KLAFOUTIS SALÉ ESTIVAL

INGRÉDIENTS (POUR 4 PERSONNES EN PLAT PRINCIPAL OU 8 PERSONNES EN ENTRÉE) :
Pour l’appareil à clafoutis :
– 300 g de tofu soyeux
– 150 g de farine T55
– 30 cl de lait végétal non sucré
– 30 g d’huile d’olive (ou si utilisation de tomates séchées à l’huile utiliser l’huile parfumée)
– 1/3 de CC de curcuma en poudre (optionnel, pour la couleur)
– 1 petite CC de sel noir de kala namak ou classique
– poivre
Pour la garniture :
– 300 g de courgette coupée en petits cubes
– 100 g de tomates séchées à l’huile ou 60 g de tomates séchées dans le sel réhydratées et dessalées
– quelques belles fleurs de courgettes
– quelques belles feuilles basilic frais
– 1 CS d’huile d’olive (ou si utilisation de tomates séchées à l’huile utiliser l’huile parfumée) Lire la suite

« BŒUF » À LA PROVENÇALE

« BŒUF » À LA PROVENÇALE

 

  « C’est en regardant un documentaire sur Gustave Escoffier, père de la gastronomie française « moderne », que nous avons eu l’envie de proposer certaines de ses recettes en version totalement végétale. Et qui sait ? Peut-être qu’aujourd’hui, lui aussi, serait escoffièrement végane, on peut rêver... »

INGRÉDIENTS POUR 4 PERSONNES :
– 100 g (poids sec) de protéines de soja texturées façon bœuf réhydratées (ici Vantasticfood)
– 1,2 kilo de tomates bien mûres
– 1 petit bouquet de persil haché
– 1 gousse d’ail hachée
– 5 CS d’huile d’olive
– 30 olives noires
– sel, poivre

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SALADE ORIENTALE

SALADE ORIENTALE

 

  « C’est en regardant un documentaire sur Gustave Escoffier, père de la gastronomie française « moderne », que nous avons eu l’envie de proposer certaines de ses recettes en version totalement végétale. Et qui sait ? Peut-être qu’aujourd’hui, lui aussi, serait escoffièrement végane, on peut rêver... »
INGRÉDIENTS (EN ENTRÉE POUR 4 A 6 PERSONNES) :
Pour la salade :
– 130 de riz blanc
– 3 belles tomates
– 1 poivron rouge moyen
– 1 poivron vert moyen
– 200 g de gombos
– 60 g de tomates séchées à l’huile
Vinaigrette :
– 4 CS d’huile (prendre l’huile des tomates séchées)
– 5 CS de vinaigre de cidre
– 3 CS d’algues séchées en paillettes
– sel, poivre

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CÔTES DU RHÔNE LA RÉSISTANCE — BIO ET VÉGANE

   Dans les magasins Carrefour, vous pourrez trouver ce vin engagé au doux nom de La Résistance (6€30). Ce Côtes du Rhône est bio, ce qui ne gâche rien, et de surcroît il est végane et conseillé de déguster avec un tian de légumes. Cohérente la résistance ! Nous on le boira avec notre recette de timbale de tagliatelles à la sauce financière. Na !
K&M

MÉDAILLONS DE SOJA À LA SICILIENNE

INGRÉDIENTS (POUR 3 À 4 PERSONNES) :
– 150 g de médaillons de protéines de soja texturé (ici marque Vantasticfoods)
– 40 ml d’huile d’olive
– 1 CS bombée de câpres en saumure
– 2 CS d’olives vertes
– 2 CS de paillettes d’algues séchées (mélange du pêcheur)
– 150 ml de vin blanc sec
– 50 ml de jus de citron
– 100 ml de bouillon de légumes
– 1 CS de farine
– 50 ml de crème de soja
– sel, poivre Lire la suite

GAMJAJEON À L’AIL DES OURS

Le « gamjajeon » est une crêpe coréenne à base de pommes de terre. Cette recette est vegan : les seuls ingrédients qui la constituent sont la pomme de terre et le sel. On l’agrémente ensuite à sa convenance pour en relever la saveur, et sa texture est semblable au riz gluant. C’était il y a peu la saison de l’ail des ours à la saveur aillée très agréable, je l’ai donc choisi (on peut congeler cette herbe) pour parfumer mes crêpes et leur donner un joli vert. Bien évidemment on peut également utiliser d’autres aromatiques comme la ciboulette, la coriandre… Ce plat se déguste en collation, en entrée et pourquoi pas même en apéritif.
INGRÉDIENTS (POUR 8 PIÈCES) :
Pour les Gamjajeon :
– 300 g de pommes de terre à chaire ferme
– 30 g d’ail des ours frais
– 1/2 CC de sel
– huile de sésame
– fleurs comestibles, herbes fraîches pour la saveur et la décoration (ici fleurs de bourrache et verveine citron)
Pour la sauce d’accompagnement :
– 2 CS de sauce soja
– 2 CS de mirin Lire la suite

TRISTES TROPISMES — SUR « QU’EST-CE QU’UNE PLANTE ? ÉSSAI SUR LA VIE VÉGÉTALE » DE FLORENCE BURGAT — CONTRE L’ENRACINEMENT DU NON-SENS

TRISTES TROPISMES — SUR « QU’EST-CE QU’UNE PLANTE ? ÉSSAI SUR LA VIE VÉGÉTALE » DE FLORENCE BURGAT

 

 

« La femme est volontiers séduite par l’esthétique des plantes, par la paix qui émane d’elles, par leur parfum, par leur utilité comme aliment, comme épice ou comme médicament. L’homme, c’est clair, préfère l’animal, surtout s’il est « sauvage ». Faut-il y voir une sorte d’atavisme ? L’animal évoquerait la chasse, domaine masculin, sinon machiste, alors que la plante, ce serait plutôt la terre, la nourriture, la fécondité, domaines où la femme est plus à son aise. »
Francis Hallé in Éloge de la plante. Pour une nouvelle biologie, p.27 (Points Sciences — 2015)

 

« Chez les Canaques, le corps emprunte ses caractères au règne végétal. Parcelle non détachée de l’univers, qui le baigne, il entrelace son existence aux arbres, aux fruits, aux plantes. »
David Le Breton in Anthropologie du corps et modernité, p.16 (Puf — 2013)

 

« Avant, ils allaient ramasser les plantes où elles se trouvaient. Mais avec la sédentarisation, ils commencent à importer les plantes à l’intérieur d’un enclos. C’est ça le début du brassage planétaire par les plantes. »
Gilles Clément à propos des pygmées forcés à la sédentarisation in Un sol commun. Lutter, habiter, penser, p.70 (textes réunis par Marin Schaffner, Wildproject éditions — 2019)

 

« Un pas, un seul et le soleil disparut, les maisons s’évanouirent. Dans ce lieu hors du Temps, seulement des Fleurs pourpres et… Tupper, le simple d’esprit de Milville… »
Extrait de Les fleurs pourpres de Clifford D. Simak (All Flesh is Grass — 1965)

 

 

   Au moins de mars de cette année (2020) est sorti dans toutes les bonnes librairies un essai rigoureux et pertinent de Florence Burgat, au sujet duquel il fallait que nous vous disions quelques mots.
   Ce livre aussi court que concis qu’on ne trouve d’ailleurs pas au rayon philosophie à la FNAC mais en botanique, bien qu’il complète à merveille les travaux de la philosophe, vient s’opposer à quelques idées saugrenues de notre temps. On peut dire qu’il déconstruit excellemment deux poncifs nés de l’inculture contemporaine qui sont que 1) les végétaux souffrent et que 2) les végétaux vivent leurs vies et ont des intentions tout comme nous, etc., ce qui est rigoureusement faux mais hélas entretenu par quelques littératures très en vogue et très imagées (au sens péjoratif du terme).

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VÉGANOSOPHIA — PHARMACOZOOLOGIES EN TEMPS DE BIODÉSERTIFICATION. POUR UNE ZOOPOÉTHIQUE DE L’ÊTRE À VENIR (PARTIE VIII)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — PHARMACOZOOLOGIES EN TEMPS DE BIODÉSERTIFICATION. POUR UNE ZOOPOÉTHIQUE DE L’ÊTRE À VENIR (PARTIE VIII)

 

   5) Contingence et liberté (suite) — Vivre-avec | έκαστος έκαστοε
   Nous avons vu que vivre libre signifie vivre selon des contraintes diverses qui sont la condition sine qua non pour éprouver la liberté — par opposition au reste du monde. Cependant vivre libre, en éthique, ça n’est pas faire l’expérience d’un vivre contre autrui. Entre êtres vivants, nous savons désormais que la concurrence mise en exergue par Spencer (contre l’avis de Darwin) n’est pas plus prédominante que la collaboration ou la symbiose. À la limite, vivre contre serait s’appuyer sur — sans relation de subordination. L’expérience des autres, qu’elle me soit communiquée ou que je l’observe et m’en inspire par mimétisme est capitale, de façon générale, pour m’émanciper. Lire la suite

VÉGANOSOPHIA — PHARMACOZOOLOGIES EN TEMPS DE BIODÉSERTIFICATION. POUR UNE ZOOPOÉTHIQUE DE L’ÊTRE À VENIR (PARTIE VII)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — PHARMACOZOOLOGIES EN TEMPS DE BIODÉSERTIFICATION. POUR UNE ZOOPOÉTHIQUE DE L’ÊTRE À VENIR (PARTIE VII)

 

   5) Contingence et liberté
   On l’a vu, la vie n’a pas de pourquoi — pour quoi — auquel répondre. Elle se produit malgré elle et se perpétue dans un désir naturel d’autoconservation inscrit au cœur même de tous les étant-vivants. D’ailleurs, dans l’acception que l’Être est sa propre source, il est parfaitement normal que la vie s’y développant ne soit considérée qu’à l’aune d’une axiologie modale. Seul le comment compte — pour unique commentaire. L’éthique découle du relationnel entre les vivants.

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VÉGANOSOPHIA — PHARMACOZOOLOGIES EN TEMPS DE BIODÉSERTIFICATION. POUR UNE ZOOPOÉTHIQUE DE L’ÊTRE À VENIR (PARTIE VI)

— VEGANOSOPHIA 

Nihil animali a me alienum puto
  « L’objectif des veganosophia réside, dans le croisement de données et l’intertextualité ainsi produite, dans la volonté de poursuivre le questionnement philosophique fondamental du véganisme contre l’exploitation animale. Chaque partie publiée est susceptible d’être augmentée, développée ultérieurement à sa mise en ligne, ou prolongée de manière directe ou indirecte dans d’autres textes « véganosophiques ». »

 

VÉGANOSOPHIA — PHARMACOZOOLOGIES EN TEMPS DE BIODÉSERTIFICATION. POUR UNE ZOOPOÉTHIQUE DE L’ÊTRE À VENIR (PARTIE VI)

 

   4) Entre la perte et l’appropriation — étrangèretés
   Nous avons vu que chaque être vivant est sa propre fin qui est sa préservation et la reconduction de son essence (principe) — sa vitalité — au-delà de lui-même via la reproduction. C’est que ce que dit François Jacob en rejetant toute idée de téléonomie en 1970 dans La logique du vivant. Une histoire de l’hérédité : « L’être vivant représente bien l’exécution d’un dessein, mais qu’aucune intelligence n’a conçu. Il tend vers un but, mais qu’aucune volonté n’a choisi. » (p.10) Ce but c’est l’être vivant lui-même. Il ne faut comprendre cette notion que dans le sens de celle de fonction (fx). C’est de modalité dont il est question. On peut dire que, biontiquement parlant, l’étant-vivant en soi n’est que son propre commentaire et c’est pourquoi Hegel dans son Esthétique y voit un mystère, parce qu’il aurait voulu qu’il y eût autre chose. Or, il n’y a rien que sinon de l’Être, et cela en face de sa propre singularité n’appelle pas un « pourquoi ? ». Lire la suite