LE ROI DU « C’ÉTAIT QU’À CHIER » C’EST DIGARD ! — SUR L’IMPAYABLE « L’ANIMALISME EST UN ANTI-HUMANISME » DE J.-P. DIGARD (D’AILLEURS ON L’A PAS PAYÉ)

SUR L’IMPAYABLE « L’ANIMALISME EST UN ANTI-HUMANISME » DE J.-P. DIGARD

 

 

« La défense des animaux ne peut pas être placée au-dessus de toute autre considération, y compris celle d’une alimentation équilibrée. Plus largement, tout ceci va finir par remettre en cause la place de l’homme dans l’univers telle que nous l’avaient léguée les Lumières.»
Jean-Pierre Digard au journal La Croix (14/04/2015)

 

 

« Quelquefois, ils ouvraient un livre, et le refermaient ; à quoi bon ? »
in Bouvard et Pécuchet – Gustave Flaubert (1881)

 

 

« C’est peut-être ce qu’on aurait dû faire. »
K&M

 

 

   Certain-e-s vous diront que K&M sont un peu maso mais qu’ils peuvent vous éviter de faire de malencontreux achats. Cette fois-ci nous nous sommes « payé » le luxe suprême avec cette lecture cauchemardesque, comme dit Thomas Lepeltier : L’animalisme est un anti-humanisme de Jean-Pierre Digard. On pensait bien être en terrain connu, ayant lu livres et/ ou articles de nos très chers intellectuels carnivores mais là… he digs, he digs, y creuse si profond le dit-gars qu’à la fin you rince, you rince – enfin bon à la fin c’est toi qu’es rincé-e. Bref, Jean-Pierre Digard nous a donné tout naturellement le ton de cet article. On va essayer d’être à la hauteur, bien perchés, quoi qu’il sera difficile de faire autant dans l’approximation et d’être à ce point de mauvaise foi. Quoi que… on y va ? Mais si, allez viens… causons un peu.

   K. D’emblée, avant de rentrer dans le vif du sujet, encore une fois j’ai été agacée par le sempiternel argument de l’urbanité des défenseurs de la cause animale. Citation : « Pour tenter de décrypter ces phénomènes, nous commencerons par scruter l’évolution des relations que nous, citadins occidentaux (car, ailleurs, on a bien d’autres soucis…), entretenons avec les animaux, et lesquels. » (p.8) Mais bien sûr !… À l’inverse, les gens qui vont dans le sens de l’exploitation des animaux et du « travail avec eux » n’ont jamais à se justifier de leurs origines. Or, si on cherche un peu, on s’aperçoit qu’ils ou elles sont bien souvent issu-e-s des villes. Certain-e-s y restent, et d’autres sont parti-e-s vivre leur rêve bucolique. Je pense alors à Jocelyne Porcher (Vivre avec les animaux: Une utopie pour le XXIe siècle — La Découverte, 2011) et Pierre-Étienne Rault (Végano-sceptique: Regard d’un éleveur sur l’utopie végane — Éditions Le Dauphin, 2017 [comment il a copié son sous-titre sur la Grande Porcher !!) Ces « penseurs » trouvent justification à une pratique que les principaux intéressés (les éleveurs) ne peuvent justifier que par la « tradition familiale », la « filiation », le « il faut bien vivre », « qu’est-ce qu’on peut faire d’autre ? », « on ne connaît que ce travail-là », etc., des personnes qui n’ont en fait pas eu l’opportunité de s’épanouir et de réaliser ce à quoi ils aspiraient vraiment. La défense du terroir se fait donc par un Francis Wolff qui vient d’Ivry-sur-Seine et enseigna à Paris un bon bout de temps, une Jocelyne Porcher qui était secrétaire parisienne avant de vivre sa passion pour l’élevage de « collègues » de travail, ou un Périco Légasse venu de Boulogne-Billancourt — la zone quoi. Donc contrairement à ce qu’on pense, le combat bourgeois urbain est celui-là : c’est-à-dire le retour à un modèle de « paysannerie » qui ne peut nourrir tout le monde, qui redonne aux riches leur privilège d’antan, celui de se payer de la noble viande plusieurs fois par semaine, tandis que si on pousse l’enquête du côté de ces forcené-e-s de l’animalisme, on trouve que : les grands-parents de Tiphaine Lagarde avaient une ferme, Florence Burgat est fille d’agriculteur,  Sébastien Arsac était le petit-fils du boucher-saigneur du village (eurk !), et Corine Pelluchon est née à la campagne et y a souvent côtoyé des animaux. Alors pour l’urbanité de la cause animale, notre J.-P., tu repasseras.
   M. Voilà, voilà… que dire de plus ? Cet odieux torchon vaut-il un article ? Franchement on s’est posé la question pendant plusieurs jours tellement chaque mot, chaque ligne, chaque paragraphe, chaque chapitre, bref tout le bouquin est un violent appel physique à la dysenterie. On y retrouve tous les clichés des ennemis de la cause animale, bien entendu. Mais, en preux chevalier de l’humanisme anthropo-digardo-centré n’ayant de la bienveillance qu’à son propre égard, l’essayiste […] est parvenu à sublimer totalement le genre dans une prose très personnelle faisant feu de tout bois, y compris dégommant à la pelle des auteur-e-s sensibles aux animaux mais pas à l’animalisme tel qu’on l’entend ici. Exemple, page 7, les fameux guillemets d’ironie copieusement utilisés, souvenez-vous, par notre amie Marianne Celka (Vegan Order : Des éco-warriors au business de la radicalité — éditions arkhê, 2018) où Digard dédaigne illico la « cause animale ». L’humanité carnivore (Seuil, 2017) de Florence Burgat y est donné pour n’être qu’un « brûlot anti-viande » (p.8) et Martin Page (Les animaux ne sont pas comestibles — Robert Laffont, 2017) y fait les frais de sa candeur, car étant parent il lui importe beaucoup d’avoir une alimentation optimale et Digard en profite pour semer le doute sur le végétalisme. Ceci dit c’est bien, on voit tout de suite vraiment à qui l’on a affaire : à un vieux roublard imbu sa personne qui refait le monde avec lui-même et qui, pensant être l’unique digne représentant de l’Humanité et de l’humanisme des Lumières, fustige le concept de « l’Animal » qu’il déclare couramment employé pour mieux le poser en alter ego de l’Homme, ce qui pour lui est une hérésie car il existe des dizaines de millions d’espèces […] et qu’il est impossible de les placer sur un pied d’égalité[1].
   K. (Voix façon teaser de films à testostérone) Il exècre l’animalisme. Il aime les chevaux à monter et à manger. Il critique dans le même temps Burgat, Pelluchon, Lestel et Porcher (et aussi tous ceux avec qui il a collaboré pour faire du bouquin comme Pascal Picq). Il est espéciste et il est fier. Il n’est d’aucun camp. Il fait ce qu’il veut. Il marche seul. Il est… DIGARD ! (Je reprends ma voix normale) Ouf ! Il a foiré le concours pour être véto. Y’en a qui l’ont échappé belle !
   M. Attention toutefois. On est aux éditions du CNRS, un gage de qualité les mecs… D’ailleurs, Jean-Pierre Digard nous fait une promesse (encore faut-il la tenir) : celle du cap de la rigueur méthodologique[2]. Nous autres animalistes, finalement nous ne voguons que dans les eaux saumâtres de ce qu’il nomme « éthique de conviction » à laquelle il oppose son « éthique de la responsabilité » (p.12). Pour lui nous sommes dans l’erreur. L’« idéal de la mouvance animaliste » s’intéresserait à des relations fictives aux animaux tandis que lui est dans le vrai, celui des relations effectives (élevage / « animaux de compagnie ») (p.13). Ai-je besoin de développer ce point ? Il semble, vu le peu de références en la matière auxquelles Digard se réfère, qu’il soit beaucoup plus partial qu’il ne veut s’en donner l’air. En somme les animalistes se gourent, ils ont la vue courte, et font du tort aux amis des bêtes, les éleveurs qui subissent « une pression productiviste et concurrentielle de plus en plus forte » (on se demande qui ou quoi systématise cette « pression » — pas les animaux eux-mêmes en tout cas ni celleux qui ne les consomment pas puisque ne la sollicitant pas) — et c’est également la faute à nos rapports modernes aux « animaux de compagnie » qui sont à l’inverse surprotégés et survalorisés[3], qui nous mettent dedans.
   K. Mais alors : pourquoi les gens qui ont des animaux de compagnie (30% des foyers français possèdent un ou plusieurs chats et on dénombre plus de 7 millions de chiens sur le territoire) mangent des animaux ?
   M. Parce qu’ils ne voient pas leur steak comme un animal mort ! Hey, ça claque ça !
   K. Copieur, c’est déjà pris.
   M. Tabernacle…
   K. Et cette couverture. Au début je me suis dit : « Qu’est-ce qu’elle est moche ! » Et après lecture du livre, j’ai pensé que malgré lui le concepteur graphique avait bien résumé la vision qu’à Digard de l’animal. Pour lui ça n’est rien de plus qu’un quelque chose de peu d’importance, une ombre chinoise. C’est un peu comme son point de vue sur l’éthologie. Tout bêtement, nous autres pensons qu’avec le temps la recherche s’affine, voire se corrige en ce qui concerne les comportements, les ressentis et les modalités sociales chez les animaux, mais que nenni ! Pour notre auteur favori, tout cela n’est que business et va dans le sens du changement de nos rapports aux animaux de compagnie. Sur Frans de Waal, ce dernier écrit que le chercheur est moins motivé par une certaine éthologie moins soucieuse de rigueur méthodologique et interprétative que d’exploitation d’un juteux filon éditorial[4]. OK, rectifions tout de suite ce si peu de mauvaise foi de sa part. De Waal a donc publié en tout et pour tout 13 livres de 1982 à 2016 dont 10 traduits en français de 1987 à 2016. Wouah !!!! c’est énorme 13 bouquins en 34 ans. Faut qu’il arrête tout de suite, il va s’épuiser comme Michel Onfray, le pote de J.-P. qui l’invite avec Bartabas à tailler la bavette en 2013 lors de sa soupe populaire sur le cheval (on veut dire : l’Université du Goût […]).
   M. Hélas — mais on se demande si Digard a pensé à s’appliquer sa méthode critique à lui-même —, il pousse le bouchon assez loin, sans vergogne le bonhomme. Si les les intentions des animalistes : [c’est d’] aller toujours plus loin[5], il n’hésite pas à affirmer que les « intellectuels » de la question animale sont des affabulateurs. En effet, ils ne feraient que donner leur avis [qui] n’est rien d’autre qu’une opinion[6]. Et surtout ce qui est très grave, rendez-vous un peu compte, le combat animaliste emploie un puissant « lobbying à l’anglo-saxonne », au point qu’aux USA les antispécistes et autres véganes sont considéré-e-s comme « la deuxième menace terroriste après l’islamisme. » (p.37) Franchement, c’est difficile de dire si les États-Unis sont un modèle de vertu politique et démocratique quand on connaît leurs méthodes, je ne sais pas moi…, mettons quand on repense au régime de Hoover qui fichait tout le monde pour n’importe quoi (et avec n’importe quoi !), mais pour ça lisez la biographie d’Henry Spira écrite par Peter Singer. Et puis quant aux derniers amendements présentés aux députés tout récemment, on a vu la puissance extraordinaire du mouvement de libération animale…
   K. …et puis encore et encore, de tomber sur des élucubrations comme celles de la page 79, où Jean-Pierre Digard avance : « En définitive, et malgré les apparences, la prétendue « demande sociétale » animaliste n’est donc qu’une fiction, entièrement construite par les mouvements animalistes eux-mêmes, à partir de sondages plus ou moins bidons, d’avis de pseudo-experts et de bribes d’opinions, souvent contradictoires, glanées ici et là… » Et blabla blaaaa, et pas de note en bas de page, pas de source qui appuient ce propos qu’on aurait bien voulu approfondir, car s’il y a du bidonnage dans le milieu animaliste on serait les premiers à vouloir le savoir, c’est grave… Mais non : ah mais Digard c’est un électron libre, jugez un peu : « Mon itinéraire ? Versatile, hésitant et éclectique, dirais-je. En fait, je n’ai jamais fait autre chose que ce qui me plaisait. » (interview donnée au magazine Sciences Humaines en 2013) Et donc, par extension, de dire ce qui lui passe par la tête, il y va gaiement.
   M. C’est aussi plein de contradictions cette affaire-là. Pas étonnant qu’il soit copain avec Onfray. Tout le monde en prend pour son grade, même l’INRA qu’on ne peut pas taxer de super-héros de l’animalisme, les scientifiques dans leur ensemble, y compris madame Porcher qui s’avère dresser un tableau outrancier, irréaliste mais ayant une grande part de vérité[7]. WTF ?! Heureusement, la philosophie digardienne est une mine de trouvailles drolatiques : « L’intérêt premier des animaux, [qui est d’] exister. » (pp.51-52) En fait, c’est la même rata qu’on nous sert à longueur de temps : mais les animaux, ils existeraient pas si on les mangeait pas. Chez le quidam c’est de la naïveté. Chez Digard, c’est de la stupidité[8].
   K. Sur ce, page 78, c’est le drame. On trouve THE fake new : « Hitler était végétarien. » (Là, j’imite Nabilla) Non mais allo quoi ?! T’es une publication du CNRS et tu laisses passer ça. Non mais allo ?! (Bon, je reprends ma voix normale) Alors pour mémoire, le CNRS lui aussi a ses casseroles : fraude académique, détournement de fonds, c’est pas mal… donc une petite publication pas sérieuse, à côté c’est peanuts. D’autant que cet organisme fait confiance à Marianne Celka qui publie dans les Cahiers de l’Imaginaire qui leur sont attachés. Aaah ! mais attendez. Le CNRS, c’est la recherche fondamentale. Alors Digard y cherche, y cherche des arguments sans applications particulières, comme ça il se fait plaiz’. Ou bien, comme le CNRS est très impliqué dans l’expérimentation animale avec leur animalerie de laboratoire que vous pouvez visiter virtuellement, ou pour 1000 € on peut encore suivre une formation « Éthique, comportement, bien-être animal » avec trois heures de visite de ces lieux du merveilleux, Digard se trouve peut-être dans la même position que René Descartes (qui avec sa théorie de l’animal-machine a permis qu’on puisse continuer à faire gueuler les chiens en les ouvrant vivants) à jeter le flou sur la souffrance animale et les avancées en éthologie (qui seraient donc biaisées…), autorisant à penser l’expérimentation animale comme une nécessité scientifique. Enfin… je dis ça, je dis rien…
   M. C’est affligeant. Dans le même temps quand on lit dans L’animalisme est un anti-humanisme de Jean-Pierre Digard un titre de chapitre comme « Les mensonges de l’animalisme » (p.65), ça nous fait doucement rire. Par sa prétention et son effronterie, ce « marginal » avec un ego surdimensionné n’a pas froid aux yeux et surpasse tous les anti-animalistes par sa faconde. Son ignorance crasse est chez lui autoproclamée en raison universelle et il ne sait pas ce que c’est que le bénéfice du doute. Surtout, pour quelqu’un qui rabâche sans cesse qu’on ne sait pas ce que ressentent les animaux, on trouvera intéressant de le voir dire que lors de la domestication les animaux ont […] en quelque sorte, consenti, et même participé[9]. La suicide food à rebours vous connaissez ? Ils ne sentent rien, sont assez idiots, mais ont jugé pertinent — dans un souci de survie de l’espèce bien entendu — de se laisser enfermer dans des enclos. À ce ryhtme-là, bientôt l’auteur nous confiera un secret bien gardé jusqu’ici par les animaux : ils veulent être encore plus exploités, de la ferme des mille vaches, des millions de porcs, etc., mais c’est qu’ils en redemandent, tellement contents de participer — en quelque sorte n’est-ce pas — à la gloire de l’humain sous les étoiles ! Alors gare ! Gare aux pierres « sentientes »[10] que nous autres défenseurs des animaux nous voudrons d’ici peu vous faire avaler comme des couleuvres, et gare à la diabolisation de l’homme et de toute cette dégoulinante et inutile, et gratuite, empathie que les animalistes vous assènent, tout ça va finir par se muer en un espécisme anti-humain[11]. C’est qu’en spécialiste des équidés, monsieur monte un peu vite sur ses grands chevaux. Mais vous voilà prévenu-e-s, m’sieurs-dames, les animalistes ne sont en réalité que de fichu-e-s anti-humanistes (cf. p.97).
(source : akg-images.fr)

 

   K. Cette semaine en écoutant LSD, la série documentaire, sur France Culture consacrée à la notion de frontière Homme/Animal, je suis tombée sur les propos de la romancière Marie Pavlenko qui disait en substance qu’observer chez les personnalités animales des sentiments que l’on pensait réservés à l’humain comme la jalousie, la colère, etc., permettait de nous décentrer, d’avoir de l’humilité. Le chanteur Dominique A a fait de cette thématique l’objet d’une de ses dernières chansons, d’ailleurs. J’ai tout de suite pensé à Digard. Je sais que l’animalisme n’est pas un anti-humanisme. Mais je sais surtout que dans son cas, l’animalisme serait un anti-nombrilisme. Pour en finir, sachez que Digard est spécialiste de l’Iran. Moi, ce que j’en connais de l’Iran, je l’ai appris au travers du bijou Persepolis de Marjane Satrapi, et bien vous savez quoi ? J’en resterai là : à ces connaissances bédéesques, des valeurs sûres qui disent le vrai et publiées par une maison sérieuse.

 

K&M
   [1] L’animalisme est un anti-humanisme, p.9.
   [2] Ibid., pp.10-11. Il expose ici son « approche positive des faits sociaux et culturels / interprétation strictement encadrée et contrôlée » (p.11)
   [3] Ibid., p.15.
   [4] Ibid., p.56. En somme il ne faut surtout pas changer d’avis et reconnaître ses erreurs : « Les éthologues reconnaissaient, il n’y a pas si longtemps, la violence et la domination comme les grands principes explicatifs des comportements animaux. Aujourd’hui, ces notions ont cédé la place à celles de coopération et de solidarité : ainsi, la « famille idéale » se trouverait chez les mangoustes et les babouins seraient « presqu’humains. » (p.55)
   [5] Ibid., p.32.
   [6] Ibid., p.35.
   [7] Ibid., p.52. Et pour plus de précisions : « Toujours est-il que, depuis que de grands établissements agronomiques comme l’INRA ont cru bon de se précipiter dans l’engrenage du bien-être animal ». (p.47) « […]la possibilité d’exprimer les comportements propres à chaque espèce. On notera que ce dernier critère est en complète contradiction avec la domestication qui est presque entièrement fondée sur la sélection de comportements : on ne pourrait ni traire une vache, ni monter un cheval, ni même approcher un chien si ces animaux étaient libres d’« exprimer les comportements propres » à leur espèce respective ! Qui plus est le concept de bien-être animal reste fortement entaché d’anthropomorphisme : des militants animalistes et même des chercheurs en éthologie n’hésitant pas à parler du « bonheur », de la « joie de vivre » ou du « pessimisme » des animaux ! (sur les 5 libertés définies par le Farm Welfare Council) (p.49)
   [8] « Que deviendraient les milliards d’animaux domestiques dans le monde […] si par malheur l’idéal animaliste de la « libération animale » devenait réalité ! » (p.96)
   [9] Ibid., p.68.
   [10] Ibid., p.75.
   [11] Ibid., p.86.

9 réflexions sur “LE ROI DU « C’ÉTAIT QU’À CHIER » C’EST DIGARD ! — SUR L’IMPAYABLE « L’ANIMALISME EST UN ANTI-HUMANISME » DE J.-P. DIGARD (D’AILLEURS ON L’A PAS PAYÉ)

  1. it seems quite a character this Mr. Digard, but in my opinion the guy with his rhetoric, is as the saying goes: ‘Wanting to cover the sun with a finger, to pretend it’s not there.’ 🙂

    Aimé par 1 personne

  2. Seigneur Dieu! Quelle critique convaincante et argumentée! Un chef d’œuvre de vacuité.Par contre, sur la violence végane, bien décrite par Digard, rien, le néant. Comme le reste.
    Le dénigrement du CNRS, chapeau, tournant d’ailleurs à la diffamation…

    A croire qu’il touche ou ça fait mal, et je vais acheter son bouquin.

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    1. Bonjour Jim,
      Notre parti-pris dès le départ c’est de prendre le même ton que Digard, comme dit en introduction : mauvaise foi, faire des généralités d’épiphénomènes, grossir le trait, etc.
      Concernant le CNRS ce n’est pas nous qui le disons mais des sites d’informations, vous trouverez en cherchant. Alors bien entendu il n’y a pas que du mauvais au CNRS, il faut comprendre notre ton qui se veut ironique. En lisant son livre, si vous pensez d’emblée que le véganisme est du nazisme (…) alors vous serez encore plus convaincu par l’auteur, c’est sûr… Cela dit nous avons chroniqué pas mal d’ouvrages, pour et contre la cause que nous défendons, libre à vous de les lire ou pas, de lire ou pas les livres en question pour être bien documenté.
      Bonne journée.
      K&M

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      1. Je trouve que le débat se complexifie, avec les ramifications de l’éthique animale qui suscitent commentaires et contradictions. Mais cette tendance concerne surtout le monde anglo-saxon. En France, en effet, on en est là.
        Félicitations au passage pour votre boulot de recension et votre liberté de ton. Il y a beaucoup de trouvailles. Et c’est aussi intéressant que distrayant.

        Aimé par 1 personne

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