« FISH & NOUS LA PAIX » — FOLK SONG ANIMALISTE

Screen Fish song
     Cher-e-s tou-te-s,
   En 2016, notre amie Catherine Hélayel, autrice de Yes Vegan (ouvrage précurseur en France concernant l’engagement dans le véganisme), travaillait à l’écriture d’un essai sur la cause des poissons, jusqu’alors un peu les grands oubliés de la cause animale. Hélas, ce livre n’a pas pu voir le jour.
   Dans nos discussions d’alors, le titre « Fish et nous la paix » (appréciez le jeu de mot !) nous est venu, et par la suite, l’idée d’un texte et d’une musique pour une chanson. La personne à qui nous avions à l’époque proposé d’interpréter cette chanson n’ayant pas pu donner suite, on s’y est collé.e.s tardivement. D’abord enregistrée via un pc avec juste une guitare et les voix, nous avons toujours eu envie d’en faire quelque chose d’abouti. Cela a pris du temps. En effet, même si durant quelques années il y a longtemps nous avions un groupe de rock et avons fait de très modestes concerts, nous étions passé.e.s à autre chose et nous étions séparé.e.s de tous nos instruments et matériels excepté une guitare acoustique.
   Désormais, l’envie musicale est un peu revenue, et avec elle une guitare électrique, et surtout dorénavant il existe en ligne sur le net des outils tout à fait corrects pour réaliser ce genre de projet — pensez donc qu’on s’est même aidé d’un smartphone ! nous qui n’avions pas de portable il y a encore un an…
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LE POTAGER, OU LA CULTURE VÉGANE PERMANENTE

   Salut !
  Ça fait un bail qu’on n’a pas fait de billet d’humeur sur le blog. Remarquez, depuis quelques mois, nous publions généralement beaucoup moins que fut un temps. Y a-t-il une bonne raison à cela ? Eh bien, bonne on ne sait pas mais la raison la voilà : depuis août 2020 nous avons « travaillé » à concrétiser un projet de déménagement — le choix d’un changement de vie mûrement réfléchi depuis plus de 15 ans ! Du coup, bah vous ne nous verrez plus aux vegan places parisiennes, aux marches contre les abattoirs partant de la place de la République, aux Veggie Pride à Stalingrad et… wait : c’est pas très vrai. Pour la plupart vous nous avez croisé.e.s sans nous voir, vu qu’on ne s’affiche pas. Donc vous ne nous croiserez plus sans nous voir, notre changement de vie signifiant que l’on va — encore moins qu’avant, c’est dire ! — « courir partout ». Pour celleux qui l’ignoraient, nous avons vécu ensemble dans la banlieue est de Paris durant 21 ans, et nous sommes depuis quelques semaines installé.e.s en Bourgogne. Ce « retour aux sources », c’est celui de notre exode urbain dans le but d’épouser pleinement la vie simple que nous avons toujours menée. Nous n’appliquerons ni décroissance ni autonomisme ou survivalisme car nous avons un crédo bien moins égo-typique et n’aspirons qu’à occuper en ce bas-monde une place humble, comme qui dirait discrète, et c’est avec l’enthousiasme des gens réalistes (ni optimistes, ni pessimistes quoi), que nous commençons à mettre en œuvre la voltairienne devise — et cette fois-ci très littéralement : Il faut savoir cultiver notre jardin. C’est aussi plus exactement au potager que nous travaillons désormais. Bien entendu, nous ne délaissons pas notre grand intérêt pour les arts comme la littérature, la peinture ou la musique, et la défense de la cause animale, mais quel ravissement que de voir pousser nos légumes après avoir bien greliné, bêché, biné, butté, semé, arrosé, paillé, composté, etc.
   Comme rien ne se passe vraiment jamais comme prévu, ce changement de vie aura connu quelques aléas, avec au premier chef les inconvénients d’être reconfiné.e.s en plein dans nos recherches. Quand on pense que le coronavirus est dû à l’exploitation animale et qu’on est véganes, on a parfois été bien frustré.e.s par la situation. Mais dans ce monde où le climat également est en grand changement, il faut relativiser et profiter du bien qu’on peut encore en tirer tout en sachant qu’il ne doit rien à l’usage d’autrui, non-humain.e.s ou humain.e.s. Bref, après le poids des mots le choc des photos. Nous voulions, pour remercier tou.te.s celleux qui ont la gentillesse de nous suivre depuis plus de 6 ans sur le blog pour certain.e.s d’entre vous, vous donner de terre-à-terre et bonnes nouvelles comme… nos premières pommes de terre. Ce n’est pas à proprement parler de la permaculture parce qu’on n’a pas encore étudié toute la méthodologie, toutefois c’est 100% naturel et surtout 100% végane. Et les escargots de Bourgogne peuvent à nos côtés vivre tranquilles.
Bien à vous,
K&M

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LETTRE AU MONDE — MEILLEURS VŒUX 2021

     Cher-e-s tou-te-s,
   Le maître-mot de l’année qui vient de s’achever c’est : Zoonose(s). Car il ne faut pas se leurrer. Le coronavirus n’est qu’un phénomène très visible d’une réalité que l’ensemble de notre civilisation continue d’ignorer sciemment : celle de l’exploitation animale à tous les niveaux. Il est bon de rappeler que toutes les maladies humaines sont apparues avec « l’invention » de l’élevage. Qu’est-ce qui a décimé les peuples d’Amérique Centrale après l’arrivée de Christophe Colomb plus que l’épée et le mousquet ? Les maladies qu’on avait en Europe et emmenées avec soi à bord des navires. Les améridien-ne-s n’y étaient pas immunisé-e-s. Eh oui : ils chassaient ponctuellement […], mais ne connaissaient pas la promiscuité de la domestication des animaux. La CoVid ? Une opportunité de réflexion collective qui n’a pas eu lieu, tellement il est plus simple d’élaborer des théories stupides du complot, …d’avoir des pensées magiques et suivre des gourous,  de continuer à consommer de la chair animale, du foie gras aux fêtes, et de s’en torcher le cul avec du papier toilette (si on avait été le plus rapide dans les rayons du supermarché)…
   Pour le coup, 2020 aura été une année noire pour l’éthique animale, puisque confiné-e-s, nous n’avons pas pu faire de marches, de conférences, le travail des associations a été rendu très difficile, ce fut une perte de temps énorme par rapport au trop peu que l’on parvenait déjà à faire pour les animaux. Aux ennemi-e-s de la cause animale, sachez qu’on n’oublie pas la cause humaine et qu’on sait tout le malheur pour des millions d’entre-nous ayant découlé de cette « crise ».  Et l’on compatit.
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« JE MANGE DONC JE SUIS » AU MUSÉE DE L’HOMME — UNE EXPO (PAS) TRÈS CARTÉSIENNE

« JE MANGE DONC JE SUIS » AU MUSÉE DE L’HOMME
   Aujourd’hui nous sommes allé-e-s voir l’exposition « Je mange donc je suis » qui se tient au Musée de l’Homme à Paris jusqu’au 31 août. Si Christophe Lavelle, commissaire scientifique de l’exposition peut à la fois dire qu’au départ, nous avions même prévu d’avoir le prêt de la robe en viande de Beaubourg. Mais on nous a dit qu’on allait trop loin dans la provocation, et qu’on risquait de voir débarquer les végans (source) et qu’il faut végétaliser et biodiversifier nos assiettes, pour notre santé et pour l’environnement (source), des véganes sont bien venu-e-s et ils ont trouvé cette exposition plutôt intéressante.

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LETTRE AU MONDE — MEILLEURS VŒUX 2020

     Cher-e-s tou-te-s,
   Chaque année depuis que nous avons commencé le blog, nous vous présentons nos meilleurs vœux.  Cela dit : à quoi bon ?
   Tout de même, nous avons bien en tête quelques personnes à qui nous présentons implicitement nos vœux pour cette nouvelle année.  On pense bien évidemment à celleux qui nous interpellent par le médium de l’écriture, mais cela peut être la photographie, la chanson aussi, la caricature, etc. On pense aussi aux militant-e-s discret-e-s qui agissent dans l’ombre sans rien demander à personne. Sans tenir de comptes… Lire la suite

PRENEZ EN DE LA GURREN ! — ET LES ANIMAUX ALORS ? — BELLA CIAO

PRENEZ EN DE LA GURREN ! — ET LES ANIMAUX ALORS ?

 

« (des Stoïciens) Particulièrement l’animal n’est pas autant que l’homme, tout au moins, lié au feu cosmique, au pur technikon, à ce feu artisan qui découpe toutes les choses, qui les assemble et qui leur donne une signification. »
p.57 in Deux leçons sur l’animal et l’homme, Gilbert Simondon (2004)

 

« Nous apprécions l’intelligence des animaux dans la mesure où ceux-ci se laissent dominer par nous. »
p.14 in Mémoires d’un rat, Andrzej Zaniewski (1993)

 

« Dans ce grand enchaînement des causes et des effets, aucun fait ne peut être considéré isolément. »
p.29 in L’invention de la nature. Les aventures d’Alexander von Humboldt, Andrea Wulf (2015)

 

 

   Jamais on aurait cru que Gurren Vegan, devenu sans qu’on s’en aperçoive — parce qu’on ne le suivait plus depuis belle lurette — Gurren Meta, deviendrait un ennemi de la cause animale, un anti-végane, un anti-antispéciste, un végano-sceptique à sa sauce, un supervilain, un sycophante de première (non c’est pas le nom d’un insecte), tellement qu’on le sentait investi le mec. Lire la suite

SAINTE-DINDE

Sainte-Dinde, 2019
Acrylique et crayon sur toile, 11,5×18
By K.

 

SAINTE-DINDE — EXTRAIT D’UNE LÉGENDE D’ORÉE À LA LIBÉRATION ANIMALE
   « Alors qu’un humain conseillait encore d’attraper ces volatiles pour les transformer en nourriture, contre leur gré il va de soi, et d’en partager la chair cuisinée en guise de chrétienne congrégation dans la plus pure et séculaire tradition du bien obtenu par le mal, un groupe d’entre la foule là réunie s’éleva et clama qu’il n’était plus, comme à l’époque de Jacques de Voragine, de chanter les louanges des martyres, qu’ils ou elles fussent des êtres humains ou des animaux. Et puis le miracle arriva enfin, peut-être à force de répétition, qu’on admît qu’il n’était plus de mise de massacrer à tour de bras les oiseaux comme celui-ci, accroché par les pattes à un treuil, suspendu tête en bas, transbahuté le long d’un macabre circuit pour se voir couper la tête comme on débite des tronçons de bois, vidé de son sang, et le reste du plumage et de l’étripage à l’envi — enfin, en vie… La dinde sauvée, et avec elle tout le règne animal, s’en fut auréolée d’une vive lumière comme qui dirait divine et devint pour des éons une légende, une icône, grâce au geste qu’elle fit lorsqu’elle s’en fut, se retournant vers ses libérateurs, signant l’éternelle armistice d’un sublime V de ses ergots dorés. Elle devint pour toutes et tous, et à tout jamais : Sainte-Dinde. »
K&M