LETTRE AU MONDE — MEILLEURS VŒUX 2018

     Chers tou-te-s,

 

     Une année s’achève, qui aura été encore plus forte pour la cause animale.
   Cette année nous réitérons nos vœux concernant l’effacement des egos devant la cause. L’affaire de la libération animale n’a rien à voir avec d’éventuelles « personnalités » parce que ce qui compte c’est le débat d’idées et comment de nos réflexions communes peuvent surgir les bonnes actions à mener pour qu’avance la question qui nous intéresse.
   Il y a, de façon évidente, plusieurs moyens pour soutenir la cause. De la désobéissance civile et l’occupation non violente des lieux symboliques-pratiques de l’exploitation animale, en passant par les happenings, les marches, les enquêtes, les sites, les arts, les publications ou le sport, mais aussi le commerce — pourvu qu’ils affichent toujours clairement leur raison d’être éthique — jusqu’à investir les arcanes traditionnels des institutions politiques de l’État, il faut continuer sans faillir les efforts quotidiens et donc protéiformes pour transformer la société civile qui est l’unique espace opératoire de notre réalité commune où agencer la biopolitique.
   Si on n’a de cesse d’avertir les peuples concernant les dangers liés à la pollution et à la disparition de la biodiversité, l’animalisme doit aujourd’hui — à notre sens — s’affirmer comme l’axe principal d’une attitude écologique responsable, écologie qui pourrait dès lors reprendre le nom de biologie. En effet, il n’est plus uniquement question de protection de l’environnement en tant que moyen de sauvegarde de l’humain dans un « développement durable », mais bel et bien de prise en compte d’une égalité d’intérêts à vivre et de droits fondamentaux autour de ce vivre que nous partageons biologiquement avec tous les êtres vivants. L’abolitionnisme est au cœur d’une telle refondation .
   Pour que cessent zoocides, génocides et écocides ; animalistes : antispécistes, véganes, végétarien-ne-s, soyons une seule et unique voix pour les animaux, une voix terrestre par-delà les nations et leurs rivalités économiques aliénant le vivant. La vie n’est pas un marché. Animalistes de tous pays, unissons-nous.
   C’est en laissant vivre qu’on se sent le mieux vivants, et qu’on trouve — enfin — sa place, son être-au-monde.

 

   Très bonne année à tou-te-s.

 

   K&M
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RÉVEILLON(S)-NOUS — UN REPAS DE NOËL SANS SOUFFRANCE ANIMALE AVEC LE « KIT DE SURVIE » DU GENTLE GOURMET

REPAS DE NOËL « KIT DE SURVIE » DU GENTLE GOURMET

 

 

    Nous avons la chance depuis que nous sommes véganes, de pouvoir continuer à passer le réveillon de Noël dans la famille de K. sans aucune cruauté…, sauf si on s’envoie quelques piques entre nous, la fin d’année étant un merveilleux moment pour vider sa hotte ! L’essentiel pour nous tous est aussi de faire une belle table, de manger de bons plats, d’écouter de la musique (en chantant très faux et en dansant très mal) et d’être ensemble.

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CONSIDÉRATIONS ÉTHIQUES SUR LA MISE À MORT D’ANIMAUX, LES PRATIQUES IDÉALES CASHER, LES VUES RELIGIEUSES DIVERSES ET ATHÉISTES SUR LE VÉGÉTARISME

CONSIDÉRATIONS ÉTHIQUES SUR LA MISE À MORT D’ANIMAUX, LES PRATIQUES IDÉALES CASHER, LES VUES RELIGIEUSES DIVERSES ET ATHÉISTES SUR LE VÉGÉTARISME

 

   Voici notre traduction d’un post (source) du blog Kone, Krusos, Kronos — a personnal forum to express ideas, stories, etc, que son auteur, végétarien depuis plus de 45 ans, a publié en 2014. Ayant trouvé sa présentation du végétarisme au sens large plutôt intéressante et probablement une manière originale d’introduire le sujet auprès des curieux-ses et des novices, nous vous le partageons tel quel, ré-illustré par nous. Nous remercions l’auteur pour son autorisation et sa confiance.
   Here is our translation of the post titled Ethical considerations on the killing of animals, ideal kosher practices, diverse religious views, and atheists on vegetarianism from the blog Kone, Krusos, Kronos — a personnal forum to express ideas, stories, etc. We found it a such original and interesting way to present vegetarism to curious people and novices. A lot of thanks to the author, who is vegetarian for more than 45 years, for his autorisation and his confiance.

 

K&M

 

 

« Seulement, garde-toi de manger le sang, car le sang, c’est l’âme; et tu ne mangeras pas l’âme avec la chair. »
Deutéromone — 12 :23-24

 

 

   La Torah explique de façon très détaillée comment les animaux doivent être sacrifiés et notamment abattus (shechita). Selon les rabbins Shlomo Ephraim Luntschitz et Abraham Isaac Kook, la complexité de ces lois étaient destinée à décourager la consommation de viande. La Kashrout peut également être comprise comme un rappel pour les Juifs de l’ampleur de la tâche qui consiste en le fait de tuer un être vivant. Lire la suite

PROMENADE À REIMS & DÉCOUVERTE DE « LA VÉGÉ TABLE »

   Aujourd’hui nous sommes allés nous promener à Reims. Cette journée off a été l’occasion de découvrir une ville où nous aimerions retourner. Le marché de Noël campé sur les flancs de la cathédrale est sympathique, bien qu’en tant que véganes nous n’allions bien évidemment pas nous y sustenter ni y faire quelque emplette de bonnets ou chaussettes en laine et autres tissus ou objets conçus grâce à l’exploitation animale.
   Qu’à cela ne tienne , le centre ville concentre amplement tout ce dont on peut avoir besoin et même plus, surtout pour faire quelques petits cadeaux autour de nous pour les fêtes. La différence avec la banlieue parisienne ou la capitale, c’est qu’on y a pas rencontré les cohues de fin d’année et ce fut très agréable. Nous avons trouvé avoir été très bien reçus un peu partout. Lire la suite

LA CAUSE ANIMALE — UN VIRUS QUI VOUS VEUT DU BIEN — DES GERMES ÉTHIQUES ET CULTURELS POUR DEMAIN

LA CAUSE ANIMALE — UN VIRUS QUI VOUS VEUT DU BIEN

 

 

« La soumission de la nature destinée au bonheur humain entraîné par la démesure de son succès, qui s’étend maintenant à la nature de l’homme lui-même, le plus grand défi pour l’être humain, que son faire n’ait jamais entraîné. »
p.15 in Le principe responsabilité — Hans Jonas

 

« […] on peut […] faire remonter d’autres maladies infectieuses humaines bien connues aux maladies de nos amies les bêtes. » (à propos du virus de la rougeole qui est étroitement lié au virus de la peste bovine)
p.307 in De l’inégalité parmi les sociétés. Essai sur l’homme et l’environnement dans l’histoire — Jared Diamond

 

« […] leur responsabilité morale vis-à-vis des autres semble s’arrêter soudainement à la frontière de l’espèce. »
p.161 in Des Animaux sur la Terre — Cédric Stolz

 

   On ne compte plus désormais les fois où les médias évoquent la question animale. Que ce soit en bien ou en mal il ne se passe presque plus une seule petite semaine sans que la télévision, la radio, la presse en général, ne parle du sort réservé aux animaux dans notre société. Mais qui donc, sinon qui sortirait d’une retraite de plusieurs années au sommet du mont analogue n’a pas entendu ou lu — ou bien pis : osé prononcer ! — ces mots qui suscitent ou l’enthousiasme ou le mépris, voire la colère, bref ces mots qui font polémique : véganisme, bien-être animal, antispécisme, abolitionnisme, animalisme, jusqu’à la fameuse et bien réelle dissonance cognitive ? Personne répondrez-vous et vous avez raison. Personne, ajoutons-nous, ne peut plus dire qu’il n’est pas au courant — ça c’était valable avant, avant le grand chambardement —, personne ne peut dire aujourd’hui qu’il ne sait pas. Lire la suite

À PROPOS DE STRATÉGIE VÉGANE À LA PALANCHE D’AULAC AVEC THOMAS LEPELTIER

   C’est un peu fatigués qu’on vous fait part de notre sympathique soirée d’hier. Rentrés vers minuit de Paris, nous étions debout à 5h du matin pour aller faire notre footing et recevoir de bonne heure notre électricien pour une bricole, alors après la semaine de travail on se fait un peu l’effet d’avoir pris un jet lag… mais bref, on arrête les histoires perso, notre blog risque de ressembler… à un vrai blog.
   Donc, hier soir nous étions au délicieux restaurant La Palanche d’Aulac pour écouter Thomas Lepeltier rebondir sur les propositions du Vegan Strategist Tobias Leenaert. Notre conférencier d’un soir a brillamment  argumenté en faveur d’une préservation de notre intégrité éthique à l’encontre de la tactique de Tobias Leenaert pour qui, arithmétiquement parlant et pour simplifier, il vaut mieux aller dans le sens d’une réduction de la consommation des produits animaux pour ne pas froisser les non-véganes quitte à accepter s’il le fallait de petites entorses à notre engagement moral, ce que conteste l’auteur de La révolution végétarienne et L’imposture intellectuelle des carnivores que nous avions chroniqués, en démontrant qu’on peut rester intransigeant tout en restant ouvert et bienveillant à l’égard d’autrui pour accompagner le changement allant dans le sens des intérêts fondamentaux des animaux, problématique intrinsèquement liée à celle des dommages environnementaux dont on parle beaucoup en ce moment dans les médias. C’est donc la pluralité des points de vue, des stratégies et des actions qui, s’additionnant, participent à l’émulation du véganisme pour la libération animale.
   Nous remercions donc vivement Thomas Lepeltier pour sa présentation honnête du travail de Tobias Leenaert et pour ses idées constructives.
   Vous dire que nous avons très bien dîné, si vous connaissez le restaurant en question vous ne serez pas étonné-e-s. Merci à notre hôte Trai Nguyen qui a organisé cet événement intelligent et agréable, et bravo à toute l’équipe.
   Un artiste nous a aussi régalé-e-s de son art, puisque sont exposées dans le restaurant jusqu’au 21 novembre de superbes photographies de Ludovic Sueur.
   Une chose est sûre : nous ce soir, on sera couché-e-s de bonne heure !
K&M
(un invader aperçu perché au-dessus de La Palanche d’Aulac)

 

De nous à propos de Thomas Lepeltier
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LA Palanche d’Aulac