49 in Lettre ouverte aux mangeurs de viandes qui souhaitent le rester sans culpabiliser. Pourquoi les végans ont tout faux ! — Paul Ariès (2019)

 

« Imaginez les dégâts maintenant. (1967) À perte de vue des hangars à poulets, fierté économique de la région, couvraient ce qui jadis fut un bocage aux haies pleines de nid. J’ai eu envie de vomir. »
p.43 in De viandard à végane — Bruno Blum (2017)

 

(En France) : « 83% des poulets sont élevés de façon intensive. »
p.51 in Qui sommes-nous pour traiter ainsi les animaux ? — Marie-Pierre Hage (2018)

 

« […] il m’arrive encore de craquer pour un poulet rôti au restaurant ou chez des amis. »
p.14 in Lettre ouverte aux animaux (et à ceux qui les aiment) — Frédéric Lenoir

 

 

   Ah ! qui n’a pas entendu parler du coq qui, chantant comme tout coq sait le faire au lever du Soleil, s’est vu devoir ester en Justice — pauvre Maurice — se faire voler dans les plumes par ouï-dire que ce manant serait par trop bruyant ?! Si encore Maurice avait clapé tous les marrons-suisses on aurait compris, on aurait même témoigné tiens ! Mais là vraiment, au pays du cocorico-soleil-levant, quoi de plus-pire pour assombrir nos estivales questions ?
  Un procès ! c’est un procès ! un procès d’animal comme au Moyen-âge. Madame ou Monsieur le/la Juge, avant de statuer ne voudriez-vous pas entendre parler des travaux de Bernie Krause sur la bioacoustique ? Il serait bon, en effet, avant d’enduire le pauvre gallinacé de goudron et de lui faire connaître l’opprobre, de savoir ce qu’on risque de ne plus jamais entendre. Bref, nous ne sommes pas là pour remplacer le tribunal de La Rochelle ni pour nous fâcher contre ces personnes de l’Île d’Oléron qui ne supportent plus la « nature » et rêvent d’un impossible — et mortel — calme.

Lire la suite

VÉGANOSOPHIA — BIORÉSISTANCES. PHILOZOOPHIES DES RÉVOLTES PARASITAIRES OU SYMBIOTIQUES (PARTIE VI)

 

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — BIORÉSISTANCES
PHILOZOOPHIES DES RÉVOLTES PARASITAIRES OU SYMBIOTIQUES

 

   10) Philozoophies (suite) :
   Nous réprouvons la souffrance et la mort. Il faut biorésister !
   Mais la mort… nous dira-t-on, c’est bien normal. En tout état de cause c’est comme ça, à défaut d’être normal. Rarement les êtres vivants acceptent de mourir. Difficile, quand on vient presque du néant absolu, d’avoir à y retourner. Y retourner où ? Nulle part.

Lire la suite

VÉGANOSOPHIA — BIORÉSISTANCES. PHILOZOOPHIES DES RÉVOLTES PARASITAIRES OU SYMBIOTIQUES (HOMONOIA)

 VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — BIORÉSISTANCES
PHILOZOOPHIES DES RÉVOLTES PARASITAIRES OU SYMBIOTIQUES

 

— HOMONOIA —
   Il faut bien commencer quelque part, ou le calcul du rejet. Tel pourrait être — ça l’est, ça y est enfin — notre maxime où prendre élan dans ce nouvel exercice d’écriture libre et interdisciplinaire. Écriture surtout comme qui dirait, re-jetée-là comme une énième bouteille à la mer, celle-ci n’ayant que l’apparence de la non pollution, de l’inoffensivité puisque de toute évidence la « virtualité » textuelle sur le web repose bien quelque part et que cette mécanique s’avère incendiaire (cf. A. Gras[1]). Un rejet donc, d’un échouage l’autre, un signal de détresse pour opposer à l’innommable. Une tentative supplémentaire à l’encontre de l’assujettissement de tous les sujets d’une vie qui ne viennent au monde qu’entre un destin inapproprié et le plus malheureux des hasards — eux comme si c’était d’autres, puis d’autres encore et encore à la place d’eux. Hommage en passant à qui de droit (animalier), vous l’aurez reconnu, avec pour objectif comme dit Anne Simon « à cette thanatopoétique industrielle », de répondre « par une biopoéthique visant à requalifier les vies disqualifiées des bêtes comme des employés.[2] » Mais toute biopoésie éthique n’est-elle pas d’emblée une parole biopolitique ? N’y a-t-il d’engagement que dans l’action ou les mots ont-ils encore un sens — c’est-à-dire : la direction d’une utilité ? Certes, pourtant bien intentionnés, ils tournent le dos aux victimes qu’ils défendent et ne s’adressent qu’à leurs tortionnaires, en espérant faire écho : se multiplier et durer dans le temps, être ouïs. Dans le capharnaüm ambiant où tirent tous azimuts les intérêts des uns au détriment des autres, prendre fait et cause pour la « libération animale », c’est chercher probablement l’ultime concorde, une très parfaite harmonie, va savoir, qui sait si atteignable tout comme de mettre fin à la prédation ? Néanmoins qui peut le plus peut le moins dit le proverbe, et plus les animalistes auront de hautes prétentions, plus les trop faibles ou trop lents résultats obtenus seront relativement plus importants, et chaque fois précieux. C’est bien, dans cette mare tenebrarum, une bouteille jetée à la mer pour qu’autour des animaux se forge et se fortifie une enceinte d’empathie partagée et transmissible qu’on appelle ici homonoia (ομόνοια).

Lire la suite

À PROPOS DE STRATÉGIE VÉGANE À LA PALANCHE D’AULAC AVEC THOMAS LEPELTIER

   C’est un peu fatigués qu’on vous fait part de notre sympathique soirée d’hier. Rentrés vers minuit de Paris, nous étions debout à 5h du matin pour aller faire notre footing et recevoir de bonne heure notre électricien pour une bricole, alors après la semaine de travail on se fait un peu l’effet d’avoir pris un jet lag… mais bref, on arrête les histoires perso, notre blog risque de ressembler… à un vrai blog.
   Donc, hier soir nous étions au délicieux restaurant La Palanche d’Aulac pour écouter Thomas Lepeltier rebondir sur les propositions du Vegan Strategist Tobias Leenaert. Notre conférencier d’un soir a brillamment  argumenté en faveur d’une préservation de notre intégrité éthique à l’encontre de la tactique de Tobias Leenaert pour qui, arithmétiquement parlant et pour simplifier, il vaut mieux aller dans le sens d’une réduction de la consommation des produits animaux pour ne pas froisser les non-véganes quitte à accepter s’il le fallait de petites entorses à notre engagement moral, ce que conteste l’auteur de La révolution végétarienne et L’imposture intellectuelle des carnivores que nous avions chroniqués, en démontrant qu’on peut rester intransigeant tout en restant ouvert et bienveillant à l’égard d’autrui pour accompagner le changement allant dans le sens des intérêts fondamentaux des animaux, problématique intrinsèquement liée à celle des dommages environnementaux dont on parle beaucoup en ce moment dans les médias. C’est donc la pluralité des points de vue, des stratégies et des actions qui, s’additionnant, participent à l’émulation du véganisme pour la libération animale.
   Nous remercions donc vivement Thomas Lepeltier pour sa présentation honnête du travail de Tobias Leenaert et pour ses idées constructives.
   Vous dire que nous avons très bien dîné, si vous connaissez le restaurant en question vous ne serez pas étonné-e-s. Merci à notre hôte Trai Nguyen qui a organisé cet événement intelligent et agréable, et bravo à toute l’équipe.
   Un artiste nous a aussi régalé-e-s de son art, puisque sont exposées dans le restaurant jusqu’au 21 novembre de superbes photographies de Ludovic Sueur.
   Une chose est sûre : nous ce soir, on sera couché-e-s de bonne heure !
K&M
(un invader aperçu perché au-dessus de La Palanche d’Aulac)

 

De nous à propos de Thomas Lepeltier
Pour suivre les idées de Tobias Leenaert
Pour acheter son livre
LA Palanche d’Aulac

CONTRE LA DÉSOLATION NIHILISTE — LE « MANIFESTE ANIMALISTE » DE CORINE PELLUCHON — UN TRÈS GRAND PETIT LIVRE

CONTRE LA DÉSOLATION NIHILISTE — LE « MANIFESTE ANIMALISTE » DE CORINE PELLUCHON

 

« Il n’y a pas de réveil sans cette blessure. »*
p.17 in Manifeste Animaliste

 

 

manifeste-animaliste-couv   Petit à petit l’oiseau fait son nid, dit le proverbe. À l’instar de l’oiseau, Corine Pelluchon se fait-elle désormais hirondelle en plein cœur de l’hiver pour annoncer un printemps prochain. Un printemps radieux qu’elle décrit avec aménité comme la plus grande des révolutions pacifistes, culturelles et morales dans laquelle la civilisation humaine n’a d’autre choix que de s’engager. Tel est, selon la philosophe et pour emprunter à l’écrivain, le sens d’une « Histoire retrouvée », — cette enfance que nous avions collectivement et singulièrement perdue.
   C’est dans une langue impeccable, au sommet de son art, que Pelluchon nous livre aujourd’hui ce Manifeste Animaliste chez Alma Éditeur, qui n’a l’air de rien pour le retord à la cause animale de par son format, mais dont le contenu est immense.

Lire la suite